Lors de l’événement Noël des InsidEars, le 13 décembre 2025, Michel den Dulk, vice-président et directeur créatif de Walt Disney Imagineering en charge du portfolio de Disneyland Paris, a levé le voile sur la narration de Raiponce Tangled Spin, l’une des attractions phares d’Adventure Way à Disney Adventure World. Cette révélation, attendue par les fans, précise le positionnement de l’attraction dans l’univers de Raiponce tout en l’ancrant dans le contexte plus large de la nouvelle promenade thématique.
Un jardin secret plutôt qu’un royaume
Contrairement à une immersion directe dans le royaume de Corona, Raiponce Tangled Spin invite les visiteurs dans un jardin enchanté que la princesse aurait découvert et fréquenté au fil de ses escapades. Ce lieu intime – la faute à un manque d’ambition créative et un manque d’investissement malgré tout – porte sa marque : des fresques murales et des dessins personnels peints sur les murs, reflets de sa passion pour l’art et la nature. Chaque détail – lanternes flottantes, touches de peinture, éléments floraux – raconte un fragment de son histoire, dans une atmosphère douce et contemplative.
Michel den Dulk a insisté sur cette approche : un espace personnel, presque secret, où Raiponce aurait laissé libre cours à sa créativité, loin des contraintes du palais. Cette narration, bien que tirée par les cheveux (lol) évite donc une reproduction littérale du film pour privilégier une extension poétique de son caractère.
Une intégration dans l’ensemble d’Adventure Way
Ce jardin s’inscrit dans la mosaïque thématique d’Adventure Way, la promenade circulaire reliant les différents mondes de Disney Adventure World. Aux côtés du Jardin Gazebo (évoquant Peter Pan, Les 101 Dalmatiens ou encore Mary Poppins) ou du Jardin Raiponce, il participe (autant que faire se peut) ) la cohérence globale d’une zone conçue comme un parc dans le parc, entre flânerie et découverte… avec des limites narratives évidentes.
Ce choix permet de justifier la présence d’une attraction familiale comme Tangled Spin dans un environnement hétéroclite, où cohabitent références britanniques, Pixar (Là-Haut) et Disney, le tout dans un emballage architectural qui fait fil rouge, l’Art Nouveau. Il contraste avec des réalisations plus immersives comme Rapunzel’s Lantern Festival à Tokyo DisneySea, qui recrée directement le festival des lanternes de Corona.
Un manège esthétique parmi les plus aboutis
Malgré ces ajustements narratifs, Raiponce Tangled Spin reste l’un des projets les plus esthétiquement raffinés de l’histoire récente de Disneyland Paris. Les véhicules en bois, les lanternes illuminées, les décors floraux, les effets de lumière et la file d’attente bordée d’un plan d’eau promettent une expérience visuelle délicate et onirique. L’attraction, de type « spinning ride » avec rotation contrôlée, s’annonce comme un passage obligé pour les familles dans Adventure Way, dont l’ouverture est prévue le 29 mars 2026.
Cette « storyline », bien qu’un peu alambiquée de part le mélange des univers, reste poétique et intime, et illustre l’approche adoptée pour Adventure Way : privilégier l’émotion et la découverte progressive plutôt que des reproductions fidèles. Elle laisse augurer une promenade où chaque jardin raconte une histoire personnelle, invitant les visiteurs à imaginer les aventures passées des personnages Disney.



