Le jeu vidéo Disney Speedstorm va bientôt sortir de sa phase d’accès anticipé, il est donc temps d’en faire la critique ! Alors, ce jeu qui se veut être un Mario Kart à la sauce Disney et qui sera gratuit dès le 28 septembre vaut-il le coup ?
Disney Speedstorm – Critique d’un jeu vidéo étonnamment bien travaillé
Disney Speedstorm est un jeu vidéo de kart multi-plateformes disponible en accès anticipé depuis le 18 avril 2023. Prévu à l’origine pour l’été 2022, il avait été retardé un long moment, du fait de bugs invalidants et de problème de stabilité. Développé par Gameloft, qui n’en n’est pas à son coup d’essai avec Disney vu que le studio est aussi à l’origine de Disney Dreamlight Valley, il se place sur le marché comme un concurrent direct de Mario Kart. Le concept est bien connu : vous incarnez des personnages Disney au volant de véhicules ultra rapides sur des circuits divers, avec des attaques et des éléments d’environnement qui influencent la course. Pourtant, vous verrez dans cette critique que le jeu Disney Speedstorm a réussi à tirer son épingle du jeu en proposant une expérience plus travaillée qui le rend très plaisant et addictif.
Avant toute chose, l’équipe de Disneyphile souhaite préciser que le jeu a été exploité sur Nintendo Switch. L’expérience peut varier en fonction des consoles et certains points de cette critique peuvent donc être subjectifs.
Une expérience de jeu personnalisable
Même si Disney Speedstorm est un jeu de kart, Gameloft a réussi à éviter la critique du copier/coller sur la référence du marché, Mario Kart. Le mode de jeu est finalement bien plus personnalisable que son concurrent, ce qui le rend très attractif. De manière assez surprenante, vous ne choisissez pas votre véhicule. Chaque pilote a son kart, dont vous ne pouvez changer que l’apparence. Tout se fait sur le choix du personnage : comme dans un RPG, vous avez quatre classes (Sprinter, Tank, Brut, Canaille). Chaque classe augmente son boost d’une manière différente et provoque des effets différents quand elle percute d’autres véhicules. Ce choix change réellement l’expérience de jeu, ce qui est un vrai plus pour Disney Speedstorm. Pour certains défis, il est même conseillé de choisir votre classe en fonction de vos objectifs.

Crédits : Capture d’écran / Gameloft
Deuxième point de personnalisation, chaque pilote n’a pas les mêmes attaques. Tous les personnages ont une capacité unique spécifique, et quatre capacités communes. Les capacités sont aussi plus travaillées, car elles peuvent être utilisées en avant, en arrière ou chargées. Ainsi, pour bien jouer, il est nécessaire de connaître l’ensemble des fonctions de vos capacités, ce qui diversifie le jeu.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
Enfin, chaque pilote peut avoir des équipiers. Les équipiers sont généralement des personnages secondaires de l’univers du personnage. Ils permettent d’augmenter certaines statistiques ainsi que, pour certains, d’obtenir des capacités en plus. Ainsi, votre choix de personnage va être très important pour vos courses, et il faudra prendre en compte à la fois ses statistiques, sa classe, ses attaques et ses équipiers.
Des modes de jeu variés
Deuxième point positif de cette critique de Disney Speedstorm, la variété dans les modes de jeu et de courses. Vous pouvez bien évidemment jouer seul ou en multijoueur. Seul, vous pouvez accéder à un circuit normal, un circuit saisonnier et des événements limités dans le temps. Ces défis sont très variés et vous mettent parfois en compétition avec l’ensemble des joueurs dans le monde pour faire le meilleur temps sur le circuit, ce qui est particulièrement grisant. En multijoueur, vous pouvez affronter des personnes en ligne ou en local, et créer des circuits privés pour jouer avec vos amis, ce qui est un vrai plus.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
Toutefois, le plus intéressant réside dans la diversité des modes de courses. Loin de n’avoir qu’un mode normal, les courses peuvent se décliner sous plusieurs formes (dernier en lice, compétence unique, brouillard…) qui vont pimenter vos circuits et rendre l’expérience plus dynamique. Nous regrettons seulement que pour le moment, il n’y ait pas de mode de combat.
Une durée de vie quasi illimitée
Comme dans Disney Dreamlight Valley, Gameloft s’appuie sur un système de mises à jour ultra fréquentes pour augmenter la durée de vie de Disney Speedstorm. Ainsi, à l’inverse de Mario Kart, ce jeu se renouvelle très régulièrement grâce aux nouvelles saisons, qui apportent des personnages supplémentaires ainsi que des circuits et modes de jeu inédits. Chaque course étant accompagnée d’objectifs, il ne suffira pas de terminer premier pour avancer. Vous devrez parfois vous y reprendre à plusieurs fois afin d’atteindre tous les objectifs.

Crédits : Capture d’écran / Gameloft
Les événements quotidiens, hebdomadaires ou saisonniers qui permettent de gagner des ressources pour débloquer ou améliorer des personnages donnent aussi une raison de jouer régulièrement. Ainsi, tant que les développeurs continuent d’ajouter régulièrement du contenu, la durée de vie du jeu de kart est quasi illimitée. A l’heure où nous rédigeons cette critique, nous y avons joué une cinquantaine d’heure avec plaisir, sans avoir fait l’ensemble des défis chaque jour.
Un travail d’immersion réussi
C’est quelque chose de frappant lorsqu’on commence à jouer à Disney Speedstorm : l’immersion est fantastique. Les environnements, qui se déclinent ensuite en plusieurs circuits, sont très bien travaillés. Les graphismes sont beaux (même sur Nintendo Switch) et on sent que les développeurs sont des fans Disney. En effet, de nombreux éléments des films se retrouvent de manière plus ou moins subtile tout au long des parcours. Quelle adrénaline de devoir éviter une tentacule de kraken sur la piste Pirates des Caraïbes, ou une bataille de vaisseaux spatiaux lors d’une course Lilo & Stitch.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
La bande-son est constituée de remix électro des chansons classiques des univers des circuits, et sont parfaites pour vous mettre dans l’esprit du jeu. Le seul bémol à l’immersion est l’absence de VF : tous les coureurs parlent anglais. C’est regrettable, surtout lorsque l’on sait que Gameloft a réussi à réunir de nombreuses voix originales françaises pour Disney Dreamlight Valley.
Des univers pour tous les fans
Qui que vous soyez, vous trouverez un pilote que vous aimez dans Disney Speedstorm ! L’équipe de développement a réalisé un beau travail de recherche pour réunir de nombreux univers dans le jeu. Vous trouverez ainsi des personnages issus de films d’animation Disney et Pixar et de films en prises de vue réelles (comme Pirates des Caraïbes), mais aussi des mascottes de parc (Figment est le seul présent pour l’instant). Les périodes représentées sont aussi très larges. Lors de la saison Toy Story, les joueurs ont même pu débloquer Mickey Steamboat et Pat Steamboat, deux pilotes en noir et blanc issus du très célèbre court-métrage Steamboat Willy. Le nombre de personnages jouables augmentant à chaque saison, les possibilités sont infinies et ont été imaginées pour plaire à tous.

Une stabilité variable mais toujours correcte
Sur le point de la stabilité, Disney Speedstorm s’est nettement amélioré depuis la dernière mise à jour, et nous en tenons compte dans cette critique. Sur Nintendo Switch, plus aucun crash n’est arrivé, ce qui améliore nettement l’expérience du jeu. Attendez-vous toutefois à des petits lags lorsque beaucoup d’événements se déroulent simultanément dans votre course. Si vous avez le choix, nous vous conseillons donc de choisir une console plus performante. Par exemple, plus aucun problème n’est à regretter sur PS5. Le jeu étant multiplateforme, vous pouvez y jouer sur PC, Xbox One, Xbox Série S/X, PS4, PS5 et Nintendo Switch. Attention cependant, le jeu n’est pour l’instant par disponible sur Mac, et son arrivée sur cette plateforme n’a pas été annoncée.
Un système d’achat intra-jeu honnête
Le système d’achat intra-jeu de Disney Speedstorm est pour le moment très honnête. Nous sommes loin d’une offre en « pay-to-win », où les joueurs dépensant de l’argent réel seront bien meilleurs que les autres. Il existe plusieurs types de monnaie :
- Les jetons : Ils se gagnent en petite quantité lors de défis et en montant de niveau. Ils permettent d’acheter les pass pour débloquer l’ensemble des récompenses de saison, mais aussi pour débloquer des éclats et des ressources en boutique.
- Les pièces de saison : Elles se gagnent dans les événements saisonniers et disparaissent à la fin de la saison. Elles permettent d’acheter des ressources et des éclats en boutiques, ainsi que des boîtes universelles permettant d’obtenir des éclats de pilotes passés.
- Les jetons multijoueurs : Ils se gagnent en participant à des défis et des courses multijoueurs. Ils permettent de débloquer des éléments de personnalisation pour vos pilotes et vos véhicules.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
Pour l’instant, le pass d’or permettant de débloquer l’ensemble des récompenses saisonnières coûtent 990 jetons. Ainsi, nous vous conseillons, si vous souhaitez vous investir dans ce jeu, d’acheter un pack fondateur (ils sont en promotion actuellement) qui vous permettra de partir avec une belle avance de jetons et qui reviendra moins cher que de payer pour acheter des jetons une fois le jeu gratuit. Les prix pour les éclats et ressources ne sont pas effarants et si vous ne dépensez pas vos monnaies pour de multiples personnalisations ou ressources inutiles, vous n’aurez pas besoin de dépenser de l’argent réel pour avancer.
Une progression parfois extrêmement frustrante
C’est le seul gros point négatif de cette critique de Disney Speedstorm. Préparez-vous à un certain niveau de frustration si vous vous investissez pour débloquer et améliorer les personnages. Au début, restreints par le manque de pilotes disponibles, vous serez obligés de dépenser des ressources pour améliorer des personnages aux statistiques mauvaises (on pense à toi, Hercule). Ces ressources vous manqueront ensuite pour améliorer de meilleurs personnages. Une fois un peu plus avancé dans le jeu, vous n’aurez plus ce problème, mais une fonction recyclage permettant de récupérer une partie des ressources investies en faisant redescendre le niveau d’un pilote serait appréciable.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
De plus, une fois leur saison terminée, les personnages saisonniers sont quasiment indéblocables. Il n’est même pas possible de les acheter avec de l’argent réel. Ainsi, dans la saison actuelle Lilo & Stitch, pour débloquer une partie des récompenses, il est nécessaire d’avoir un pilote Monstres & Cie. De ce fait, si vous n’avez pas joué à la première saison, il sera impossible de compléter la saison actuelle à 100%, sauf si vous êtes extrêmement chanceux et gagnez assez d’éclats de pilotes dans une boîte universelle. Les boîtes universelles permettent d’obtenir au hasard des éclats de pilotes et d’équipiers, parmi des milliers d’éclats, et il en faut 10 pour débloquer un personnage.
Enfin, les événements limités permettent d’obtenir de nombreuses ressources, mais au bout d’une certaine progression, vous n’aurez plus besoin de certaines ressources. Il serait donc bon de prévoir une fonctionnalité permettant d’échanger des ressources contre d’autres, plus utiles.
Un mode multijoueur local à revoir
C’est le deuxième point négatif de cette critique, bien qu’il soit de moindre importance. Le multijoueur en ligne de Disney Speedstorm est efficace, bien que le manque de joueurs le rendent parfois peu ou trop compétitif, le jeu ayant du mal à trouver assez de pilotes du même niveau. Cela devrait s’améliorer de facto une fois le jeu gratuit et le nombre de joueurs plus conséquent. Toutefois, le mode multijoueur local (où vous affrontez des personnes qui jouent sur la même console que vous) est à revoir.

Crédit : Capture d’écran / Gameloft
Vous ne pouvez affronter qu’une personne pour le moment, ce qui est dommage par rapport à son concurrent Mario Kart mais compréhensible pour une raison. En effet, avec un écran divisé en deux seulement, il est difficile de profiter de l’expérience, tellement les environnements sont dynamiques. Beaucoup d’éléments apparaissent sur l’écran, et la lisibilité en est réduite en double écran. Mais le plus gros inconvénient est qu’il n’est pour l’instant pas possible de jouer en multijoueur local contre des joueurs en ligne. Ainsi, vous ne pourrez affronter que des IA, qui n’arrivent jamais au niveau de vrais pilotes humains. Si votre but est donc de jouer à deux, nous vous déconseillons pour l’instant Disney Speedstorm !
Notre avis en bref
Pour résumer, Disney Speedstorm est un très bon jeu qui se démarque finalement fortement de son concurrent Mario Kart dans son mode de jeu et sa durée de vie. Dans la longueur, Gameloft devra toutefois régler quelques problèmes, notamment le système de progression, pour rendre le jeu pérenne. Le fait qu’il devienne gratuit si rapidement après sa sortie nous indique qu’il peine à faire sa place sur le marché. Il est en effet loin d’être le succès qu’est son cousin Disney Dreamlight Valley. Celui-ci n’est d’ailleurs disponible qu’en accès anticipé, même un an après sa sortie. L’ouverture gratuite à tous permettra sans doute de ramener de nombreux joueurs sur le circuit.
Nous recommandons fortement Disney Speedstorm à tous les fans Disney et avides consommateurs de jeux de course ! Pensez-vous y jouer ?
