Ce 1er juin 2026, de nombreux abonnés de Disney+ ont découvert la disparition soudaine de dizaines de films, principalement issus du catalogue 20th Century Studios et produits ou coproduits par New Regency.
Sans aucun communiqué officiel ni notification dans l’application, la plateforme a retiré simultanément 80 films (au moins) à travers le monde.
La fin anticipée d’un accord avec New Regency
Cet important nettoyage résulte de la décision de Disney de mettre un terme plus tôt que prévu à son accord de distribution avec New Regency. L’accord, hérité du rachat de 20th Century Fox en 2019 et renouvelé en 2021, devait initialement courir jusqu’à fin 2026.
Bien que Disney détienne 20 % de New Regency, cette dernière reste une entité indépendante qui gère librement ses droits. Disney ne gèrait que la distribution en salles de ces films. New Regency contrôle égénralement la distribution de ses productions pour le streaming. Le studio avait noué une sorte d’accord qui permettait à Disney de diffuser ces films sur Disney+. Mais Disney n’est pas le propriétaire des droits de diffusion de ces films en streaming. Il s’agissait simplement d’une sorte de location.
Liste des films retirés (non exhaustive)
Voici la liste des titres identifiés :
- A Cure for Life (2016)
- Ad Astra (2019)
- Alvin et les Chipmunks (2007)
- Alvin et les Chipmunks 2 (2009)
- Alvin et les Chipmunks 3 (2011)
- Alvin et les Chipmunks : À Fond la Caisse (2015)
- Appelez-Moi Dave (2008)
- Au Bout de la Nuit (2008)
- Bienvenue à Monte-Carlo (2011)
- Big Mamma (2000)
- Big Mamma 2 (2006)
- Big Mamma : De Père en Fils (2011)
- Big Movie (2007)
- Birdman ou (Les Vertus Insoupçonnées de l’Ignorance) (2014)
- Black/White (2005)
- Blessures Secrètes (1993)
- Bohemian Rhapsody (2018)
- Brazil (1985)
- Bye Bye Love (2003)
- Copycat (1995)
- Crimes et Pouvoir (2002)
- Des Étoiles Plein les Yeux (2004)
- Elektra (2005)
- Endiablé (2000)
- Fantastic Mr. Fox (2009)
- Fight Club (1999)
- Girl Next Door (2004)
- Gone Girl (2014)
- Haute Voltige (1999)
- Heat (1995)
- Il Était une Fois en Amérique (1984)
- Infidèle (2002)
- Jackpot (2008)
- JFK (1991)
- Jumper (2008)
- Girl Next Door (2004)
- La Liste Noire (1991)
- Le Client (1994)
- Le Droit de Tuer (1996)
- Le Maître du Jeu (2003)
- Le Roi de la Comédie (1983)
- Le Songe d’une Nuit d’Été (1999)
- Legend (1985)
- Les Heures Sombres (2011)
- Les Mots Retrouvés (2005)
- Les Stagiaires (2013)
- L’Homme en feu (2004)
- L’Exception à la Règle (2016)
- Love, et Autres Drogues (2010)
- Lucky Girl (2006)
- Made in America (1993)
- Man on Fire (1987)
- Man on Fire (2004)
- Marley et Moi (2008)
- Ma Super Ex (2006)
- Meilleures Ennemies (2009)
- Mirrors (2008)
- Mords-Moi Sans Hésitation (2010)
- Négociateur (1998)
- Night and Day (2010)
- Noé (2014)
- Pas un Mot (2001)
- Piège à Grande Vitesse (1995)
- Piège en Haute Mer (1992)
- Sommersby (1993)
- Spartatouille (2008)
- Stay (2005)
- Sunchaser (1996)
- The Fountain (2006)
- The Revenant (2015)
- The Sentinel (2006)
- Tigerland (2000)
- Time Out (2011)
- True Story (2015)
- Tueurs Nés (1994)
- Une Virée en Enfer (2001)
- Voisin contre Voisin (2006)
- Welcome Back (2015)
Note : Certains titres peuvent légèrement varier selon les éditions ou les pays francophones (France, Belgique, Québec, etc.).
Ce retrait massif est l’un des plus importants jamais opérés par Disney+ en termes de longs-métrages. Il dépasse même, en nombre de films, la fameuse vague de suppressions de 2023, qui avait surtout touché des séries.

Notez que tous les films récents produits par New Regency Productions pour 20th Century Studios ont déjà disparu depuis un moment de la plateforme (du moins en France) et ont été loués à d’autres (Barbare, Amsterdam, The Creator…). Mais ces derniers pourraient revenir ultérieurement.
C’est dans tous les cas assez frustrant pour les cinéphiles que nous sommes… Beaucoup d’entre eux sont des œuvres de qualité, qui portent le logo 20th Century Studios au générique et que l’on aurait aimé voir disponibles de manière permanente sur la plateforme. Mais les contrats, eux, ne s’embarrassent pas d’idéaux. On ne peut qu’espérer que Disney parvienne rapidement à signer un nouvel accord de licence, idéalement mondial, pour que ces titres puissent faire leur retour, ou au moins bénéficier d’une durée d’exploitation plus longue. Le fait que le groupe détienne (toujours) pourtant 20 % de New Regency rend la situation d’autant plus paradoxale et agaçante.
Et comme souvent avec ce type d’opérations, Disney+ n’a fourni aucune explication ni préavis. Les abonnés se sont rendus compte des disparitions seulement en cherchant les films dans le catalogue. Cette pratique silencieuse commence sérieusement à lasser. Mais peut-être cette affaire incitera-t-elle Disney à repenser en profondeur sa relation avec New Regency et à mettre fin à une collaboration de longue date qui, manifestement, ne profite plus pleinement à la plateforme.

