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Disneyland Paris

Disneyland Paris se défait de ses 350 intermittents du spectacle

Suite à un article du (Le) Monde paru le 3 avril, la rédaction du (Le) Parisien a pris contact avec la direction de Disneyland Paris (actuellement fermé aux Visiteurs) concernant la situation de ses plusieurs centaines de ses employés qui sont intermittents du spectacle. Après avoir informé l’ensemble de son personnel des nouvelles mesures prises depuis le 1er avril, le Resort a dû demander une rupture de contrat avec quelques 350 comédiens, danseurs, cascadeurs, mais aussi personnels techniques qui travaillaient ou aurait dû travailler sur les saisons La Célébration de La Reine des Neiges, la Saison des Super-Héros Marvel et le spectacle Mickey et le Magicien.

Disneyland Paris met fin au contrat de ses intermittents

Le 1er avril dernier, la direction des ressources humaines a transmis un courriel à tous ses intermittents leur demandant « une rupture amiable [de leur] contrat de travail » pour « circonstances exceptionnelles ». Les concernés, qui ont été rémunérés jusqu’au 31 mars, n’avaient alors que 24h pour bien vouloir confirmer leur accord de rupture de contrat qui prenait fin le 1er avril. Le groupe Euro Disney S.C.A justifie cette démarche, n’ayant actuellement « aucune visibilité sur la reprise [des] activités et les conditions de performance [étant] également incertaines » du fait de la crise liée à la pandémie du COVID-19.

intermittents mickey et le magicien

Si l’idée du chômage partiel avait, un temps, été évoquée par Disneyland Paris (soit 84 % du salaire pris en charge par l’Etat, le reliquat étant versé par Disney) comme la quasi-totalité des autres Cast Members du Resort, il semblerait qu’une rupture anticipée de contrat à l’amiable, ait été la solution la plus facile pour certains (question de point de vue). Une grande partie des intermittents aurait refusé cette proposition de Disneyland Paris, selon les recommandations du Syndicat français des artistes interprètes de la CGT. Il convient de souligner que le chômage partiel pour les intermittents aurait eu peut-être pour conséquence de baisser leur nombre d’heures. Or, pour bénéficier du statut, un artiste ou technicien doit réaliser 507 heures par an.

L’assurance chômage et le logement maintenus

Dans cette impasse et ce « cas de force majeure » précise la direction au (Le) Parisien, cette dernière serait passée en force. Finalement, « le contrat étant interrompu, les intermittents recevront leur indemnité de congés et pourront prétendre à la couverture par le régime national et spécifique d’assurance chômage », a indiqué Disneyland Paris. « Les travailleurs intermittents arrivant bientôt à la fin de leur période de prestations chômage continueront d’être indemnisés ». Enfin, la direction assure que les intermittents qui ont vu leur contrat s’interrompre « peuvent continuer à rester dans leur logement à Disneyland Paris jusqu’à ce qu’ils puissent s’organiser, trouver un nouvel hébergement ou rejoindre leurs familles. Les intermittents sont des talents de Disneyland Paris avec qui nous collaborons depuis de très longues années. Nous continuerons à avoir recours aux intermittents à l’avenir dès lors que la situation le permettrait. »

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