Le 9 février 2026, Dana Walden, fraîchement nommée présidente et directrice de la création de The Walt Disney Company (nomination effective le 18 mars 2026), a évoqué l’intégration de l’intelligence artificielle dans la production cinématographique du groupe. Cette déclaration, faite lors d’une interview avec la journaliste Emily Chang sur The Circuit, s’inscrit dans un contexte de transition leadership, alors que Josh D’Amaro succède à Bob Iger au poste suprême de CEO. Walden insiste sur une utilisation mesurée de l’IA, visant à optimiser les processus sans compromettre l’essence humaine des récits Disney.
Une stratégie pour courber les coûts et accélérer la production
Dana Walden a expliqué que l’IA pourrait « courber la courbe des coûts ou nous aider à être plus rapides et plus efficaces », tout en collaborant étroitement avec les acteurs, scénaristes et réalisateurs. Encore faut-il que ces derniers tapent dans la main de Madame Walden : on a vu ce que cela a donné en 2023… Ces partenaires, selon elle, ont des opinions fortes sur ce qui constitue une « histoire unique humaine » et sur la protection des contributeurs. Disney continue ainsi d’investir dans l’IA. On a appris récemment que la firme avait noué un partenariat pluriannuel avec OpenAI pour intégrer plus de 200 personnages iconiques – comme Mickey Mouse, Iron Man ou Elsa – dans la plateforme de génération vidéo Sora. Fin 2025, un accord d’un milliard de dollars a été finalisé, permettant l’expérimentation de contenus générés par IA.
Dès 2026, Disney prévoit de lancer une « sélection curatée » de contenus produits avec Sora directement sur Disney+, marquant une étape vers une ère « propulsée par l’IA ». L’objectif est d’améliorer les flux de travail, comme les effets visuels, en réduisant les délais et les dépenses, tout en maintenant une approche éthique.
Défis passés et engagement éthique
Disney n’en est pas à ses premiers essais avec l’IA. Des expériences dans des films comme le remake de Vaiana, La Légende du Bout du Monde et Tron : Ares ont rencontré des obstacles légaux et éthiques, notamment autour des deepfakes et des droits de propriété. Ces précédents soulignent les préoccupations sur la préservation de la créativité humaine, un point que Dana Walden aborde en prônant une collaboration pour « protéger les contributeurs ». L’approche vise à utiliser l’IA comme outil complémentaire, non comme substitut, pour des tâches complexes.
Cette stratégie arrive à un moment important : à 61 ans, Walden devient la première femme à occuper le poste de présidente dans les 102 ans d’histoire de Disney, et la première directrice créative de la compagnie. Elle supervise désormais les contenus premium de toute l’entreprise.
Implications pour l’avenir des productions Disney
Sous la direction de Dana Walden, l’IA pourrait remodeler les méthodes de production, en rendant Disney plus agile face à la concurrence des plateformes de streaming. Cependant, l’accent mis sur la « protection des histoires uniques humaines » répond à des craintes plus larges dans l’industrie, où l’IA suscite débats sur l’emploi et l’authenticité. Pour le moment, on ignore quels projets cinématographiques pourraient être impliqués par ces nouvelles méthodes de production.
L’intégration de l’IA chez Disney, telle que décrite par la future numéro 2 de l’entreprise enchantée, entend équilibrité efficacité et humanité. Préparez-vous à la prochaine décennie du géant du divertissement, où l’humain devra composer avec des neurones artificiels.
