Vendredi soir, au Honda Center d’Anaheim, Josh D’Amaro a pris la parole pour la première fois en tant que directeur général de The Walt Disney Company devant plus de 12 000 participants de la D23 : The Ultimate Disney Fan Event. Ce n’était pas sa première apparition à l’événement, mais bien sa première depuis qu’il a succédé à Bob Iger en mars 2026. Ses remarques d’ouverture, livrées avant le Disney Entertainment Showcase, se sont concentrées sur un thème simple et récurrent : la nécessité, pour diriger Disney, de ressentir ce que signifie être un fan.
D’Amaro a commencé par saluer l’énergie de la salle et a immédiatement ancré son propos dans l’expérience personnelle. Il a rappelé qu’il avait découvert Walt Disney World Resort à l’âge de huit ans, au début des années 1980, accompagné de ses parents et de ses frères et sœurs. La scène de Main Street, la musique, les rires, puis la vue du château ont produit chez lui une impression durable : ce lieu était spécial, magique. Ce sentiment, a-t-il dit, est devenu partie intégrante de sa propre identité. Il a souligné que de nombreux fans dans la salle avaient connu un moment comparable, que ce soit dans un parc, devant un film, une chanson ou un personnage. Pour ceux qui ont des enfants, petits-enfants ou neveux, ce moment se lit dans le regard des plus jeunes lorsqu’ils découvrent qu’il existe un monde plus optimiste et plus magique qu’ils ne l’imaginaient.
De l’enfant du Massachusetts au dirigeant qui a trouvé une maison
Cette expérience d’enfance a conduit D’Amaro à rejoindre Disney en 1998. Ce qui a commencé comme un emploi s’est transformé, selon ses mots, en un véritable chez-soi. Au fil des années, il a rencontré des milliers de Cast Members qui construisent leur vie autour de l’entreprise et qui comprennent que leur rôle consiste à créer des instants capables de rester ancrés dans la mémoire des visiteurs. Une fois cette responsabilité saisie, a-t-il ajouté, on ne souhaite plus faire autre chose.

D’Amaro a évoqué les échanges réguliers qu’il entretient avec les fans, que ce soit dans les parcs, dans un avion ou lors d’une course à pied. Ces conversations, a-t-il dit, lui rappellent constamment l’importance que Disney revêt dans la vie de chacun. Parmi toutes les histoires entendues, une figure est revenue avec une force particulière : celle de Frank Rodriguez.
Frank Rodriguez, le « Porch Potato » et le sentiment d’appartenance
Frank Rodriguez, surnommé affectueusement le Porch Potato et parfois le maire de Main Street, avait passé près de deux décennies sur un banc de Main Street, U. S. A. à Disneyland. Il observait, saluait les passants et incarnait, pour ceux qui le connaissaient, une présence tranquille et joyeuse. D’Amaro a raconté l’avoir rencontré à plusieurs reprises et l’avoir considéré comme un ami. Quelques jours après leur dernière conversation, Rodriguez est décédé. Disney a fait placer une plaque sur son banc. Elle porte les mots « Every day is my best day » — la devise que Rodriguez aimait répéter.
Pour D’Amaro, cet homme assis pendant vingt ans sur le même banc illustre une réalité plus large : Disney n’est pas seulement dans le divertissement. L’entreprise crée des lieux, des histoires et des expériences où les gens se sentent chez eux, où ils ont le sentiment d’appartenir. Beaucoup considèrent Disney comme une forme de maison.
Une connexion à l’échelle de la planète
Le dirigeant a ensuite élargi le cadre. Au moment où il parlait, près d’un demi-million de personnes se trouvaient dans les parcs ou à bord des navires de croisière. Des millions d’autres regardaient des films en salle ou à la maison. Quelqu’un découvrait The Lion King à Broadway pour la première fois. Un enfant Make-A-Wish marchait sur Main Street. Disney accorde un vœu chaque heure de chaque jour. En additionnant ces expériences, a-t-il affirmé, la marque dispose d’une connexion unique : plus de quatre milliards de fans, soit la moitié de la population mondiale. Cette relation traverse les âges et les origines. Elle ne se limite pas à la consommation de divertissement ; elle nourrit aussi l’inspiration. Quand les gens choisissent Disney, y reviennent et le transmettent de génération en génération, cela devient une opportunité de participer à quelque chose de plus grand que soi.

Dans l’arène ce soir-là, les 12 000 personnes présentes représentaient autant d’histoires et de raisons d’être là. Se rassembler autour de ce qui compte, a-t-il dit, c’est cela l’appartenance.
Construire plutôt qu’attendre
D’Amaro a conclu en soulignant que le moment présent offrait l’occasion de créer davantage de ces souvenirs, de renforcer le lien existant et d’en forger de nouveaux. Disney, a-t-il insisté, n’attend pas l’avenir : elle le construit maintenant. De nouvelles histoires arrivent, des expériences destinées à couper le souffle, des annonces capables de faire se tourner vers son voisin pour demander s’il a bien entendu. Le week-end de D23 donnait aux participants un siège au premier rang de ces développements.
L’enfant de huit ans venu du Massachusetts n’aurait jamais imaginé se trouver à cette place, avec la responsabilité, l’honneur et l’excitation de partager le voyage. Avant de laisser place au reste de la soirée, Josh D’Amaro a simplement remercié les fans pour leur présence, leurs histoires, leur passion et pour avoir fait de Disney une part importante de leur vie.

Ces remarques d’ouverture se sont limitées à l’expérience personnelle et au lien avec les fans, sans détailler les annonces à venir du Showcase. Elles constituent la première intervention publique de Josh D’Amaro en tant que DG lors d’une D23.
