Il y a plus d’un an, Disney a procédé à une purge massive dans son catalogue original sur Disney+ dans le monde entier, retirant des séries telles que Big Shot, Willow et Le Mystérieux Cercle Benedict. Si de nombreux films supprimés ont été mis à disposition à l’achat ou à la location numérique sur des sites comme Amazon, très peu de séries ont été mises à disposition ailleurs.
Togo, Une Lueur d’Espoir et d’autres contenus de Disney+ supprimés du jour du lendemain
Ces titres ont été supprimés dans le cadre d’une charge de « dépréciation », les considérant comme des contenus sous-performants et donc peu rentables. En amputant ses services de streaming de dizaines de contenu, Disney a ainsi pu faire des économies de plusieurs centaines de millions de dollars l’an passé (on parle de deux milliards à vrai dire). Les contenus étant supprimés, la firme aux grandes oreilles n’a plus à verser l’équivalent des droits d’auteur et de copyright aux acteurs, réalisateurs et scénaristes des productions au moment de la déclarations d’impôts.

Disney a également vendu certaines séries originales comme Nautilus et Les Chroniques de Spiderwick à d’autres services de streaming ou chaînes de télévision pour récupérer une partie des recettes plutôt que de les diffuser eux-mêmes. Malheureusement, après mai et juillet 2023, Disney procède au mois de septembre 2024 à une nouvelle purge et décide de supprimer d’autres séries et films originaux de ses plateformes de streaming, dont Disney+ et Hulu dans le monde entier.
Certains des programmes et films supprimés en France :
- Une Lueur d’Espoir,
- Togo,
- Genius MLX/X,
- FreeKs,
- Living For The Dead,
- Love in Fairhope,
- Narco Wars,
- Science Project,
- Tout est Possible : Le Retour,
- Voyage au Bout de l’Enfer…

D’autres contenus ont été supprimés à l’étranger comme :
- Hailey sauve le Monde,
- Des Zombies au Collège !,
- Extrêmement Piquant : l’Industrie du Piment,
- Pêche à Haut Risque,
- Le Saturdays, ma Vie en Rollers,
- America’s Funniest Home Videos : Animal Edition,
- Top Ten : 80’s,
- Love & WWE : Bianca & Montez,
- Farm Dreams,
- Habiter la Nature,
- Le Tour du Monde de Jeff Jenkins,
- Cesar Millan : Tel Maître, Tel Chien…

Cette liste de séries, émissions et films va probablement continuer à s’allonger dans les jours à venir, car nous avons vu par le passé que Disney prend parfois quelques jours pour effectuer ces suppressions globales. D’autant plus qu’elle a également annulé certains programmes… D’autres contenus pourraient donc disparaître ! Il y a d’ailleurs d’excellents contenus originaux sur cette liste, tels qu’Une Lueur d’Espoir et Togo. C’est d’autant plus frustant de les voir disparaître…
Espérons désormais que certains de ces films réapparaissent un jour ou l’autre sur des services de location ou achat comme ce fut le cas pour Le Cratère ou Clouds.
Il convient également de noter que la fin du mois de septembre marque la fin de l’exercice financier de The Walt Disney Company, et il semble que Disney se prépare à amortir certains actifs sous-performants pour continuer à faire en sorte que Disney+ atteigne la rentabilité. Disney a pour objectif de rendre sa division de streaming rentable d’ici la fin de 2024, donc ces réductions supplémentaires l’aideront à atteindre cet objectif.
D’autres services de streaming, dont Paramount+ et Max, ont déjà procédé à des suppressions similaires par le passé. De plus, avant l’ère du streaming, quand des contenus diffusés en linéaire à la télévision ne rencontraient pas le succès, ils étaient vite écartés des grilles et n’étaient jamais rediffusés. Dans le cas du streaming, quand tant de personnes considèrent Disney+ comme leur propre vidéothèque personnelle, ils finissent forcémet par s’énerver quand des éléments de cette vidéothétique sont supprimés du jour au lendemain.
Ce sentiment est d’autant plus frustant quand on sait que Disney+ poursuit sa politique d’augmentation tarifaire en réduisant en parallèle la richesse et la diversité de ses contenus originaux. Disney continue également d’altérer la confiance nouée avec ses clients en supprimant sans préavis ces contenus alors que d’autres géants comme Netflix prennent au moins la peine de les prévenir environ un mois avant. Disney se met aussi une belle épine dans le pied puisque la plupart des contenus supprimés sont indisponible sur support vidéo physique, laissant ainsi le piratage aller bon train.
Oui, Disney souhaite améliorer ses résultats financiers depuis des années et viser la rentabilité pour le streaming. Oui, Disney aurait tort de ne pas scruter tous ses programmes sous-performants. Mais tout cela n’est pas sans conséquences : moins de programmes originaux et moins de contenus patrimoniaux, des tarifs toujours plus onéreux, et une confiance avec ses abonnés bel et bien sapée.
