« Eh bien, voici le lieu – la Floride », aurait décidé Walt Disney sur un vol l’acheminant de la Nouvelle-Orléans à Burbank en Californie, en novembre 1963. Walt et un groupe de dirigeants de son entreprise venaient de visiter des sites de la côte est des États-Unis d’Amérique dans le but de trouver le meilleur emplacement pour un « Disneyland East », après le succès de son premier parc de l’autre côté du pays. Mais ces mots ont confirmé le choix de Walt pour son « tout nouveau Disney World ». Parmi les proches collaborateurs de l’oncle Walt dans ce défi de taille, Bob Foster fait sans nul doute partie des figures incontournables qui ont permis à ce projet de se concrétiser bien des années plus tard.
Walt Disney World a trouvé sa maison en Floride grâce à Bob Foster
Travaillant pour Disney de 1956 à 1975, Bob Foster a commencé comme conseiller juridique à Disneyland en Californie offrant son expertise en droit immobilier. Après l’acquisition de la propriété floridienne, il a aidé à établir le district d’amélioration de Reedy Creek pour desservir la propriété et est devenu président de la Buena Vista Land Company, qui a développé la communauté citadine de Lake Buena Vista en Floride.

Comme Walt Disney en son temps, Bob Foster a grandi dans une petite ville du Midwest. Né le 2 août 1924 à Elk City dans le Kansas, il a travaillé comme distributeurs de journaux durant son enfance puis a obtenu son diplôme d’études secondaires à l’âge de 16 ans et a étudié les sciences politiques et l’éducation au lycée privé d’Emporia (aujourd’hui connue comme Emporia State University) grâce à l’argent qu’il a économisé lorsqu’il était enfant. Sa poursuite dans les études supérieures a été interrompue par la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle il a rejoint le Corps des Marines à l’âge de 19 ans et a été transféré dans la Marine, obtenant le grade de lieutenant.
La poursuite d’un diplôme en droit à l’Université de Californie du Sud en 1954 conduira finalement Bob Foster à la firme aux grandes oreilles. Sa carrière de près de deux décennies au sein de l’entreprise l’a amené à déménager en Floride avec sa famille. Suite à son passage chez Disney, il a également prêté ses talents au parc aquatique SeaWorld. Humble et modeste, les membres de sa famille n’étaient pas conscients de ses contributions importantes à « l’endroit le plus magique de la Terre ».
L’aventure floridienne ou Projet X
Robert « Bob » Price Foster a en effet joué un rôle déterminant dans les premières étapes du projet du Resort Disney floridien. Il participa avec d’autres collègues à la recherche du terrain idéal pour accueillir le nouveau complexe touristique voulu par Walt. C’est ainsi qu’il permis à ce dernier de se procurer 11 136 hectares de terrain vierges et marécageux dans le centre de la Floride, futur emplacement de Walt Disney World Resort. Après avoir terminé ses achats de terrains en Floride, il s’est envolé pour la Californie en prenant soin de faire escale d’abord à Kansas City. Roy Disney et d’autres membres de cette misson ont utilisé cette tactique pour se débarrasser des médias et d’autres spéculateurs fonciers qui leur couraient après.

Mais comment s’est déroulée exactement la mission la plus cruciale de Bob Foster en Floride ? Ce dernier s’est confié dans les années 2010 sur le sujet.
Dès le mois de novembre 1963, Walt, sa fille Sharon, son gendre Bob Brown et un entourage de cadres ont utilisé l’avion de la société – Grumman Gulfstream I – pour visiter entre autres la région de Floride. Cette petite équipe avait alors atterri à Tampa et traversé le centre de l’État en direction d’Ocala, explorant les bosquets, les forêts de broussailles et les pâturages de la région floridienne. Malgré sa tentative de préserver le secret de la mission, Walt fut reconnu par les habitants. « Il a répondu en niant vigoureusement avoir jamais connu quelqu’un du nom de Disney », avait déclaré Bob Foster des années plus tard. « Cependant, le véritable point culminant du voyage fut le vol à basse altitude le long de la côte de la Floride. » Satisfaite de sa tournée, l’équipe s’est arrêtée pour faire le plein à la Nouvelle-Orléans. Nous sommes le 22 novembre 1963. Là, ils apprirent que le président John F. Kennedy avait été abattu.
Walt a rompu le silence dans l’avion avant qu’il n’atterrisse à Burbank. « Eh bien, voici le lieu – la Floride. » Quelques jours plus tard, Bob Foster est convoqué par Roy O. Disney et un groupe de vice-présidents de Walt Disney Productions. Le jeune avocat de la compagnie est alors nommé pour initier le dernier rêve de son patron. En termes simples, la mission était « d’acheter un lot de terres » dans le centre de la Floride. On confie au « Disney’s Official Clod Kicker » une mission de la plus haute importance et surtout top secrète. « On m’a demandé d’aller dans l’arrière-pays [de Floride] et, discrètement, d’acheter subrepticement un bien immobilier – quelque part entre 2 à 4000 hectares », s’est souvenu Bob à propos de sa mission initiale. Il passera plusieurs mois à superviser l’acquisition de ce qui équivaut finalement à 11 105 hectares de terrain – une propriété deux fois plus grande que l’île de Manhattan !

Ce « Projet X » fut resté durant un moment réellement secret. Seuls quelques employés dans la hiérarchie ont été mis au parfum : les dirigeants évidemment mais aussi Card Walker, Donn Tatum, Jack Sayers, Larry Tyron, Mel Melton, Joe Fowler et donc Bob Foster. En avril 1964, Bob était prêt à poursuivre le processus d’acquisition. Après avoir passé les mois précédents à parcourir les informations publiées sur la propriété foncière, les répertoires et les cartes routières, il avait rassemblé suffisamment de renseignements sur les sites offrant une taille adéquate, un accès aux routes principales et une végétation indigène attrayante. La salle de conférence de la société fut recouverte d’un mur à l’autre, du plafond au sol, d’une carte géodésique de toute la région centrale de la Floride. « J’avais estimé pouvoir réaliser l’acquisition du terrain en six mois », poursuit-il. Il en faudra 18 finalement pour que Bob termine sa mission dans le « Sunshine State ».

Quelques temps plus tard, alors que Walt et Roy sont occupés sur les projets à présenter à l’Exposition Universelle de 1994, Bob Foster se rend quant à lui à Miami pour rencontrer le cabinet d’avocats Helliwell, Melrose et DeWolf afin de lancer une opération qui catalyserait « le projet le plus excitant et le plus stimulant jamais entrepris par Walt Disney Productions« .
« J’ai expliqué à Paul Helliwell que je représentais une grande entreprise cliente, publique, à la Bourse de New York, qui était intéressée par l’acquisition d’une grande parcelle de terrain », avait-il ajouté. L’entreprise a recommandé le consultant Roy Hawkins, un vétéran de la Première Guerre mondiale qui avait une grande expérience de l’immobilier en Floride. C’est lors de son premier échange avec Roy Hawkins que Robert Foster Price a perdu son nom de famille au profit du pseudonyme « Bob Price » afin de ne pas être reconnu comme représentant de Walt Disney Productions. L’utilisation d’un pseudonyme ne fut d’ailleurs pas seulement réservée qu’à Bob ; Roy O. Disney s’enregistrera plus tard à l’hôtel Dupont Plaza de Miami sous le nom de « Roy Davis ».
Accompagné de ses équipes et du cabinet d’avocats local, Bob a commencé son voyage dans l’État, recherchant plusieurs emplacements proposés. Ne voulant pas attirer inutilement l’attention sur lui, Bob avait été coaché en phonétique. Par exemple, il pouvait prononcer « Toe-hope-a-ka-loga » (comme dans le lac de Floride). Mais son accent le trahit malgré tout à une station-service. Bob avait gaffé. Il avait demandé jusqu’où il était de « Kiss-a-me » (Kissimmee), par opposition à « Ka-sim-ee ». « Ma première leçon sur les règles de comportement : écoutez, ne parlez pas » lui avait-on fait comprendre.
Après avoir traversé plusieurs endroits éloignés, dont la plupart étaient plats et sans intérêt, Bob est arrivé juste au sud d’Orlando, dans une zone qui comprenait un beau terrain appartenant à deux cousins et à un associé. « Le sol sablonneux a testé les limites d’une jeep à quatre roues motrices alors que nous parcourions la propriété du nord au sud, d’est en ouest, de Bay Lake à Reedy Creek, des hautes terres aux basses terres », s’était-il souvenu. Aujourd’hui, ces plus de 5000 hectares sont recouverts par les parcs Magic Kingdom, Epcot et Disney’s Hollywood Studios.
« Mais sur la base des informations sur la propriété et le titre que nous avions examinées, cette propriété serait un cauchemar absolu à acquérir », avait-il ajouté. De nombreuses parcelles de terrain dans cette superficie, appelées pannes, appartenaient à diverses personnes. Ces zones avaient été subdivisés en lots en 1912 et 1913 et vendus par un monsieur nommé M. Munger par le biais d’une opération de vente par correspondance. « Cette subdivision a apparemment été réalisée par un dessinateur qui n’avait probablement jamais vu la propriété. »
Comme vous pouvez l’imaginer, Bob voulait vraiment éviter la propriété. Lors d’une présentation en mai 1964 à Walt, Roy et au comité, Bob a présenté les divers pistes possibles, suggérant fortement qu’ils envisagent une zone située près de Daytona Beach. « Puis vint le signe sans équivoque de la désapprobation de Walt – pas de mots, pas de gestes, juste un sourcil arqué », avait déclaré Bob. « Le seul commentaire de Walt était : ‘Bob, qu’est-ce que tu fous là-haut ?’ « Bob s’était rendu compte qu’il avait exploré des zones trop au nord, hors de la « zone tempérée ». « Mes associés de Floride et moi avions fait de notre mieux pour éviter la situation qui s’était maintenant développée ! » avait-il dit en riant. Mais après près de 12 heures passées avec les propriétaires fonciers, Bob et sa compagnie se sont mis d’accord sur les 5000 hectares à acquérir.
Un projet de 18 mois, semé d’embûches
Mais voilà, Walt n’avait pas dit son dernier mot sur cette affaire, ce qui a rallongé la mission de Bob. Lors d’une réunion d’examen du projet, Walt s’est approché de la carte et a indiqué une parcelle de terrain supplémentaire de 1000 hectares près de l’échangeur I-4 et 535. C’était le cœur de la redoutable subdivision de M. Munger et une zone que Bob n’avait nullement l’intention de recommander. « Walt a dit, ‘C’est là que nous pouvons faire un développement de nature conventionnelle.’ « Ce commentaire a prolongé d’une année complète un programme d’acquisition de terres qui, jusqu’à ce moment-là, touchait à sa fin ! » Ce temps sera finalement bénéfique car il aura permis à Bob de développer son projet de communauté de Lake Buena Vista (que Bob a nommée d’après l’adresse des Walt Disney Studios). Bob et ses collègues de Miami ont pu acheter entre 60 et 65 parcelles de terrain supplémentaires et nouer des relations avec 30 à 40 propriétaires supplémentaires qui se révéleraient bénéfiques dans les mois à venir.
« Toutes les options que nous avions prises sur de plus grands terrains étaient au nom de Helliwell », a expliqué Bob. « Et donc pour le soulager en tant que générateur prolifique de rumeurs qu’il était devenu, nous avons créé une famille de sociétés comme dépositaires des titres de nos achats. » Ces sociétés comprenaient Reedy Creek Ranch Lands, Bay Lake Properties, Inc., Ayefour Corporation, Latin American Development and Management Corporation et Tomahawk Properties, Inc.

Pour acquérir toutes ces nouvelles terres, Bob a parcouru le pays pour négocier avec des propriétaires en Californie, au Texas, au Rhode Island et en Pennsylvanie, entre autres États. De nombreux propriétaires n’avaient jamais vu leur terrain en Floride auparavant ; beaucoup ne s’étaient même jamais rendus dans l’État. « Les histoires sur la façon dont ils sont devenus propriétaires de la propriété étaient fascinantes, parfois incroyables, mais toujours enrichissantes, rendant chaque voyage intéressant », déclara Bob avec un sourire.
« La visite la plus mémorable avec un propriétaire a eu lieu dans les Appalaches du Tennessee », révèla-t-il Ce propriétaire particulier d’un lot de M. Munger a accueilli l’avocat chez lui à 7 heures du matin. « À 9h00, j’avais goûté au vin de cerise sauvage de mon hôte avec une généreuse portion de gâteau renversé, j’avais eu droit à une séance de banjo autodidacte et j’avais partagé sa fierté de posséder une mule blanche qui était ‘le meilleur mulet de tout le Tennessee. Mais quand je suis parti, je n’avais pas encore acheté — et n’ai jamais acheté — cette piètre propriété qu’il avait acquise d’un oncle en échange d’un cultivateur et d’un autre mulet. Je dois admettre un échec total, mais si j’avais seulement une mule… »
L’un des derniers grands terrains qui fut bloqué comptait 3075 hectares composés d’énormes cyprès, chênes, érables et lauriers vierges dans le comté d’Osceola qui appartenaient au sénateur d’État Irlo Bronson pour son exploitation d’élevage de bétail. « Les manières de faire des affaires du sénateur étaient difficiles à expliquer à Burbank », dit Bob. « Il a distribué des poignées de main. » Après plusieurs visites au sénateur et à son chien caractériel, Homer, le terrain fut finalement acquis.

En mai 1965, les communautés du centre de la Floride furent bien conscientes des dizaines de terres qui changeaient de mains près de la frontière du comté d’Orange et d’Osceola. Les journaux locaux bourdonnaient de gros titres : « 1,5 million de dollars payés en gros contrat foncier ». « Deux autres grandes parcelles vendues : nouvelle installation pour fournir 5 000 emplois. » Et « nous savons que nous l’obtiendrons, mais nous ne savons pas quoi. » De sérieuses rumeurs encerclaient l’État alors que de plus en plus de superficies étaient achetées, cédant le nom d’« industrie mystérieuse » à l’un des secrets les mieux gardés de l’histoire des affaires. Les spéculateurs ont débattu sur l’identité de la société pendant plus d’un an, avec des noms allant de Lockheed à Ford Motor en passant par Howard Hughes. Walt Disney a été mentionné à plusieurs reprises.
« La rubrique ‘Hush Puppies’ du journaliste Charlie Wadsworth nous a tenu au courant de l’actualité », s’est souvenu Bob. « Bien que j’aie fait un effort concerté pour rester en dehors d’Orlando, Charlie considérerait sans aucun doute son travail comme un échec s’il savait combien de fois j’ai été poussé dans le placard à manteaux et par la porte latérale du bureau de Florida Ranchlands alors qu’il entrait par le devant, ou j’ai été bousculé de l’autre côté de la rue pour éviter une rencontre avec ses demandes incisives. »
Bob profitait souvent d’un voyage de retour le vendredi en Californie en s’arrêtant d’abord pour rendre visite à sa mère, qui résidait à Kansas City. Le voyage nécessitait une escale à Saint-Louis. « Au moins à quelques reprises, je n’ai pas caché le fait que je prenais l’avion pour cette ville », sourit Bob. « Il n’était pas surprenant que McDonnell Aircraft, dont le siège est à St. Louis, ait été rapidement identifié (selon une autorité fiable) comme étant l’industrie mystérieuse. »
Le maître de la suggestion subtile, cependant, fut Roy Hawkins. Lors d’un voyage avec sa femme à Seattle, Roy a ramassé une série de cartes postales mettant en vedette l’industrie de premier plan, Boeing Aircraft. « Ainsi, Roy envoyait simplement quelques cartes postales pour faire savoir aux gens qu’on se souvenait d’eux », expliqua Bob. « Le moulin à rumeurs s’est avéré aussi prompt que le service postal à publier de bonne foi que l’industrie mystérieuse était Boeing ! »
Pseudonymes, fausses rumeurs et démarchages pour Bob Foster
Le 24 octobre 1965, Bob Foster et Bob Jackson (de WED Enterprises, le précurseur de Walt Disney Imagineering) descendirent de l’ascenseur à 8h00 du matin pour rencontrer l’ingénieur Joe Potter dans le hall d’un hôtel d’Orlando. Maintenant que la majorité des achats avaient été effectués, les trois hommes étaient en ville pour sélectionner un site pour l’annonce du 15 novembre afin de révéler que Disney était la fameuse société « mystère ». Joe se tourna pour faire face au duo, tenant devant lui le numéro du jour de The Orlando Sentinel. Il comportait le titre de la bannière, « We Say: Mystery Industry is Disney. »
La journaliste Emily Bavar, du Sentinel, avait rencontré Walt plus tôt cet automne aux studios lorsque les rédacteurs en chef des principaux journaux avaient été invités à une visite. Comme Bob se souvient, « Ms. Bavar avait demandé à Walt si c’était Disney qui achetait tout ce terrain. Alors que Walt nous racontait l’incident, il a donné une réponse évasive et l’a fait passer. Bavar a lu la réponse comme n’étant pas un démenti et a choisi de la considérer comme un aveu. »

Bavar a écrit : « En parlant à Disney, il est devenu immédiatement évident qu’il avait observé l’est des États-Unis avec intérêt et spéculation. » Walt a démontré à quel point il était familier avec les figures touristiques et a proposé des raisons climatiques et démographiques pour lesquelles la Floride ne conviendrait pas comme site pour une entreprise de divertissement. C’est énormément de connaissances pour un homme qui n’était pas intéressé par l’achat de terres dans le centre de la Floride. « Il n’y a qu’un seul Disneyland« , et Walt aurait ajouté, « … en tant que tel ».
Avec la bénédiction de Walt Disney Productions, le gouverneur de Floride, Haydon Burns, a annoncé le lendemain que c’était bien des terrains acquis par Disney. Dans les jours qui ont précédé la conférence de presse de novembre, une pure excitation a rempli l’air de la Floride alors que les responsables locaux voyaient en cette annonc « le coup le plus important de l’histoire de la Floride ». Haydon Burns a peut-être le mieux résumé la situation lorsqu’il a expliqué : « Cela a coupé [la communauté des affaires] à bout de souffle et les a transportés dans un pays de rêve d’où ils ne pouvaient voir que des rendements économiques sans précédent. » Enfin, le grand mystère était résolu. Le processus d’acquisition a duré environ 18 mois et, au final, plus de 11 110 hectares de terrain ont été achetés à un prix moyen de 180 dollars l’acre. Mais il restait encore beaucoup de travail à faire pour Bob et ses collègues, à savoir établir le Reedy Creek Improvement District, la première phase du projet de Walt Disney World Resort fut achevée pour lui. Et le reste appartient à l’histoire…

Peu de temps avant son décès survenu le 13 janvier 2022 à l’âge de 97 ans, Bob Foster a été honoré d’un prix Disney Legend. Si jamais vous levez les yeux dans Center Street sur Main Street, U. S. A. en Floride, vous entendrez les échos lointains du passé résonner par la vitre d’une fenêtre spéciale. On peut y lire en effet ceci :
Pseudonym – Real Estate Development Company – Roy Davis President – Bob Price Vice-President – Bob Foster Traveling Representative – Offices in: City of Lake Buena Vista, City of Bay Lake, Kansas City
« Pseudonym Real Estate Development Company » désigne une société immobilière fictive faisant référence aux pseudonymes utilisés par Roy. O. Disney (le président Roy Davis ici) et Robert « Bob » Price Foster (le vice-président Bob Price, et le « James Bond » de la firme, le représentant itinérant nommé Bob Foster)Vous noterez enfin que cette société fictive est basée à Kansas City, rappelant que Bob Foster faisait souvent halte dans cette ville à la fois pour rendre visite à sa mère et pour ne pas éveiller les soupçons lors de ses vols entre la Floride et la Californie. Voilà un bel hommage à celui sans qui la destination floridienne ne serait peut-être pas ce qu’elle est aujourd’hui.
Bob Foster a été inhumé le 5 février à Elk City. Il a eu quatre enfants et neuf petits-enfants.




