Le 10 juin 2025, le Festival international du film d’animation d’Annecy a vibré au rythme des révélations de Disney Branded Television, qui a présenté un panel très attendu dédié à sa nouvelle série animée Dragon Striker. Prévue pour une sortie en 2026 sur Disney+ et Disney Channel, cette série originale, produite par La Chouette Compagnie, a captivé l’audience avec une première mondiale de séquences animées, des détails sur sa production et une plongée dans son univers mêlant sport, magie et aventure. Voici un récapitulatif complet des annonces marquantes de ce panel.
Un univers où sport et magie s’entrelacent
Dragon Striker se déroule dans le monde d’Asteria, où le sport roi, le Gorotama, une discipline semblable au football mais enrichie de pouvoirs magiques, règne en maître. La série suit Key, un garçon de ferme de 12 ans, fan inconditionnel de ce sport, qui découvre qu’il possède un talent naturel exceptionnel et pourrait être le légendaire « Dragon Striker ». Accompagné de Ssyelle, une gardienne de but redoutable, il forme une équipe d’outsiders pour défier les champions d’une académie d’élite, tout en luttant contre un ancien mal qui menace leur monde. Cette prémisse, dévoilée lors du panel, promet une aventure palpitante mêlant comédie, action et drame sportif, avec une forte dose d’émotion et une esthétique inspirée des anime shonen et du fantastique européen.
L’histoire se situe plus particulièrement dans une école de magie appelée Kal Asterock et suit des équipes de football composées d’enfants dotés de pouvoirs spéciaux. Chaque élève possède un tama, qui correspond à son pouvoir et à sa technique spéciale.
-
Key – personnage principal, a hérité de la capacité d’attaquant de dragon de sa mère.
-
Ssyelle – a la capacité de contrôler le temps.
-
Milo –
-
Odward – peut se dupliquer.
-
Ameline – peut drainer les autres.
-
Ragno – a le pouvoir de télékinésie.
Il y a cinq équipes au sein de l’école, chacune avec ses propres pouvoirs : les bardes, les roses, les ombres, les chevaliers et les dragons.

Le panel, animé par l’équipe créative, a mis en avant la richesse du monde d’Asteria, conçu pour séduire à la fois les fans d’anime et le public familial de Disney. Une bande-annonce exclusive a été projetée, révélant des séquences d’action dynamiques, des moments émouvants centrés sur les personnages et une direction artistique vibrante. Les spectateurs ont pu découvrir des visuels saisissants, où les matchs de Gorotama explosent de couleurs et d’effets magiques, soutenus par une animation 2D fluide et détaillée. Alors que l’émission devait initialement porter sur le rugby, il a été décidé de se concentrer sur le football afin de capitaliser sur sa popularité croissante.
Dragon Striker, une production internationale présentée à Annecy
Dragon Striker est le fruit d’une collaboration entre Disney EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et le studio français La Chouette Compagnie, avec des contributions d’artistes ayant travaillé sur des séries anime à succès. Créée par Sylvain Dos Santos et réalisée par Charles Lefebvre, la série s’appuie sur une pipeline de production hybride franco-japonaise, où les storyboards et les poses clés jouent un rôle central pour transmettre l’intensité dramatique et l’énergie des scènes d’action. Le scénariste principal, Paul McKeown, a également été mentionné pour son travail sur la construction d’un récit sérialisé en 22 épisodes, conçu pour captiver sur la durée.
Un point fort du panel a été la révélation de la bande originale, composée par Kevin Penkin, connu pour son travail sur Made in Abyss et Star Wars : Visions. Enregistrée avec un orchestre de 80 musiciens à Tokyo, la musique de Dragon Striker alterne entre thèmes émotionnels liés aux arcs des personnages et morceaux d’action synchronisés avec les séquences finales. Cette approche cinématographique a été saluée par l’audience, qui a applaudi l’ambition de la série.
Le réalisateur Charles Lefebvre a expliqué avoir apporté une identité visuelle unique à la série, fusionnant des éléments de Rio de Janeiro, de l’architecture médiévale européenne et une esthétique urbaine dynamique pour construire Kal Asterock et la capitale Mestras. La série privilégie la narration visuelle à l’exposition, utilisant des motifs, des statues et des éléments environnementaux pour révéler l’histoire et les traditions d’Asteria. Un défi unique : représenter le passage du temps. La série s’étend sur plusieurs saisons, ce qui a nécessité de doubler, voire de tripler, les décors, les costumes et les conditions d’éclairage, un véritable défi pour une production de cette envergure.
Dragon Striker s’inspire fortement du genre de l’anime et suit un processus de production hybride franco-japonais. Les storyboards et les poses clés jouent un rôle central dans la transmission du timing et de l’intensité dramatique. Plusieurs membres de l’équipe ont déjà travaillé sur des séries animées à succès, et leur influence est évidente dans l’action dynamique et l’animation des personnages.
Une équipe passionnée et un casting prometteur
L’enthousiasme de l’équipe de production a été un moment marquant du panel. Les créateurs ont partagé des anecdotes sur l’investissement de l’équipe, qui a produit des fan arts, des autocollants, des bandes dessinées et même des broderies des personnages avant même la fin de la production, témoignant de l’attachement profond au projet. Bien que le casting vocal complet n’ait pas été dévoilé, Disney a promis une annonce prochaine lors d’une session « Work in Progress » prévue le 12 juin à Annecy, suscitant l’impatience des fans.
Ayo Davis, présidente de Disney Branded Television, a pris la parole pour souligner l’importance d’Annecy comme vitrine mondiale pour l’animation. « Dragon Striker incarne notre ambition de créer des histoires audacieuses qui parlent aux enfants d’aujourd’hui, tout en s’appuyant sur des talents internationaux exceptionnels », a-t-elle déclaré. Orion Ross, vice-président de l’animation pour Disney EMEA, a ajouté que la série s’inscrit dans une nouvelle vague de productions européennes visant à conquérir un public mondial, tout en restant ancrée dans des récits universels.
Une sortie prévue pour 2026
Initialement annoncée en 2022 avec une sortie prévue pour 2024, Dragon Striker a vu sa date de sortie repoussée à 2026, un retard attribué à l’ampleur du projet et à la liquidation de Cyber Group Studios, initialement impliqué dans la production. Disney a cependant réaffirmé son engagement envers la série, précisant qu’elle sera diffusée simultanément sur Disney+ et Disney Channel, avec une stratégie de distribution adaptée à la consommation actuelle des jeunes spectateurs, à la fois sur les plateformes de streaming et les réseaux linéaires.

L’accueil du public à Annecy a été extrêmement positif, avec des applaudissements nourris à la fin de la projection des premières images de Dragon Striker. Les premiers retours sur les réseaux sociaux soulignent l’excitation autour de l’esthétique anime et de l’histoire centrée sur les underdogs, un thème universellement apprécié. La série est d’ores et déjà perçue comme un potentiel succès pour Disney, capable de rivaliser avec des franchises établies tout en attirant un nouveau public grâce à son mélange unique de sport et de fantasy.
Le panel de Dragon Striker à Annecy 2025 a marqué les esprits par son ambition et sa créativité. Avec une équipe passionnée, une direction artistique soignée et une narration prometteuse, la série s’annonce comme l’un des temps forts de l’animation Disney en 2026. Les fans attendent avec impatience la session « Work in Progress » du 12 juin pour découvrir davantage de détails, notamment sur le casting et les prochaines étapes de la production.


