Le troisième opus de la saga Avatar réalisée par James Cameron, Avatar : De Feu et de Cendres, a pris le départ mondial le 19 décembre 2025 avec un cumul de 345 millions de dollars pour son premier week-end. Aux États-Unis, le film enregistre 88 millions, un chiffre respectable mais nettement inférieur aux 134 millions du deuxième volet en 2022. L’international apporte 257 millions, confirmant l’attrait planétaire de Pandora tout en soulignant une érosion par rapport aux précédents. Au total mondial, le film fait plus que le premier opus mais moins que le deuxième (435 millions). Il s’agit aussi du second meilleur démarrage de l’année derrière Zootopie 2 et ses 556 millions de dollars le mois dernier.
Un démarrage domestique conforme aux prévisions, mais en baisse
Aux États-Unis, les estimations initiales tablaient sur 90 à 105 millions. Le résultat final de 88 millions s’aligne sur les projections les plus basses, marquant une baisse de 34 % par rapport à La Voie de l’Eau. Cette performance place néanmoins le film largement en tête du box-office nord-américain, loin devant les autres nouveautés comme le drame biblique animé David d’Angel Studios, le thriller La Femme de Ménage de Lionsgate ou Bob l’Éponge – Le Film : Un pour Tous, Tous Pirates ! de Paramount.
La durée imposante de 3 heures 17 minutes limite le nombre de séances quotidiennes, un facteur déjà observé pour les précédents opus sans freiner leur longévité. Côté Hexagone, le film a réalisé le meilleur démarrage de l’année mercredi, jour de sa sortie, en attirant pas moins de 272 000 spectateurs. Hier, il a franchi la barre du million de spectateurs.
À l’international, le film a engrangé entre mercredi et dimanche :
- Chine : 57,6 millions ;
- France : 21,4 millions (3e marché sur le globe) ;
- Allemagne : 18 millions ;
- …
La force historique des « Avatar » : la tenue en salles
Les films Avatar se distinguent moins par leurs ouvertures explosives que par leur exceptionnelle longévité. Le premier (2009) démarrait à 77 millions domestiques pour finir à 760 millions en Amérique du Nord et 2,92 milliards mondialement, restant numéro 1 sept semaines consécutives. La Voie de l’Eau (2022) suivait le même schéma : 134 millions d’ouverture, sept semaines en tête, 688 millions domestiques et 2,3 milliards globaux.

David A. Gross, analyste chez Franchise Entertainment Research, rappelle : « Les ouvertures ne définissent pas les Avatar. C’est leur performance après l’ouverture qui en a fait les numéros 2 et 3 des plus gros succès de l’histoire. Il faudra plusieurs semaines pour évaluer vraiment ce troisième volet. »
Les atouts pour une bonne tenue ne manquent pas : note « A » sur CinemaScore, période des fêtes propice aux revisites (Noël reste la saison la plus fréquentée), et le track record inégalé de Cameron – seul réalisateur avec trois films à plus de 2 milliards (Titanic inclus).
Un budget colossal et des enjeux élevés
Produit pour au moins 350 millions de dollars (hors marketing), De Feu et de Cendres porte des attentes financières immenses. Cameron avait indiqué que La Voie de l’Eau devait figurer parmi les plus gros succès historiques pour rentabiliser. Le troisième volet n’a pas nécessairement besoin des 2 milliards, mais un parcours exceptionnel reste indispensable pour justifier l’investissement.
L’intervalle plus court de trois ans (contre treize entre le premier et le second) pourrait limiter l’effet « événement » accumulé, même si la demande reste forte.
Concurrence et perspectives
Malgré sa domination, Avatar : De Feu et de Cendres n’a pas éclipsé toutes les nouveautés. David d’Angel Studios surprend en devançant La Femme de Ménage et Bob l’Éponge – Le Film : Un pour Tous, Tous Pirates !, signe d’un marché diversifié en cette fin d’année.
Les prochaines semaines, avec les vacances scolaires et les fêtes, seront décisives pour mesurer la légendaire tenue en salles de la franchise. Pour l’instant, De Feu et de Cendres confirme l’attrait durable de Pandora, même avec un démarrage en retrait.
