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Une employée licenciée pour sa vie privée attaque aux prud’hommes Disneyland Paris

Marie Lumacarie, agente de sécurité à Disneyland Paris depuis 2018, mène un combat judiciaire contre son ancien employeur. Licenciée en 2025 après la découverte de sa participation à une vidéo pour adultes, elle réclame sa réintégration au sein du complexe touristique, arguant que sa vie privée n’aurait pas dû interférer avec son travail.

Une double existence révélée au grand jour

Employée comme vigile au sein de la destination de Marne-la-Vallée, Marie Lumacarie menait une vie parallèle sous le même nom en tant qu’actrice dans le milieu libertin. En 2021, trois ans après son embauche, elle tourne une vidéo de nature pornographique avec son mari, publiée sur un site majeur pour adultes. Ce choix, qualifié de « fantasme libertin » par l’intéressée (selon BFM TV), reste confiné à sa sphère privée jusqu’à ce que des collègues en prennent connaissance. Des allusions commencent alors à circuler sur son lieu de travail, créant un climat tendu.

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À la réouverture du resort après le confinement, des autocollants sur les casiers des employés remplacent son prénom par son nom d’actrice, amplifiant le malaise. « Sauf que moi, au lieu que ce soit mon vrai prénom de tous les jours, c’est mon nom d’actrice qui est dessus », explique-t-elle. Ces incidents, perçus comme du harcèlement, incluent des remarques de la hiérarchie, telles que « Si tu fais ce genre de film, il faut assumer ». Marie dénonce les faits, mais l’enquête interne menée par Disneyland Paris est classée sans suite.

Le licenciement et ses motifs contestés

Les relations avec sa direction se dégradent progressivement. En 2025, Marie réitère sa plainte pour harcèlement. Une semaine plus tard, elle est convoquée à un entretien préalable et licenciée dans la foulée. Les motifs officiels invoqués par l’entreprise portent sur l’usage de son téléphone personnel pendant les heures de service, un argument qualifié de prétexte par son avocate. « Elle a redénoncé les faits en 2025. Une semaine après, elle a été convoquée à un entretien préalable et licenciée dans la foulée sur des faits qui ne tiennent clairement pas la route », déclare Me Manon Bourdot.

Marie insiste sur la séparation entre vie professionnelle et intime : « Je suis désolée. Ce n’est pas normal. Ce que je fais dans ma vie privée ne regarde que moi. » Elle décrit une vidéo unique, réalisée avec son conjoint, sans lien avec son emploi chez Disney. Disneyland Paris, contactée par BFM TV, n’a pas répondu aux demandes d’entretien et n’a fourni aucune déclaration publique sur l’affaire à ce jour.

Vers une réintégration judiciaire ?

Devant le conseil de prud’hommes, Marie Lumacarie demande sa réintégration au sein du complexe de loisirs. La procédure, initiée suite au licenciement, vise à contester les motifs de la rupture du contrat et à réparer ce qu’elle perçoit comme une intrusion injustifiée dans sa vie privée. Son avocate met en avant l’absence de fondement solide pour le renvoi, soulignant que les allégations de harcèlement n’ont pas été traitées adéquatement par l’employeur.

Une approche à géométrie variable chez Disney

Cette affaire nous interroge sur la cohérence de Disney en matière de contenus sensibles. Si l’entreprise invoque un environnement familial pour justifier des mesures strictes envers ses employés, elle n’hésite pas à produire ou distribuer des œuvres aux thématiques adultes et sulfureuses parfois. Par exemple, la mini-série Pam & Tommy, diffusée sur Hulu et Disney+, retrace la vie intime de Pamela Anderson sans son consentement, ayant provoqué ses critiques publiques pour exploitation non autorisée de son histoire personnelle. D’autres productions illustrent cette dualité : The Handmaid’s Tale : La Servante Écarlate sur Hulu toujours, qui explore des thèmes de violence sexuelle et d’oppression ou encore Pretty Woman, de Touchstone Pictures, qui idéalise la prostitution. Disney tire profit de récits matures pour son audience adulte, tout en imposant une rigueur morale à son personnel…

Cette affaire soulève plus globalement des questions sur la protection de la vie privée des salariés, particulièrement dans des secteurs sensibles comme les lieux de diverrtissement familiaux. À ce stade, aucune date d’audience n’a été précisée, et l’issue reste incertaine. Marie, qui met en avant son engagement professionnel pendant sept ans, espère un jugement en sa faveur pour reprendre son poste.



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