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nouvelle bande-annonce springstreen
Courtoisie de 20th Century Studios

Bruce Springsteen se livre dans la nouvelle bande-annonce de Deliver Me From Nowhere

À quelques semaines de sa sortie en salles, le film Springsteen : Deliver Me From Nowhere gagne en intensité avec la publication d’une seconde bande-annonce qui met en lumière les confessions intimes de Bruce Springsteen lui-même. Ce biopic, centré sur la création de l’album emblématique Nebraska en 1982, voit le Boss revisiter une période charnière de sa carrière, marquée par l’introspection et le doute. Jeremy Allen White, connu pour son rôle dans The Bear, incarne un Springsteen tourmenté, tandis que le musicien légendaire apporte sa voix authentique à cette plongée dans les coulisses de son œuvre. Prévu pour le 24 octobre 2025 aux États-Unis via 20th Century Studios, ce projet hybride entre biographie et documentaire promet une exploration nuancée de l’artiste, loin des clichés rock’n’roll habituels.

Une genèse revisitée à travers les mots du Boss

La nouvelle bande-annonce, dévoilée le 15 septembre 2025, offre un aperçu plus profond des thèmes qui traversent Deliver Me From Nowhere. Réalisé par Thom Zimny, collaborateur de longue date de Springsteen pour des projets comme Western Stars ou la série Springsteen on Broadway, le film s’appuie sur le livre de Warren Zanes, Deliver Me from Nowhere: The Making of Bruce Springsteen’s Nebraska, pour retracer les origines de cet album solitaire. Enregistré sur un magnétophone quatre pistes dans la chambre d’hôtel de Springsteen à New Jersey, Nebraska représente un tournant : un recueil de ballades sombres et acoustiques, enregistré sans le faste de la E Street Band, qui a surpris fans et critiques à l’époque.

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Courtoisie de 20th Century Studios

Dans cette bande-annonce de deux minutes, Springsteen apparaît en personne, confiant ses souvenirs avec une franchise désarmante. Il évoque le poids des attentes qui pesaient sur lui après le succès de The River en 1980 : « J’avais la peau en jeu, j’avais quelque chose à prouver », déclare-t-il, soulignant l’enjeu personnel de cette aventure créative. Plus loin, il se remémore ses influences juveniles : « Je cherchais à écrire le genre de chansons que j’entendais à la radio quand j’étais gamin, celles qui me tuaient, qui m’achevaient complètement. » Ces mots, prononcés d’une voix rauque et mesurée, capturent l’essence d’un artiste en quête d’authenticité, loin des projecteurs.

Le montage alterne entre des images d’archives – Springsteen jeune, grattant sa guitare dans l’intimité de sa chambre – et des scènes reconstituées avec Jeremy Allen White. On y voit ce dernier en pleine session d’enregistrement, le visage marqué par l’incertitude, tandis qu’un cadre de label discographique le met en garde : « C’est un mouvement de carrière hautement non orthodoxe. » Cette tension entre ambition artistique et pressions commerciales est au cœur du récit, renforcée par les interventions du vrai Springsteen qui commente son processus avec une maturité acquise par les années.

Jeremy Allen White, un Boss en herbe

Le choix de Jeremy Allen White pour incarner Springsteen n’est pas anodin. L’acteur, lauréat d’un Emmy pour The Bear, apporte une intensité brute à ce rôle exigeant. Dans la bande-annonce, il mime les gestes familiers du musicien : les doigts crispés sur les cordes de la guitare, les pauses songeurs entre deux prises. White, qui a passé des mois à étudier les manières de Springsteen, confère au personnage une vulnérabilité palpable, contrastant avec l’image du rocker invincible forgée par des décennies de concerts épiques.

Le film s’enrichit également d’apparitions de figures clés de l’entourage de Springsteen, comme le producteur Jon Landau ou les membres de la E Street Band, qui témoignent de l’isolement créatif de cette période. La bande-son, bien sûr, met en vedette des extraits de Nebraska, avec ses titres hantés comme « Atlantic City » ou « Highway Patrolman ». Pour couronner le tout, une version électrique inédite de l’album sera publiée une semaine avant la sortie du film, offrant aux fans un complément immersif à cette histoire.

Un projet qui divise déjà les critiques

Présenté en première au Festival de Telluride en septembre 2025, Deliver Me From Nowhere a suscité des réactions mitigées. Si les performances centrales – celle de White et les interventions de Springsteen – sont saluées pour leur authenticité, certains critiques pointent un rythme parfois inégal et une idéalisation trop marquée de l’artiste. Pourtant, le documentaire excelle dans sa reconstitution fidèle : des décors des années 80 aux costumes usés, tout concourt à une immersion totale.

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Courtoisie de 20th Century Studios

Cette seconde bande-annonce, plus introspective que la première diffusée en juin, vise sans doute à recentrer l’attention sur l’aspect personnel du projet. Elle met en avant non pas la gloire, mais les doutes et les triomphes intimes qui ont forgé Nebraska, un album souvent considéré comme l’un des sommets de la discographie de Springsteen. À l’heure où le Boss, à 76 ans, continue de tourner avec une énergie inépuisable, ce film arrive comme un témoignage précieux sur les racines de sa légende.

Vers une sortie qui fait vibrer les fans

Distribué par 20th Century Studios, Deliver Me From Nowhere sortira en salles américaines le 24 octobre 2025, avec une expansion internationale prévue dans la foulée. En France, les amateurs de Springsteen attendent une date pour 2026, potentiellement accompagnée d’une projection spéciale lors de festivals comme celui de Cannes ou Deauville. Ce biopic s’inscrit dans une vague de portraits musicaux récents, de Bohemian Rhapsody à Rocketman, mais se distingue par sa focalisation sur une œuvre précise plutôt qu’une biographie exhaustive.

Courtoisie de 20th Century Studios

Pour les passionnés de rock américain et de la carrière de Bruce Springsteen, cette bande-annonce est une invitation à redécouvrir Nebraska sous un angle nouveau. Elle rappelle que derrière les hymnes arena-rock, il y a un compositeur vulnérable, prêt à se confier une fois le rideau tombé.



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