À bord du Disney Destiny, ce paquebot qui voguera bientôt sur les mers sous l’égide de Disney Cruise Line, un lieu murmure les secrets d’une élégance vénéneuse. De Vil’s Piano Lounge, un bar exclusif réservé aux adultes, rend hommage à Cruella d’Enfer ou (de Vil en anglais), cette icône machiavélique née des studios d’animation Disney dans Les 101 Dalmatiens et réinventée en 2021 au cinéma en live-action. Inauguré dans le cadre des premières révélations sur le navire, ce lounge piano s’inscrit dans la tradition des espaces thématiques Disney, où chaque détail évoque un univers cinématographique. Ouvert sur le Grand Hall, il invite à une soirée sophistiquée, bercée par les notes d’un piano tacheté et les reflets d’une fibre optique fantomatique. Cet article explore les méandres de ce sanctuaire rouge, noir et blanc, en s’appuyant sur les premières images et descriptions officielles de Disney.
Noir, blanc et rouge
L’âme de De Vil’s Piano Lounge réside dans son décor, un clin d’œil assumé au style Hollywood Regency – ce courant décoratif des années 1930 qui mêle opulence et modernité, avec ses lignes courbes et ses contrastes audacieux. Le lounge est adorné dans la palette de couleurs signature de Cruella : rouge, noir et blanc. Ces teintes dominent l’espace, créant une atmosphère à la fois théâtrale et intime, où les murs sombres absorbent la lumière tamisée pour mieux la restituer en éclats calculés.

Au cœur de la pièce trône un piano spectaculaire, couvert de motifs tachetés évoquant la fourrure convoitée par la vilaine héritière. Derrière cet instrument, un mur dissimule une installation de fibre optique : une silhouette de Cruella qui apparaît et disparaît comme un spectre luminescent, projetant une lueur éthérée sur les touches d’ivoire. Un piano tacheté accrocheur invite les mélomanes à s’asseoir pour une improvisation nocturne. L’une des prouesses architecturales du lieu réside dans son ouverture latérale sur le Grand Hall, le grand atrium du Disney Destiny. De là, les convives peuvent siroter un verre en surplombant l’animation du navire – un ballet de passagers et de serveurs sous les lustres cristallins –, transformant le lounge en belvédère privilégié.

Les photographies publiées accompagnant le premier aperçu – une vue d’ensemble du bar avec son comptoir incurvé et ses banquettes en velours noir, une autre zoomant sur le piano luminescent, et une troisième capturant l’ouverture vers le Hall – révèlent une attention maniaque aux détails. Des motifs de dalmatiens stylisés ornent discrètement les tissus, tandis que des accessoires comme des chaises aux accoudoirs en forme de griffes ajoutent une pointe d’ironie cruellesque. Ce lounge, exclusivement adulte, s’oppose ainsi à l’effervescence familiale des autres espaces du Destiny, offrant un havre pour ceux qui cherchent à s’éloigner du tumulte sans quitter le cœur du navire.
Les apparitions de Cruella en personne
Ce qui distingue De Vil’s Piano Lounge de simples bars thématiques, c’est son intégration à des expériences interactives centrées sur Cruella elle-même. Deux nouveautés font de la vilaine un personnage récurrent, transformant le lounge et ses abords en scène vivante. La première se déroule juste devant l’entrée, dans le Grand Hall : une « piste de défilé » où les croisiéristes sont invités à défiler pour un styling audacieux. Cruella, en chair et en os – ou plutôt en fourrure synthétique, commentera les tenues avec son franc-parler légendaire. Elle flattera les choix exquis ou offrira des conseils honnêtes aux passagers.

Si la chanson iconique « Cruella de Vil » retentit à bord, la diva pourrait même enrôler des volontaires pour une “treble-making” – un jeu de mots espiègle sur “trouble” et les notes musicales, réinterprétant le morceau en une ode plus flatteuse. Ces interactions, imprévisibles et théâtrales, s’étendront potentiellement au lounge, où les notes du piano pourraient s’accorder à ses caprices vocaux. Pour les fans de la franchise, ce sera l’occasion rare de côtoyer l’antihéroïne au-delà de l’écran, dans un cadre qui flirte avec le kitsch sans jamais y sombrer.
Un nectar pour âmes audacieuses : la carte des cocktails signés Cruella
Aucun lounge ne saurait exister sans une sélection de breuvages qui en sublime l’essence, et De Vil’s ne déroge pas à la règle. La carte met l’accent sur des créations avant-gardistes, complément à l’héritage glamour de Cruella, avec une palette de boissons qui oscillent entre sophistication et subversion. Parmi les signatures, le Fashionista se compose de tequila Patrón Añejo Cristalino infusée aux fraises et bananes lyophilisées, relevée de liqueur de banane, nectar d’agave et jus de citron vert frais. Ce cocktail, aux notes fruitées et épicées, évoque les excès d’une garde-robe excentrique, avec une texture veloutée qui danse sur le palais comme un motif dalmatien.

Pour les palais tempérés, le Fearless Sir Galahad propose une option sans alcool : un bourbon non alcoolisé Free Spirits, sirop d’érable vieilli en fût de bourbon, bitters Angostura et une fumée aromatique qui enveloppe le tout d’un voile mystique. Bien que la carte complète reste à dévoiler, ces deux entrées promettent une variété qui s’étendra probablement à des classiques revisités. Servis par un personnel en livrée bicolore, ces nectars invitent à une dégustation contemplative, rythmée par les accords du piano.

Un lounge qui préfigure l’aventure
De Vil’s Piano Lounge n’est qu’un chapitre dans le roman maritime du Disney Destiny, ce troisième navire de la classe Wish attendu pour une mise à l’eau en 2025. En positionnant Cruella au centre d’un espace aussi raffiné, Disney Cruise Line réaffirme sa maîtrise des thèmes antagonistes, transformant la méchanceté en divertissement sophistiqué – une recette qui a déjà fait ses preuves. Pour réserver une cabine et goûter à ces soirées envoûtantes, les voyageurs avertis peuvent consulter les itinéraires sur DisneyCruise.com, où les premières traversées du Destiny dessinent déjà des escapades vers les Caraïbes ou l’Europe.
Ces premières images laissent entrevoir un lounge qui transcende le simple rafraîchissement : un théâtre miniature où l’élégance frôle l’excès, et où chaque verre levé pourrait bien sceller un pacte avec la mode la plus impitoyable. À bord du Destiny, Cruella ne vole plus seulement les fourrures ; elle conquiert les nuits, une note à la fois.
