Sept ans après le dernier volet Star Wars sur grand écran, Star Wars : The Mandalorian and Grogu marque le retour de la saga au cinéma. Réalisé par Jon Favreau, ce long-métrage adapté de la série Disney+ affiche un début contrasté en ce week-end prolongé de Pentecôte (et de Memorial Day outre-Atlantique), avec un rebond notable ce samedi 23 qui permet au film de dépasser les prévisions les plus pessimistes aux États-Unis.
Un vendredi en deçà des attentes, suivi d’un samedi encourageant
Le film a démarré sa carrière nord-américaine avec 33 millions de dollars vendredi sur 4 300 écrans, un chiffre inférieur à celui de Solo : A Star Wars Story (35,4 millions). Ce résultat alimentait initialement les craintes d’un des plus faibles lancements de l’ère Disney pour la franchise.

Cependant, la journée de samedi a inversé la tendance. Porté par un bouche-à-oreille favorable et une fréquentation familiale plus forte que prévu, Star Wars : The Mandalorian and Grogu a enregistré une hausse significative. Disney projette désormais un total de quatre jours (vendredi à lundi) d’environ 102 millions de dollars aux États-Unis. À l’international, le film devrait compléter ce score pour atteindre un démarrage mondial proche de 165 millions de dollars.
Ce résultat place le long-métrage dans une fourchette proche, voire légèrement supérieure, à celle de Solo lors de son week-end de sortie en 2018.
Un accueil public qui fait la différence
L’un des points forts du film réside dans son excellente réception par les spectateurs. Avec un score audience de 89 % sur Rotten Tomatoes — le meilleur jamais obtenu par un Star Wars depuis le rachat de Lucasfilm Ltd., le film bénéficie également d’un indice A au CinemaScore et de notes maximales (5/5) sur PostTrak auprès des familles et des enfants.
Les garçons de moins de 13 ans plébiscitent particulièrement Grogu, tandis que les parents apprécient le ton familial. Le public global lui attribue un A- au CinemaScore. Cette adhésion contrastée avec l’accueil plus mitigé de la critique (autour de 62-64 % sur Rotten Tomatoes) rappelle le parcours de plusieurs succès récents qui ont su tenir sur la durée grâce à leur public.
Budget maîtrisé et comparaison avec Solo
Produit pour environ 165 millions de dollars (hors marketing), Star Wars : The Mandalorian and Grogu arrive avec un coût nettement plus raisonnable que Solo : A Star Wars Story (plus de 275 millions). Ce dernier avait terminé sa carrière mondiale à seulement 393 millions de dollars, entraînant une perte financière importante.

Le nouveau film, bien que parti d’une série télévisée à succès, bénéficie d’atouts distincts : il introduit de nouveaux personnages et s’adresse explicitement à un public familial, tout en restant fidèle à l’univers créé par Jon Favreau et Dave Filoni.
En France, une entrée discrète mais solide
Sorti le mercredi 20 mai en France, Star Wars : The Mandalorian and Grogu a réalisé 83 528 entrées le premier jour sur 582 écrans, un score très proche de celui de Solo : A Star Wars Story (89 338 entrées). Après cinq jours d’exploitation, le film cumule environ 3,8 millions de dollars de recettes dans l’Hexagone, représentant le 8e marché mondial pour cette sortie.
Il conserve la première place du box-office français depuis sa sortie, signe d’une tenue honorable malgré un marché international globalement modéré (145 millions de dollars mondiaux après le premier week-end selon les premières estimations).
Des perspectives de carrière portées par les familles et les formats premium
Disney mise sur une belle longévité grâce à la force du bouche-à-oreille. Le film profite d’une présence importante dans les salles premium (53 % des recettes mondiales), notamment en IMAX, qui représente déjà 15 % des ventes en formats spéciaux.
La saga continue également de rayonner au-delà des salles. Des arguments de poids qui pourraient permettre au film de s’assurer une carrière décente :
- forte présence sur Disney+,
- intégration de l’univers dans le jeu Fortnite,
- mise à jour de l’attraction Millenium Falcon : Smugglers Run dans les parcs Disney,
- campagne de produits dérivés massive,
- campagne promotionnelle intense.
Dans ce film, Pedro Pascal reprend son rôle de Din Djarin, entouré de Sigourney Weaver. L’acteur Jeremy Allen White figure au générique, prêtant sa voix à Rotta le Hutt dans la version originale.
Star Wars : The Mandalorian and Grogu ne réalise pas un démarrage fracassant, mais son excellente réception familiale et son budget contenu lui offrent une trajectoire plus rassurante que celle de Solo. Dans un contexte post-pandémie où les franchises ont du mal à attirer massivement, ce premier Star Wars depuis sept ans pourrait bien s’installer durablement grâce à Grogu et à son public fidèle.

