Par un après-midi ensoleillé à Marne-la-Vallée, Natacha Rafalski, présidente de Disneyland Paris, a partagé sur son compte Instagram une série de clichés qui capturent l’essence d’une visite professionnelle pas comme les autres. Accompagnée de Tony Chambers, président de Disney pour les régions Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), elle a offert un aperçu discret mais évocateur des avancées en cours au sein du resort.
Dialogue au sommet des mondes enchantés
Les photos révèlent un moment de dialogue au Regal View Restaurant & Lounge, un espace élégant aux fenêtres Art Nouveau offrant une vue imprenable sur le lac central et le reste de l’extension. On y voit Natacha Rafalski et Tony Chambers installés dans des fauteuils, discutant avec sérieux, un dossier à la main, tandis que l’arrière-plan dévoile les contours enneigés de la montagne du Monde de la Reine des Neiges. Une autre prise montre le duo de dos, contemplant le panorama depuis une balustrade, avec des lampadaires ouvragés encadrant la scène. Une troisième image capture l’entretien en pleine captation vidéo, avec caméras et trépieds en place, suggérant peut-être la préparation d’un contenu promotionnel.

Cette rencontre n’est pas anodine. Tony Chambers, à la tête des opérations Disney en EMEA depuis début 2025, supervise un vaste portefeuille incluant le cinéma, la télévision, le streaming, la musique, les spectacles, l’événementiel et les expériences consommateurs dans la région. Il est rattaché à Alan Bergman et Dana Walden, coprésidents de Disney Entertainment, ainsi qu’à Jimmy Pitaro, président d’ESPN. Sa visite à Disneyland Paris intervient à un moment clé, alors que le resort français accélère ses investissements. Natacha Rafalski, quant à elle, dirige Disneyland Paris depuis 2018 (un record de longévité dans l’histoire du resort), pilotant des projets ambitieux comme la rénovation d’attractions existantes et l’expansion du site.
Immersion dans les royaumes de glace et de cheveux d’or
Au-delà de l’entretien, la visite a inclus une découverte des attractions phares de l’extension. Raiponce Tangled Spin, une nouveauté inspirée du film Raiponce, promet une expérience rotative ludique, où les visiteurs embarquent dans des lanternes flottantes pour revivre les aventures de l’héroïne aux longs cheveux.

Mais c’est surtout le Monde de la Reine des Neiges qui capte l’attention. Ce land, baptisé World of Frozen, recrée le royaume d’Arendelle avec une fidélité remarquable : maisons aux façades scandinaves, fjords artificiels et la montagne iconique d’Elsa dominant le paysage. On peut apercevoir les dirigeants dans Frozen Ever After, une balade en bateau narrant l’histoire du film.

Ce monde immersif ouvrira ses portes le 29 mars 2026, coïncidant avec le rebaptême du parc. Ces éléments s’inscrivent dans un plan d’expansion plus large, qui doublera quasiment la superficie du parc secondaire. Avec 15 nouveaux points de restauration, un lac spectaculaire pour des shows nocturnes comme Disney Cascade of Lights, et des zones thématiques dédiées à Pixar et Marvel, Disney Adventure World vise à transformer l’expérience en une aventure globale, loin du format studio traditionnel.
On l’a dit et redit et cela pourrait toujours être débattu mais ce changement de nom, de parc Walt Disney Studios à Disney Adventure World, n’est pas qu’une question de sémantique. Il reflète une réorientation marketing vers l’aventure et l’immersion, éloignant le parc de son héritage cinématographique pour l’ancrer dans les récits Disney contemporains. Annoncé en 2025, cette nouvelle identité s’accompagne d’investissements massifs, estimés à plusieurs milliards d’euros, soutenus par The Walt Disney Company.
