Près de treize ans après la sortie du premier film, La Reine des Neiges demeure l’une des franchises les plus puissantes de Disney dans le domaine des produits de consommation. Selon Licensing Global, la saga génère chaque année plus d’un milliard de dollars de ventes au détail dans le monde, un niveau qu’elle maintient de façon continue depuis plus d’une décennie, englobant le long-métrage original de 2013 et sa suite de 2019.
Les chiffres détaillés confirment cette constance. Disney indique que la franchise a écoulé en moyenne environ 60 000 jouets par jour depuis 2016, soit un article toutes les 1,5 seconde. Au total, plus de 216 millions de jouets ont ainsi été vendus, un volume qui, mis bout à bout, dépasserait les 32 000 kilomètres. Les données de Circana montrent par ailleurs que les poupées Frozen se sont régulièrement classées parmi les dix marques de poupées les plus vendues au cours des dix dernières années.
Une demande qui traverse les générations
Cette performance repose sur un attrait multigénérationnel. La franchise continue de séduire à la fois les jeunes enfants et les fans de la première heure, aujourd’hui de jeunes adultes. Disney Consumer Products souligne que l’attachement émotionnel des publics à l’univers d’Anna, Elsa, Kristoff, Sven et Olaf reste un moteur central de cette longévité.

Paul Gitter, vice-président exécutif de la commercialisation globale des marques chez Disney Consumer Products, résume la situation :
« La Reine des Neiges continue d’être un puissant moteur de croissance pour les produits de consommation, avec un attrait multigénérationnel et une demande durable dans toutes les catégories. »
Des plans ambitieux en vue de La Reine des Neiges III
Avec la sortie de La Reine des Neiges III prévue en salles en novembre 2027, Disney prépare déjà la suite commerciale de la franchise. L’entreprise évoque des « plans énormes » et une opportunité importante d’approfondir le lien avec les fans. Le programme de licences doit s’élargir, avec de nouvelles collaborations dans les jouets, le jeu de rôle, la mode, les accessoires et les objets de collection. Parmi les axes annoncés figurent des lignes destinées aux plus jeunes, aux fans de longue date et aux jeunes femmes qui étaient adolescentes lors de la sortie du premier film. Des produits dans des catégories variées — chaussures, bijoux, textile de maison, bagagerie ou peluches — sont déjà en développement ou en extension, tandis que de nouveaux contenus numériques serviront de tremplin à certaines gammes.

La feuille de route ne s’arrête pas à la sortie du film. Disney, premier concédant de licences au monde, entend continuer à décliner l’univers Frozen sur de nombreux marchés, avec des offres adaptées localement. L’objectif affiché est de maintenir voire même d’amplifier une dynamique commerciale déjà (exceptionnellement) stable depuis plus de dix ans.
