Après la miniature du canon Columbiad et la clé géante collector, Disneyland Paris propose depuis le week-end dernier un troisième objet dédié au trentième anniversaire de Space Mountain : De la Terre à la Lune. Il s’agit d’une réplique fidèle à l’échelle du véhicule d’origine de l’attraction, exposée à la boutique Harrington’s Fine & China Porcelains dans le Parc Disneyland et à deco by Disney à Disney Village. Édition limitée à 800 exemplaires, elle est proposée au prix de 199 € (avec un maximum de deux pièces par transaction).
Une reproduction minutieuse du véhicule historique
La pièce, réalisée avec un grand souci du détail, reproduit le célèbre wagon jaune et vert de la version culte de 1995. On y retrouve les banquettes en similicuir marron, les barres de sécurité, les finitions métalliques cuivrées et les inscriptions d’époque. L’ensemble repose sur un socle en bois teinté avec un support en forme d’engrenage, rappelant l’esthétique steampunk vernienne de l’attraction. Une plaque explicative précise qu’il s’agit d’une « Réplique Véhicule Attraction – Édition Limitée » et mentionne explicitement le nom originel Space Mountain – De la Terre à la Lune .

Sur le socle, on retrouvera la devise latine « Ad Luna in Flamma Gloria » (« Vers la Lune dans un éclat de gloire »), visible au sein de l’attraction depuis ses débuts. Le logo « Discovery Mountain », nom initial prévu avant le changement de dernière minute, figure également sur le modèle.
De la Terre à la Lune : une attraction révolutionnaire en 1995
Lors de son ouverture le 1er juin 1995, Space Mountain : De la Terre à la Lune constituait une véritable révolution dans l’histoire des parcs Disney et aussi la bouée de sauvetage de la destination en grande difficulté financière. Contrairement aux versions américaines qui utilisaient un système de propulsion à chaîne, la version parisienne fut la première montagne russe Disney de cette ampleur entièrement couverte et équipée d’un lancement par canon à air comprimé (le fameux Columbiad) ainsi que de trois inversions et de l’audio embarqué sur un véhicule.

Inspirée directement du roman de Jules Verne De la Terre à la Lune, elle plongeait les visiteurs dans un voyage spatial victorien, s’intégrant admirablement bien au scénario rétrofuturiste de Discoveryland : gare immense, lagon, décors steampunks, effets pyrotechniques, musique orchestrale grandiose et une sensation d’accélération inédite pour l’époque. Avec ses 70 km/h en pointe et son parcours en intérieur entièrement plongé dans le noir, elle offrait une immersion totale que peu d’attractions pouvaient égaler à l’époque.
Des métamorphoses successives
Au fil des années, l’attraction a connu plusieurs refontes majeures. En 2005, elle devient Space Mountain : Mission 2 une fois encore pour venir en aide au resort en difficulté financière. En 2015, elle fut modernisée et deux ans plus tard, elle ferma de nouveau pour rouvrir sous le nom Star Wars : Hyperspace Mountain pour des raisons marketings, Disney surfant sur les nouveaux films de la saga. La version actuelle est toujours dédiée à la fameuse bataille de Jakku dans la galaxie très très lointaine de George Lucas mais garde en partie l’esprit d’origine du coaster tout en intégrant un scénario starwarsien. Ces évolutions successives ont parfois divisé les fans les plus attachés à la version de 1995, considérée par beaucoup comme la plus fidèle à l’esprit de Jules Verne.

Alors que l’attraction a fêté ses trente ans, de nombreux passionnés espèrent que Disneyland Paris profite de cette période faste pour la destination pour un changement majeur. L’idée d’un retour plus affirmé à un thème purement vernien, avec un scénario revisité et une technologie modernisée, fait régulièrement surface. Une telle version permettrait de renouer avec l’identité unique de l’attraction parisienne tout en proposant une expérience encore plus immersive et familiale, dans la lignée des récents investissements du resort.

En attendant, cette réplique miniature permet aux collectionneurs de posséder un morceau tangible de l’histoire de Space Mountain. La nostalgie et le patrimoine n’ont clairement pas fini de faire vendre…
