La division Experiences de The Walt Disney Company, qui regroupe les parcs à thème, la flotte de croisières ou encore le resort Aulani à Hawaï, procède actuellement à des licenciements. Selon une source proche du dossier non autorisée à s’exprimer publiquement et relayée par LA Times, entre 100 et 200 personnes seraient concernées. Disney a décliné tout commentaire.
Ces réductions d’effectifs résultent d’une évaluation régulière des priorités, des investissements et des calendriers de projets de la division. Elles touchent aussi Walt Disney Imagineering à Glendale. Le groupe, basé à Burbank, indique disposer actuellement de plus de projets liés aux parcs en cours de développement que jamais auparavant. Les employés concernés doivent être informés d’ici la fin de la journée de mercredi.
Une division centrale pour les résultats du groupe
La division Experiences constitue le principal moteur économique de Disney. Sur l’exercice fiscal 2025, elle a généré 36,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et plus de 56 % du résultat opérationnel total de l’entreprise. En raison de ce poids, les analystes suivent de près la fréquentation des parcs, en particulier celle des visiteurs internationaux aux États-Unis. Disney avait précédemment évoqué des « vents contraires liés à la fréquentation internationale » dans ses parcs américains ; cette tendance s’est depuis « modérée », selon les dirigeants lors de la dernière conférence sur les résultats en août.
On ignore encore quels postes précis seront touchés et quels projets ils concerneront. Le parc Disney prévu à Abu Dhabi ? Le développement d’autres projets internationaux ?
Un mouvement qui s’inscrit dans un contexte plus large
Ces licenciements interviennent alors que d’autres secteurs de Disney, notamment les ressources humaines et les équipes technologiques, ont également été touchés par des suppressions de postes. Par ailleurs, l’entreprise a proposé plus tôt ce mois-ci des packages de retraite anticipée à certains salariés plus âgés. La présente vague de licenciements n’est pas liée à ces mesures antérieures.
Ces décisions s’inscrivent dans la volonté du nouveau directeur général de Disney, Josh D’Amaro, d’affiner la stratégie du groupe et de lui permettre de réagir plus rapidement aux évolutions de l’industrie du divertissement. Disney n’est pas le seul acteur à réduire ses coûts. Hollywood traverse une phase de consolidation qui affecte une large partie de la Californie du Sud. Les salariés de Skydance, le nouveau nom issu du rapprochement entre Paramount Skydance et Warner Bros. Discovery, se préparent également à des licenciements, le groupe visant 6 milliards de dollars d’économies sur trois ans.
