Alors que se tenait ce dimanche 15 mars 2026 la 98e cérémonie des Oscars qui récompensait les films de l’année passée, deux jours plus tôt avait lieu la 46e édition des Razzie Awards qui sacrait les films qui ont beaucoup moins convaincu les critiques et le public. Cette année, Disney a obtenu huit nominations dont sept rien que pour Blanche Neige et une pour Tron : Ares.
Deux Razzie mérités pour Blanche Neige
Au bout du compte, Jared Leto n’a pas reçu le prix du Pire Acteur qui a été finalement remporté par le rappeur et comédien Ice Cube pour l’étrange film catastrophe La Guerre des Mondes (qui a décroché cinq prix dont celui du Pire Film et du Pire Scénario). En revanche, Blanche Neige a remporté deux Razzie Awards mais pour des personnages précis, les Sept Nains artificiels qui ont été honorés par les prix du (des) Pire(s) Acteur(s) dans un Second Rôle et du Pire Ensemble à l’écran.

Ces deux prix ne sont pas du tout étonnants et sont même mérités tant les Sept Nains (ou créatures magiques) ont constitué l’un des plus gros défauts de cette adaptation en prises de vues réelles. Leur apparence en CGI a été une catastrophe visuelle insultant véritablement chef-d’œuvre animé de 1937.
L’après Blanche Neige pour Rachel Zegler
Sorti l’année dernière, Blanche Neige a eu un parcours chaotique avant, pendant et après sa sortie. La promotion s’est réduite au strict minimum, du jamais vu (hors pandémie) pour un film Disney de cet ampleur.
Que l’on aime ou pas le film, il est impossible de ne pas rappeler que Rachel Zegler a subi (tout comme Gal Gadot) des coups et de la violence gratuite mais l’artiste a su garder la tête haute. Dans une interview récente accordée au magazine Harper’s Bazar, Rachel Zegler est revenue sur les critiques concernant son apparence et avoue qu’elle a vécu une période difficile.
« On m’a dit que je n’étais pas assez ‘d’une certaine façon’ pour West Side Story et trop ‘d’une autre’ pour Blanche Neige. C’était une période vraiment déroutante, surtout à une vingtaine d’années, d’entendre ça. J’ai grandi fière d’être Colombienne : manger la nourriture, porter les robes, boire le café, faire toutes ces choses qui étaient si intrinsèques à mon identité d’enfant et à celle d’adulte. Mais je pense qu’on peut argumenter que, du moins aux yeux du public, quand on est deux choses à la fois, on n’est rien. […] Je refuse de m’assimiler pour le confort de qui que ce soit. »
Après Blanche Neige, la jeune actrice s’est retirée temporairement du cinéma pour tenir le premier rôle de la comédie musicale Evita à Londres mis en scène par Andrew Lloyd Webber. Un triomphe qui lui vaut une nomination aux Oliver Awards avant un possible transfert à Broadway. Belle revanche.


