L’univers de Predator, cette saga iconique de science-fiction née en 1987 avec Arnold Schwarzenegger en tête d’affiche, continue de s’étendre. Alors que le prochain opus cinématographique, Predator : Badlands, est attendu en salles pour novembre 2025, Marvel Comics vient d’annoncer une préquelle en bande dessinée qui enrichira l’histoire avant même la sortie du film. Cette initiative, fruit d’une collaboration étroite entre les studios de cinéma et l’éditeur de comics, promet de plonger les fans dans les origines d’un nouveau chasseur extraterrestre, tout en reliant les fils narratifs de la franchise.
Quand le cinéma inspire la bande dessinée, et vice-versa
Dirigé par Dan Trachtenberg, déjà acclamé pour son Prey (2022) qui revisitait les racines amérindiennes de la chasse au Predator, Predator : Badlands marque une étape inédite dans la série. Pour la première fois, un film de la franchise puise explicitement dans l’héritage des comics Predator, souvent publiés chez Dark Horse avant le rachat par Disney. Trachtenberg, passionné par ces sources, a collaboré directement avec les auteurs du comic pour assurer une cohérence parfaite. « Badlands est le premier film Predator à s’inspirer si fidèlement des bandes dessinées », confie le réalisateur dans un communiqué, soulignant comment cette préquelle BD agit comme un « compagnon parfait » au long-métrage.

Le film, produit par 20th Century Studios, se déroule dans un futur lointain sur une planète isolée. Il met en scène Dek, un jeune Predator banni de son clan, qui forge une alliance improbable avec Thia, une humaine incarnée par Elle Fanning. Ensemble, ils affrontent des dangers extrêmes en quête d’un adversaire ultime. Le casting inclut également Dimitrius Schuster-Koloamatangi dans le rôle de Dek, apportant une dimension physique et culturelle au personnage yautja – le nom de l’espèce des Predators. Prévu pour le 7 novembre 2025 aux États-Unis et deux jours plus tôt en France, ce thriller de science-fiction mêle action, drame et exploration, avec un budget qui promet des effets spéciaux à la hauteur de la réputation de la saga.
Les racines d’un chasseur : l’intrigue de la préquelle en comic
Intitulé Predator : Badlands #1, ce one-shot – un numéro unique – sortira le 12 novembre 2025, soit quelques jours après le film, chez Marvel Comics. Écrit par Ethan Sacks, un habitué des titres Star Wars chez l’éditeur, le comic explore les jeunes années de Dek. Dans cette histoire, le père du jeune yautja lui confie une mission en apparence simple : récupérer une technologie perdue dans l’épave d’un vaisseau spatial abandonné. Mais à l’intérieur gît une menace ancestrale et mortelle, forçant Dek à prouver sa valeur et à affronter des périls qui forgeront son destin.
Sacks, fan de longue date de la franchise, décrit ce projet comme « la chance de chasser avec les yautja ». Il insiste sur l’intégration narrative : « Nous avons veillé à ce que cette préquelle s’insère dans la saga cinématographique comme une pièce de puzzle, offrant aux fans une expérience plus profonde et enrichie. » Les illustrations sont signées Elvin Ching, qui fait ses débuts chez Marvel après avoir participé au programme Art Atelier de l’éditeur, avec des encrages d’Oren Junior et une couverture épique de Juan Ferreyra. Trachtenberg signe lui-même une préface, renforçant le lien entre les deux médiums.
Un héritage enrichi pour une franchise en pleine renaissance
Depuis ses débuts avec Predator de John McTiernan, la saga a évolué, passant par des crossovers comme Aliens vs. Predator et des reboots variés. Prey, le précédent film de Trachtenberg, a revitalisé la licence en 2022 avec un succès critique (94% sur Rotten Tomatoes) et une approche plus intimiste, centrée sur une guerrière comanche au XVIIIe siècle. Badlands poursuit cette veine innovante, en introduisant pour la première fois une protagoniste féminine humaine au premier plan – Elle Fanning, connue pour ses rôles dans Maléfique ou The Great – et en explorant la psychologie des Predators eux-mêmes.

Cette préquelle comic n’est pas un simple gadget marketing ; elle unifie le lore de la franchise, embrassant à la fois les nouveaux récits et les héros originaux. Comme le note Sacks, elle permet d’approfondir les motivations de Dek, un « paria » dont les aventures pourraient révéler des facettes inédites des yautja, ces chasseurs extraterrestres obsédés par le trophée et l’honneur. Des indices dans le comic, comme des forces robotiques ou anciennes, laissent présager des twists qui résonneront dans le film, sans en spoiler l’essentiel.
L’engouement des fans et les perspectives d’avenir
L’annonce, faite le 21 août 2025 par Marvel, a déjà suscité un vif intérêt sur les réseaux sociaux et forums spécialisés, où les amateurs spéculent sur les connexions avec les comics passés, comme ceux de Dark Horse ou les récents Predator Kills the Marvel Universe. Trachtenberg, en évoquant un « rêve devenu réalité » de voir Dek en action dans un comic, tease une possible expansion multimédia pour la franchise, peut-être vers des séries animées ou d’autres one-shots.
Pour les collectionneurs, Predator : Badlands #1 est disponible en précommande dans les librairies spécialisées en bandes dessinées, avec des variantes de couverture potentielles. Le film, quant à lui, sortira en salles le 5 novembre 2025, promettant une intensité propre à la saga – déconseillé aux plus jeunes. Cette préquelle Marvel n’est pas qu’un prologue ; elle incarne la vitalité d’une franchise qui, près de quarante ans après ses débuts, continue de traquer de nouveaux horizons narratifs, mêlant chasse impitoyable et alliances inattendues. Les fans de science-fiction ont de quoi aiguiser leur appétit en attendant novembre.
