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MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025

Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Josh D’Amaro à la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025

Josh D’Amaro, actuel président de la division Disney Experiences, a captivé l’audience lors de la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025, en participant à une session de questions-réponses très attendue. Représentant The Walt Disney Company, D’Amaro a succédé au PDG Bob Iger, qui s’était exprimé à cet événement l’année précédente. Cette apparition, diffusée en direct sur le site des relations investisseurs de Disney (www.disney.com/investors), a suscité un vif intérêt, non seulement pour les annonces concernant les parcs et expériences Disney, mais aussi pour ce qu’elle révèle du positionnement de D’Amaro dans la course à la succession d’Iger. Voici un résumé détaillé de son intervention.

Un contexte sous haute tension

L’intervention de Josh D’Amaro à la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025 s’inscrit dans un moment clé pour la firme aux grandes oreilles. Alors que Bob Iger, PDG emblématique, prépare sa sortie progressive, le conseil d’administration examine plusieurs candidats en interne pour lui succéder, parmi lesquels D’Amaro, mais aussi Dana Walden et Alan Bergman, co-présidents de Disney Entertainment, ainsi que Jimmy Pitaro, président d’ESPN (bien que ce dernier ait exprimé son désintérêt pour le poste). La participation de D’Amaro à cet événement prestigieux, organisé par MoffettNathanson – une firme reconnue pour ses analyses pointues des secteurs médias, technologies et télécommunications – est perçue comme une opportunité de renforcer sa stature auprès des investisseurs et des médias. Cette conférence, qui attire gestionnaires de fonds, ligues sportives et consultants stratégiques, est une vitrine idéale pour un dirigeant souhaitant asseoir son influence.

MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025

Au cœur de l’intervention de Josh D’Amaro : la division qu’il chapeaute depuis mai 2020, Disney Experiences, qui englobe les destinations Disney, les croisières Disney, Walt Disney Imagineering, les produits dérivés, les jeux vidéos, les publications et bien plus encore. Il a insisté sur le rôle central de cette branche dans la stratégie globale de Disney, soulignant que les parcs restent un moteur de croissance malgré un environnement économique incertain. « Nos expériences sont uniques parce qu’elles reposent sur des histoires qui résonnent avec des générations entières », a-t-il déclaré, mettant en avant l’utilisation stratégique des propriétés intellectuelles pour enrichir les attractions.

D’Amaro a évoqué plusieurs projets en cours, bien que sans révéler de détails précis sur de nouvelles attractions. Il a cependant rappelé l’engagement de Disney à investir massivement dans ses parcs, citant les propos de Bob Iger en 2024 selon lesquels « presque toutes » les nouvelles attractions s’appuieraient sur des IP populaires. Parmi les exemples récents, on peut noter l’intégration de franchises comme Star Wars, Marvel ou La Reine des Neiges dans les parcs, qui continuent de séduire un public mondial. Il a également mentionné l’expansion de la Disney Cruise Line, avec de nouveaux navires prévus pour renforcer la présence de la compagnie dans le secteur des croisières.

Répondre aux attentes des investisseurs

Face à un parterre d’analystes financiers, Josh D’Amaro a abordé les défis opérationnels et économiques auxquels Disney est confrontée. Il a reconnu les pressions inflationnistes et les préoccupations des consommateurs concernant le coût des séjours dans les parcs, mais il a défendu la stratégie de la société visant à offrir une « valeur premium ». « Nos clients recherchent des expériences immersives et mémorables, et nous continuons d’innover pour répondre à ces attentes », a-t-il affirmé. Il a également évoqué les efforts pour optimiser les opérations, notamment via l’utilisation de technologies qui améliorent l’expérience client tout en augmentant l’efficacité.

Un point notable de l’intervention a été la discussion sur la concurrence, notamment avec l’ouverture imminente d’Universal Epic Universe, le nouveau parc d’Universal Studios Florida prévu ce mois-ci. Sans mentionner directement ce rival, D’Amaro a insisté sur la singularité de l’écosystème Disney, qui combine parcs, hôtels, croisières et produits dérivés pour créer une « magie » inimitable. Cette réponse, mesurée mais confiante, a rassuré les investisseurs sur la capacité de Disney à maintenir son leadership dans l’industrie du divertissement thématique. L’exécutif est persuadé que l’ouverture de ce nouveau parc ne sera que bénéfique pour Disney.

Leadership et succession : D’Amaro sous les projecteurs

Si l’intervention de D’Amaro à la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025 était officiellement centrée sur Disney Experiences, elle a également été scrutée pour ce qu’elle dit de son profil de dirigeant. En prenant la parole à la place d’Iger, D’Amaro a démontré sa capacité à représenter l’ensemble de l’entreprise auprès d’un public exigeant. Sa présentation, fluide et charismatique, a renforcé l’idée qu’il est un sérieux prétendant au poste de PDG. Les analystes présents ont noté son aisance à jongler entre les détails opérationnels et une vision stratégique à long terme, une qualité essentielle pour succéder à Iger.

Certains observateurs ont interprété le choix de D’Amaro pour cet événement comme un signal délibéré de la part de Disney. En effet, Iger a récemment réduit ses apparitions publiques, laissant ses lieutenants – comme D’Amaro ou Dana Walden, qui a représenté Disney à un autre événement investisseur – prendre la lumière. Cette stratégie semble conçue pour tester la capacité de ces cadres à incarner l’avenir de l’entreprise tout en préparant les investisseurs à une transition en douceur.

Les perspectives de ce dirigeant

L’intervention de D’Amaro à la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025 a été largement saluée pour son ton optimiste et sa clarté. On peut malgré tout rester critique sur son bilan à la tête de la division, même s’il a de prime abord le profil idéal, du moins le charisme nécessaire au poste suprême. Il est en grande partie le responsable de l’augmentation significative des coûts dans les Resorts un peu partout dans le monde, à commencer par la Floride et la France. Prix des billets, des hôtels, des repas et des services additionnels comme Genie+ : tout y est passé à vrai dire et pas toujours de la bonne manière. Josh D’Amaro est aussi le fils prodige de Bob Iger en ce sens qu’il ne jure, lui aussi, que par les franchises, quitte à être indulgent sur l’ambition créative et privilégier l’homogénéisation des expériences dans le monde.

Sous ses airs avenants, Josh D’Amaro manque aussi clairement de transparence sur certains projets majeurs. Par exemple, lors du D23 : The Ultimate Disney Fan Event, il a annoncé pour Walt Disney World Resort des projets excitants comme une zone Monstres & Cie, une autre dédiée à Encanto, La Fantastique Famille Madrigal et Indiana Jones ou encore une autre inspirée de Cars. Mais à côté de ça, ce dernier a été épinglé pour l’absence d’informations sur d’autres projets controversés, comme la disparition de zones existantes (Grand Avenue, DinoLand, USA ou encore les Rivers of America), des rénovations majeures ou un manque de considération pour certaines destinations (Hong Kong et Paris en tête).

Malgré ses dires, il est évident que Disney perd du terrain face à Universal, en particulier avec l’ouverture prévue d’Epic Universe. Les critiques pointent une stagnation relative dans l’innovation des parcs Disney par rapport à la concurrence, qui propose des attractions audacieuses et de nouvelles expériences, même si leur envergure ne peut pas être comparée certaines fois à ce que produit Disney en temps normal. Le client ne prend pas en considération simplement le sens du détail comme facteur unique de visite. Certains analystes estiment que D’Amaro n’a pas su anticiper cette menace concurrentielle, ce qui pourrait affecter la domination historique de Disney dans l’industrie des parcs à thème. On commence déjà le voir en Europe

Ajoutez à cela son plan social qui a entraîné la suppression de 28 000 emplois dans les parcs à thème aux États-Unis en raison de la pandémie de COVID-19, alors que la firme était suffisamment robuste financièrement pour protéger ses employés… Enfin, et il faut le dire, Josh D’Amaro passe pour la figure de « favorisé » ou de « protégé » en raison de son charisme et de son image publique, ceci afin de détourner l’attention des critiques vers d’autres dirigeants. Cette perception suggère que Josh D’Amaro échappe à une responsabilité pleine et entière pour certaines décisions impopulaires…

Malgré tout, les investisseurs présents à la MoffettNathanson Media, Internet & Communications Conference 2025, attentifs aux moindres indices sur la direction future de Disney, ont apprécié son focus sur l’innovation et la résilience de la division Disney Experiences, qui représente une part significative des revenus de l’entreprise.

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