Le 5 février 2026, un town hall interne a réuni les équipes de The Walt Disney Company sur le lot de Burbank, avec une diffusion en streaming pour des milliers d’employés à travers le monde. Cette réunion marque le coup d’envoi de la transition à la tête du géant du divertissement, avec Josh D’Amaro, jusqu’alors président de Disney Experiences, prêt à succéder à Bob Iger au poste de directeur général. Dana Walden, nommée présidente et directrice de la création, se positionne comme sa seconde. L’événement, empreint d’émotion et de récits personnels, souligne une passation fluide, ancrée dans la confiance et l’héritage Disney.
Une transition annoncée et structurée
Josh D’Amaro assumera officiellement ses fonctions de DG le 18 mars 2026, date de l’assemblée générale annuelle. Bob Iger, qui a dirigé l’entreprise pendant près de deux décennies cumulées, restera en tant que conseiller stratégique jusqu’à la fin de 2026. Ce rôle vise à assurer une continuité sans heurts, en maintenant les liens entre la direction et les équipes créatives. Iger, ovationné longuement par l’assistance, a exprimé une “confiance immense” dans l’équipe entrante, soulignant la solidité des fondations actuelles : un streaming rentable et des performances cinématographiques record.
Dana Walden, promue au poste nouvellement créé de présidente et directrice de la création, agira en tant que numéro deux de D’Amaro. Cette structure met en avant une direction unifiée, prête à naviguer les défis du secteur. Le town hall a ainsi servi de plateforme pour rassurer les employés sur la stabilité de l’entreprise, tout en célébrant les acquis récents.
Moments d’émotion et anecdotes personnelles
L’assemblée n’a pas manqué de charge émotionnelle. Josh D’Amaro, visiblement touché, a admis s’être “étouffé” en évoquant l’invitation reçue deux jours plus tôt de la part d’Iger et de James Gorman, président du conseil d’administration. Il a décrit ce moment comme “surréaliste”, mêlant embarras et profonde émotion face à la responsabilité de perpétuer un legs centenaire. “Je veux rendre Bob fier”, a-t-il déclaré, soulignant son attachement personnel à la trajectoire de Disney.
Pour détendre l’atmosphère, D’Amaro a partagé une anecdote familiale : sa femme lui a conseillé d’éviter la série Succession de HBO, connue pour ses intrigues de passations chaotiques au sein d’une grande major. Il a noté avec humour que ce processus, au contraire, avait renforcé les liens au sein de l’équipe dirigeante.
Dana Walden a elle aussi apporté une touche personnelle, racontant un épisode survenu lors d’une retraite d’entreprise à Walt Disney World. Sous une averse soudaine, D’Amaro a repéré un enfant de quatre ans en pleurs, séparé de sa famille. Il l’a calmement réuni avec ses parents, démontrant une attention instinctive aux expériences des visiteurs. Walden a présenté cette histoire comme illustrative des qualités qui ont valu à D’Amaro sa nomination par le conseil.
Un modèle de leadership inspiré du passé
La discussion a mis en lumière un modèle historique chez Disney : le tandem entre un esprit créatif et un profil opérationnel. Des exemples comme Walt et Roy Disney, ou Michael Eisner et Frank Wells, ont été cités pour illustrer comment de telles associations ont propulsé l’entreprise. D’Amaro et Walden, avec leur complicité évidente, pourraient raviver cette dynamique. Le parcours de D’Amaro dans la division des Parcs et Resorts a été salué pour sa compréhension fine de “la différence Disney”, cette alchimie qui distingue les expériences du groupe.
Cette transition évoque celle de 2020, mais avec des garde-fous pour éviter les frictions de l’ère Bob Chapek. Le rôle consultatif d’Iger est perçu comme un atout pour préserver la cohésion.
Horizons pour une ère nouvelle
Au-delà des récits, le town hall a réaffirmé la vision d’un Disney résilient, prêt à innover. Sans annonces spécifiques sur des projets futurs, l’accent a été mis sur la continuité des succès actuels, comme la rentabilité du streaming et les blockbusters au cinéma. Cette réunion interne pose les bases d’une direction axée sur l’humain et l’héritage, avec D’Amaro et Walden aux commandes pour guider l’entreprise vers de nouveaux défis.
Source : Deadline
