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Victoire judiciaire pour Disney : le procès pour représailles intenté par Jimmy Sharp rejeté

En cette fin septembre 2025, un chapitre se ferme dans les tribunaux de Los Angeles. Près de trois ans après son dépôt, la plainte pour représailles et mise sur liste noire déposée par le cascadeur Jimmy Sharp contre l’ancienne dirigeante de 20th Television, Nissa Diederich, et The Walt Disney Company a été rejetée par un juge de la Cour supérieure. Cette décision, rapportée par Deadline, met un terme à une affaire qui mêlait allégations familiales, professionnelles et accusations de diffamation dans l’industrie télévisuelle. Sans dramatisation inutile, ce verdict souligne les défis des litiges en milieu créatif, où les transitions de pouvoir peuvent générer des tensions.

Les origines d’un conflit ancré dans l’histoire de 20th Television

L’affaire remonte à décembre 2022, lorsque Jimmy Sharp, fils de l’ancien dirigeant de 20th Television Jim Sharp Sr., a intenté une action en justice. Sharp Jr., cascadeur expérimenté ayant travaillé sur des séries phares comme Modern Family et American Horror Story, accusait Nissa Diederich d’avoir orchestré sa mise à l’écart professionnelle. Selon la plainte d’une quinzaine de pages, déposée devant la Cour supérieure de Los Angeles, Diederich aurait profité de sa nomination à la tête de la production – effective le 1er avril 2022, succédant à Jim Sharp Sr. qui avait quitté son poste la veille – pour le retirer de la liste des coordinateurs de cascades préapprouvés.

Ce geste, alléguait Sharp, l’aurait placé sur une « liste noire » officieuse, l’empêchant de décrocher de nouveaux contrats. La plainte réclamait des dommages et intérêts d’au moins un million de dollars, ainsi qu’une injonction et une déclaration judiciaire pour rétablir sa réputation. Sharp se présentait comme une victime de représailles, lié à son père par des liens professionnels antérieurs, et évoquait une enquête interne de 2017 sur d’éventuelles irrégularités de facturation et favoritismes, qui l’avait finalement blanchi.

Une enquête interne de 2017 au cœur des débats

Pour contextualiser, revenons à 2017 : alors que Disney s’apprêtait à acquérir la plupart des actifs de 21st Century Fox, Inc. pour 71,3 milliards de dollars, une enquête avait été lancée sur des soupçons de favoritisme envers Sharp Jr., en raison de la position de son père. Menée par le département des ressources humaines de Fox, sous la direction de la vice-présidente Anna Druker, elle avait conclu en novembre 2017 que les accusations d’irrégularités n’étaient pas fondées. À l’époque, Diederich collaborait déjà avec Sharp sur l’ensemble de ses productions pour Ryan Murphy, et Sharp travaillait sur d’autres séries Fox, une pratique courante dans le métier.

Malgré cela, Sharp affirmait que Diederich, une fois aux commandes, avait usé de son autorité pour le discréditer. Il citait notamment un incident survenu plus tôt en 2025 : deux producteurs, avec qui il avait collaboré pendant des années, lui avaient offert un poste sur la série Super Noël : La Série, avant de se rétracter sous pression, selon lui, d’influences liées à Diederich.

Le verdict : Un rejet après audition des arguments

Le 9 septembre 2025, la juge Alison Mackenzie de la Cour supérieure de Los Angeles a tranché en faveur des défendeurs, rejetant la plainte après avoir entendu les arguments des deux parties lors d’une audience préalable. La décision, rendue publique peu après, a été saluée comme une victoire pour Disney, qui évite ainsi un procès potentiellement coûteux. Bien que les motifs détaillés du rejet ne soient pas explicités dans les rapports initiaux, la juge a conclu à l’absence d’éléments probants justifiant une poursuite.

Nissa Diederich, désormais employée chez Ryan Murphy Productions, a réagi par une déclaration concise : « Je n’ai fait aucune déclaration fausse, aucun mensonge ni aucune déformation à propos de M. Sharp auprès d’employeurs extérieurs, d’autres studios ou de quiconque. » Cette affirmation réitère sa position de défense, niant toute implication dans une campagne de diffamation.

Un contexte difficile pour Disney en cette période

Cette issue favorable intervient dans un mois particulièrement éprouvant pour The Walt Disney Company. Outre ce litige, le géant du divertissement a dû gérer la mise en pause d’une petite semaine de l’émission Jimmy Kimmel Live !, avant de la remettre à l’antenne. Bien que mineure au regard des enjeux globaux de l’entreprise, cette victoire judiciaire renforce sa position dans un paysage médiatique marqué par des transitions post-acquisitions et des restructurations internes.

Représenté par le cabinet Barrera & Associates basé à El Segundo, Jimmy Sharp n’a pas encore indiqué s’il ferait appel. Pour l’heure, cette affaire illustre les complexités des relations professionnelles dans l’industrie télévisuelle, où les changements de leadership peuvent laisser des traces durables, même si elles ne tiennent pas devant la justice. Les amateurs de coulisses hollywoodiennes suivront sans doute les suites potentielles, mais pour Disney, c’est un dossier refermé.



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