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Odyssée de l’espace vers un monde plus écologique avec Wall•E

Walt Disney disait que “le rire n’est pas un ennemi de l’apprentissage”. Dans cette nouvelle rubrique, nous vous proposons d’apprendre en vous amusant. Retrouvez sur Disneyphile la publication régulière d’un cahier d’activité se composant d’un article liant un classique d’animation des studios Walt Disney ou un long-métrage Pixar à une thématique pédagogique. Vous y trouverez un QCM sur le film, de petits exercices ludiques dans l’esprit d’un cahier de vacances et une activité pratique à faire seul ou en famille. Téléchargez tous les documents au format PDF (téléchargement ici). Le sixième de cette série associe Wall•E aux questions environnementales.

Wall•E, un film d’espoir, vers une reconnexion à la terre 

Wall•E sorti en 2008 est le neuvième film des studios Pixar. Il est réalisé par Andrew Stanton pour une durée de 98 minutes. Souvent qualifié de « fable écologique » par les critiques, le film fut salué de plusieurs prix comme l’Oscar du Meilleur Film d’Animation. L’histoire prend place dans un futur dystopique où la terre dévastée, jonchée de déchets, n’est plus habitable par les hommes. Wall•E, dernier petit robot dont le destin est de nettoyer la terre voit son quotidien chamboulé par l’arrivée d’Eve. Robot de dernière génération, Eve est envoyé par les humains retranchés dans un vaisseau, à la recherche d’une trace de vie, témoin d’un possible retour sur terre pour l’espèce humaine. 

Wall·E

L’environnement naturel qui entoure les hommes correspond à l’ensemble des éléments naturels de la planète tels que l’air, l’eau, les végétaux, les animaux… Depuis le XXe siècle et les dérives liées à l’industrie de masse du XIXe siècle, la question de la protection de l’environnement commence à apparaitre comme un enjeu important pour ne pas dire encore à cette époque essentiel. Plusieurs auteurs comme Paul-Emile Victor (explorateur, ethnologue et scientifique français) ou le commandant Cousteau (officier de marine français) mettent à jour cette problématique en la vulgarisant à une époque ou la surconsommation et la croissance économique mettent à mal l’équilibre précaire des ressources naturelles. La situation allant toujours plus mal, le XXIe siècle ne peut dorénavant plus fermer les yeux sur cette problématique indissociable de notre époque et soulevée maintenant comme un sujet de premier ordre pour la survie des espèces vivantes de la planète. Le 3 mai 2001 est créée la charte de l’environnement par Jacques Chirac qui vise à proclamer « le droit à vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » comme un droit constitutionnel. Dorénavant, la protection de l’environnement est un devoir de l’Etat avec des enjeux politiques autant qu’un devoir individuel auquel chacun doit être sensibilisé. Le rapport à la nature : ce film questionne un peu le rapport de l’homme à la nature dans une distopie ou aucun être humain n’a connaissance de la terre et des richesses dont elle était dotée autrefois. A la fin du film, lorsque les humains retournent sur cette planète terre qui leur est inconnue, la première chose qu’ils font est de cultiver la plante sauvée par Eve et Wall•E. L’homme se connecte à nouveau à la terre, à ce qui est essentiel s’il souhaite vivre en harmonie avec elle. Cette petite plante est un symbole, celui de l’espoir et du renouveau.

Une illustration dystopique environnementale de la terre au XXIIe siècle 

Le film d’animation Wall•E porté par une animation toujours plus perfectionnée (et de plusieurs plans en prises de vue réelles) apporte une illustration de ce que la Terre est amenée à devenir d’ici le XXIIe siècle si le système de consommation et le soucis de l’environnement n’évolue pas radicalement. L’enjeu principal présenté dans le film concerne la surconsommation et le traitement des déchets. En effet, les studios Pixar dépeignent un monde où toute trace de végétation a disparu au profit d’un jonchement de déchets de toutes sortes. Ceux-ci occasionnent des montagnes hautes comme des immeubles de détritus se confondant avec le reste d’architecture abandonnée. Cette pollution est un domaine majeur de la mise en danger de l’environnement. Les déchets n’en sont qu’un des composants, avec les émissions de CO2 dû entre autres aux pots d’échappement et aux industries chimiques ou traitant d’énergies non renouvelables. Les déchets issus de la consommation sont toutefois ceux qui composent en plus grand nombre la pollution, ceux qui ont un impact particulièrement durable et néfaste, mais en parallèle, ceux sur lesquels nous pouvons avoir un impact direct. Si l’air est principalement pollué par les gaz à effet de serre, de nombreux autres composants comme l’eau, les sols et la végétation sont impactés directement par nos déchets. L’eau, sa faune et sa flore souffrent directement des détritus de types plastiques, souvent ingérés par les animaux marins, mais également des rejets chimiques qui détériorent la qualité de l’eau et toute la vie sous-marine. La pollution du sol et de la végétation passe principalement par les agricultures non raisonnées avec notamment l’utilisation de pesticides. Au-delà de la pollution à proprement parler, la déforestation et la surexploitation des sols participent également à endommager durablement et considérablement l’environnement. Les impacts sur la santé des espèces vivantes est dramatique. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, un quart des décès dans le monde est dû à un environnement insalubre. Plus de cent maladies sont également répertoriées comme découlant d’un mauvais environnement. Pour les espèces animales, la pollution détériore la qualité de leur environnement et diminue la disponibilité et la qualité de leur alimentation. De plus, les déchets souvent ingérés ou touchés par les animaux sont excessivement nocifs voir mortels pour ces derniers. 

Sur les pas de Wall•E, vers un avenir plus responsable 

De nombreuses prises de conscience s’opèrent dans le monde et de plus en plus de mesures sont prises pour interférer avec le destin tragique qui attend la Terre si rien ne change. Des associations ont vu le jour avec des préoccupations écologiques avérées. Parmi les actions actuelles de préservation de l’environnement, les énergies renouvelables sont vraisemblablement les plus grandes mesures opérées par les Etats. En effet, il est nécessaire lorsque l’on aborde des sujets liés à l’écologie, d’évoquer ces énergies. Dans Wall•E, lorsque nous avons un panorama de l’état de la Terre, on peut voir de nombreuses éoliennes, ensevelies sous les déchets. Les éoliennes sont des dispositifs qui permettent de transformer la force du vent en énergie mécanique qui est ensuite transformée en électricité. Elles prennent de plus en plus de place dans nos paysages, ce qui ne plait pas à tout le monde, mais dans Wall•E, ce ne sont pas les éoliennes qui marquent le plus l’horizon, mais les déchets sous lesquels elles se trouvent. Parmi les énergies renouvelables, les panneaux solaires photovoltaïques se développent aussi beaucoup, notamment sur les toits. Ils permettent de convertir les rayons du soleil en électricité, c’est d’ailleurs ce qui permet à Wall•E de recharger ses batteries. Elles se rechargent très rapidement alors qu’à l’accoutumée, cela prend du temps. On voit bien dans le film que le climat est aride, on note d’ailleurs des images qui ressemblent à des mirages.

Un autre mouvement, emblématique de la gestion des déchets et qui voit le jour depuis quelques années réside dans la pratique du “zéro déchet”. Cette démarche porte le bénéfice d’être à la portée de chacun, et avec une pratique de plus en plus démocratisée, elle permet de réduire considérablement l’impact des déchets sur la terre. Dans le film d’animation, Wall•E possède une conscience qui va au-delà de sa mission. Cette dernière consiste à nettoyer la Terre des déchets que les hommes ont laissé derrière eux. Il fait ce pourquoi il a été créé mais il est aussi très curieux et trouve toujours son bonheur dans ce monde poubelle. Il collectionne beaucoup d’objets qui sont triés et rangés par type. Il possède notamment des morceaux de robots du même modèle que lui, qu’il recycle lorsque qu’il a besoin de se réparer lui-même. Dans une logique similaire, le zéro déchet s’intéresse principalement à une intégration du recyclage dans nos modes de vie en parallèle d’un mode de consommation revu à la baisse. L’enjeu est de produire moins et de consommer mieux. Par des actions toutes aussi collectives qu’individuelles, les hommes sont capables de limiter leur impact sur la planète. Cela passe par des gestes simples qui peuvent aboutir petit à petit à des pratiques plus conséquentes.

Le zéro déchet consiste entre autres à : 

  • Ne plus se procurer des produits non essentiels ou dont l’intérêt serait trop éphémère,
  • Réutiliser ses produits autant que possible, investir dans des objets non jetables mais réutilisable,
  • Utiliser le moins de produits plastiques possibles, remplacer les sacs jetables par des sacs en tissu par exemple ou privilégier les contena
    nts en verre aux contenants en plastiques,
  • Planifier ses courses pour éviter le gaspillage alimentaire,
  • Se procurer sa nourriture par l’intermédiaire du vrac,
  • Faire ses produits ménagers et cosmétiques maison à base de produits non toxiques, plus respectueux de l’environnement,

Le zéro déchet prenant de l’ampleur et de plus en plus de personnes étant soucieuses de respecter un mode de vie plus en accord avec la nature et l’environnement, la tragique fin que la Terre connait dans Wall•E pourrait vraisemblablement être évitée. Les petits gestes du quotidien sont très faciles à mettre en place, de plus en plus de sites et de livres portent cette sensibilisation et apportent de nombreux conseils et astuces pour aider chaque personne à apporter sa contribution à la préservation de l’environnement. 

Un message d’espoir 

Le film d’animation Wall•E aborde le sujet de l’environnement de façon subtile, par l’utilisation de signes et d’images. Un paysage hostile, aride où l’on peut apercevoir des éoliennes croulant sous des building de déchets et ou l’homme ne peut plus vivre. Wall•E a plusieurs niveaux de lectures mais l’environnement reste un sujet majeur et d’actualité. L’homme doit prendre conscience aujourd’hui plus que jamais que le bien-être de sa planète, son lieu de vie, dépend exclusivement de la façon dont il gère son rapport à l’environnement. Le film d’animation se termine sur une magnifique note d’espoir, avec ces êtres humains revenant sur Terre et prenant soin de la plante verte comme d’un trésor inestimable. Une belle leçon dont chacun devrait s’inspirer pour préserver notre habitat.

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