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Disney : The Exhibition arrive à Pékin dès septembre

Disney : The Exhibition – A Century of Magic revient en Asie, à Pékin, au mois de septembre, billets déjà en vente. L’exposition ouvrira le 24 septembre 2026 à Chaoyang Joy City, le grand centre commercial du quartier de Chaoyang.




Une tournée mondiale qui refuse de s’arrêter

Conçue pour les 100 ans de The Walt Disney Company, en 2023, l’exposition a d’abord voyagé sous le titre Disney 100 : The Exhibition. Elle a ouvert à Philadelphie, puis s’est exportée à Munich, Londres, Chicago, Kansas City, Séoul, Paris et Madrid. Séoul, à l’automne 2024, avait marqué la première asiatique. Madrid referme à présent le chapitre européen. Pékin s’insère juste après, avant l’Australie : Mackay, au Queensland, est déjà annoncé pour décembre 2026.

Le calendrier n’est pas anodin. Walt Disney a fondé son studio en 1923. Un siècle plus tard, la compagnie ne se contente plus de Mickey et de Blanche Neige. Elle englobe Pixar, Lucasfilm, Marvel, 20th Century et National Geographic. L’exposition assume ce périmètre. Elle ne raconte pas seulement des dessins animés. Elle raconte une industrie devenue culture globale.

Les organisateurs restent les mêmes : Walt Disney Archives et Semmel Exhibitions. Le site disney100exhibit.com affichait encore Mackay comme prochaine étape visible au moment de l’annonce pékinoise. La communication chinoise, elle, avance désormais un lieu concret. Chaoyang Joy City n’est pas un musée. C’est un mall habitué aux grandes expositions de licences populaires, de Doraemon à Messi. Disney y pose ses Archives au milieu des boutiques et des flux du soir. Le choix dit quelque chose du public visé : les familles, les adolescents, les visiteurs qui ne franchiraient pas forcément la porte d’une institution.

Dix galeries, plus de 250 pièces

Sur environ 15 000 pieds carrés — un peu plus de 1 400 m² selon les salles, le parcours se déploie en une dizaine de galeries thématiques. Les titres varient légèrement d’une ville à l’autre, mais l’architecture reste la même : « Where It All Began », « Where Do the Stories Come From? », « The Illusion of Life », « The Spirit of Adventure and Discovery », « The Magic of Sound and Music », « Your Disney World », jusqu’à « We Are Just Getting Started ».

On y croise Blanche Neige et les Sept Nains et Pinocchio, Avalonia L’Étrange Voyage et Encanto : La Fantastique Famille Madrigal, les univers Pixar, Star Wars et Marvel. Des installations interactives, des extraits projetés, des reconstitutions — dont une évocation de Main Street, U. S. A. — transforment la visite en promenade plutôt qu’en simple défilé de vitrines. La bande-son, signée Steve Mazzarro sur certaines étapes, relie les salles comme un fil musical.

Les « joyaux de la couronne » sortis des Archives

Le vrai argument, ce sont les objets. Les Archives ont ouvert leurs coffres : plus de 250 œuvres, costumes, accessoires et documents, souvent rarement montrés. Parmi les pièces qui reviennent d’étape en étape : une page de script de Steamboat Willie (1928), des développements visuels de Mary Blair pour Alice au pays des Merveilles, le dessin conceptuel de Disneyland par Herb Ryman (1953), le cheval de manège monté par Julie Andrews dans Mary Poppins, le soulier de verre de Cendrillon en prises de vues réelles (2015), le grimoire de Hocus Pocus utilisé par Bette Midler, la maquette du Génie d’Aladdin, le costume de Cruella porté par Emma Stone, le bouclier de Captain America, une armure de Stormtrooper, l’audio-animatronique BB-8, des poignées de sabre laser.

On y trouve aussi le modèle d’effets spéciaux du Nautilus de 20 000 Lieues sous les Mers, des maquettes d’animation, des storyboards, des partitions, parfois un véhicule d’attraction — Mr. Toad’s Wild Ride a déjà fait le voyage. Le plus petit objet cité à Madrid ? Un dé de Han Solo vu dans Les Derniers Jedi. Le plus ancien : un certificat d’actions de Laugh-O-Gram Films, 1923.

Derrière la vitrine, le propos est net : montrer comment une idée devient personnage, puis costume, puis attraction. Les Archives existent depuis 1970. Cette exposition est l’une de leurs plus vastes opérations publiques.


Pourquoi Pékin compte davantage qu’une simple étape

La Chine n’est pas un marché secondaire pour Disney. Shanghai Disney Resort, Hong Kong Disney Resort, les pop-up en centre commercial, les récentes célébrations de Toy Story à Pékin : la marque y circule déjà. Une exposition d’archives, elle, change de registre. Elle s’adresse autant aux familles qu’aux collectionneurs, aux étudiants en animation qu’aux touristes de passage.

Après le succès de Séoul, le retour asiatique à Pékin a une logique industrielle autant que symbolique. L’exposition vend une expérience « une fois dans une vie » : voir de près ce que les parcs et les plateformes ne montrent pas. Dans une capitale saturée d’événements culturels, un siècle de Disney reste un aimant à files et à « stories » pour Instagram.

(Disney)

Billets, dates, vigilance : ce qu’il faut retenir maintenant

Les billets sont en vente via les canaux officiels de l’événement. Le jour précis d’ouverture n’est plus un mystère : le 24 septembre 2026.

Conseil pratique, le même partout : n’acheter que via les partenaires listés sur le site officiel. Les grands événements de Disney attirent les reventes et les faux billets. Réserver un créneau, arriver tôt, prévoir 60 à 90 minutes minimum — davantage si l’on s’arrête devant chaque vitrine.

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