Disney a engagé ce mardi une nouvelle vague de réductions d’effectifs portant sur plusieurs centaines de postes. Les divisions Pixar et National Geographic figurent parmi les plus concernées, selon des informations rapportées par Deadline et confirmées par une source proche du dossier.
Les notifications ont été adressées aux équipes de Disney Entertainment Television et des Studios, ainsi qu’à d’autres unités du groupe. ESPN a également procédé à des départs de collaborateurs, conséquence d’un accord conclu avec la NFL. Le directeur général Josh D’Amaro, qui avait déjà commenté une précédente série de licenciements dans une note interne au début de l’année, ne devrait pas publier de nouvelle communication à ce sujet.
Un effort de rationalisation concentré sur certaines branches
Au sein de Disney Entertainment Television, le nombre de postes supprimés s’élève à un peu moins d’une centaine. La majorité des personnes concernées travaillaient pour National Geographic, tant du côté de la chaîne câblée que des services éditoriaux et opérationnels. Une dizaine de collaborateurs d’ABC News ont également été touchés, tandis que d’autres divisions de DET ont enregistré des départs isolés.
National Geographic avait déjà été la marque la plus durement affectée lors des réductions de 2024 au sein de DET, avec environ 60 départs, soit 13 % de ses effectifs de l’époque.
Chez Pixar, les suppressions représentent un pourcentage élevé à un chiffre de ses quelque 1 100 salariés, soit un volume situé autour ou en deçà de la centaine de postes. Les coupes portent à la fois sur la production et les opérations. Aucune information n’indique pour l’instant le départ de dirigeants (vice-présidents exécutifs ou principaux). En mai 2024, le studio avait déjà réduit ses effectifs de 14 %, soit environ 175 personnes, dans le cadre d’un recentrage de ses séries destinées au direct-to-consumer.
Un contexte de résultats contrastés
Ces mesures interviennent alors que Pixar retrouve une dynamique favorable sur le marché des longs métrages. Les films originaux Jumpers et Toy Story 5 ont généré près de 1,4 milliard de dollars de recettes mondiales. À titre de comparaison, Lucasfilm a essuyé un échec cet été avec Star Wars : The Mandalorian and Grogu, qui a totalisé 344 millions de dollars, le plus faible résultat de l’histoire de la franchise.
Dans sa note d’avril adressée aux équipes, Josh D’Amaro avait déjà justifié la démarche en ces termes : « Au cours des derniers mois, nous avons examiné les moyens de rationaliser nos opérations dans différentes parties de l’entreprise afin de continuer à offrir la créativité et l’innovation de classe mondiale que nos fans apprécient et attendent de Disney. Compte tenu du rythme rapide de nos industries, cela nous oblige à évaluer en permanence la manière de favoriser une main-d’œuvre plus agile et technologiquement équipée pour répondre aux besoins de demain. »
Arrivé à la tête du groupe plus tôt cette année en succession de Bob Iger, Josh D’Amaro dirige une entreprise qui compte davantage de salariés que la plupart de ses concurrents médiatiques. Cette particularité s’explique principalement par les activités de parcs et d’expériences, qui s’appuient largement sur des contrats saisonniers et temporaires. À la fin de l’exercice fiscal 2025, Disney employait 231 000 personnes, dont environ 172 000 aux États-Unis et 59 000 à l’étranger.
Ces suppressions s’inscrivent dans une logique de simplification opérationnelle déjà engagée. Elles n’ont pour l’instant donné lieu à aucune précision officielle supplémentaire de la part de la direction.
