Les salles de cinéma connaissent un regain d’intérêt, comme en témoigne le succès retentissant de la suite très attendue produite par 20th Century Studios et Disney. Le Diable s’Habille en Prada 2 a réalisé un premier week-end à 77 millions de dollars au box-office nord–américain (4150 écrans), un chiffre qui dépasse largement les attentes et qui place le film en quatrième position des meilleurs lancements de l’année aux États-Unis.
Un score historique qui éclipse le premier opus
Ce résultat est particulièrement impressionnant quand on le compare à celui du film original sorti en 2006, qui avait démarré à 27,5 millions de dollars sur le marché nord-américain. À l’international, Le Diable s’Habille en Prada 2 a engrangé en à peine cinq jours 156,6 millions de dollars supplémentaires, portant le total mondial du week-end à 233,6 millions de dollars. Le film se positionne ainsi comme l’un des événements cinématographiques les plus marquants du moment. En France, le film a réalisé le troisième meilleur démarrage de l’année mercredi dernier avec 160 629 entrées sur 505 écrans. Une performance largement au-dessus du premier opus (94 559 entrées). Un retour en fanfare !

20th Century Studios, filiale de Disney, a investi environ 100 millions de dollars dans la production (hors budget marketing), soit plus du double du premier film qui avait coûté autour de 40 millions. Le réalisateur David Frankel a confié au New York Times que l’essentiel de ce budget avait été consacré au casting. L’investissement semble déjà porter ses fruits : la suite est en passe de dépasser le cumul total de recettes du film original (326 millions de dollars dans le monde) en quelques semaines seulement.
La nostalgie et le retour des actrices phares au cœur du phénomène
Le succès s’explique en grande partie par la nostalgie et le retour de l’ensemble du casting original : Meryl Streep dans le rôle iconique de Miranda Priestly, Anne Hathaway en Andy Sachs désormais rédactrice en chef adjointe chez Runway, Emily Blunt et Stanley Tucci. Adapté du roman de Lauren Weisberg paru en 2003, le scénario d’Aline Brosh McKenna reprend l’histoire vingt ans plus tard. Les critiques sont mitigées, mais le public s’est montré beaucoup plus enthousiaste, attribuant au film la note « A- » sur CinemaScore.
Ce week-end, Le Diable s’Habille en Prada 2 était la seule grosse nouveauté en salles. Les films déjà à l’affiche ont donc complété le classement. En deuxième position, le biopic musical Michael de Lionsgate a réalisé 54 millions de dollars lors de son second week-end, soit un repli limité de 44 % par rapport à son démarrage. Le film cumule désormais 183,8 millions de dollars aux États-Unis et 423 millions de dollars dans le monde.
Comme l’observe l’analyste David A. Gross, spécialiste des franchises, « très peu de comédies parviennent à un tel niveau une fois, encore moins une seconde fois avec un score supérieur ». Le public, majoritairement féminin, ne se lasse pas de cet univers. Les répliques cultes du premier film continuent de résonner, et ce retour sur grand écran semble ravir une génération qui a grandi avec l’original.
