Souvenirs de Tournage (Prop Culture) est une série documentaire Disney+ Original diffusée sur la plateforme de streaming Disney+ depuis le 1er mai 2020. Réalisée par Jason Henry et produite par ABC Signature, la série suit Daniel Lanigan, un collectionneur chevronné et passionné des studios de l’oncle Walt, qui part à la recherche d’accessoires emblématiques de films issus de différents labels de la firme aux grandes oreilles.
Descriptif de la saison 1
Épisode 1 – « Mary Poppins »
Dan apprend les histoires qui se cachent derrière les accessoires du classique Mary Poppins de Walt Disney.
Épisode 2 – « Tron »
Dan entre dans le monde de Tron et restaure l’un des accessoires les plus mémorables du film.
Épisode 3 – « L’Étrange Noël de Monsieur Jack »
Rencontrez avec Dan les contributeurs créatifs derrière L’Étrange Noël de Monsieur Jack.
Épisode 4 – « Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl »
Voyagez avec Dan pour découvrir les trésors de Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl.
Épisode 5 – « Chérie, J’ai Rétréci les Gosses »
Rejoignez Dan qui explore les inventions futuristes de Chérie, J’ai Rétréci les Gosses.
Épisode 6 – « Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique »
Dan enquête sur les accessoires de Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique.
Épisode 7 – » Who Framed Roger Rabbit »
Dan découvre les secrets du film primé aux Oscars Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?.
Épisode 8 – « Les Muppets, Le Film »
Partez à l’aventure sur la route avec Dan pour trouver les accessoires marquants de Muppets, Le Film.
Autour de huit épisodes d’une trentaine de minutes, la série documentaire remonte le temps avec la découverte d’accessoires des films Mary Poppins, Tron, L’Étrange Noël de Monsieur Jack, Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, Chérie, J’ai Rétréci les Gosses, Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique, Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ? et Les Muppets – Le Film. Véritable redécouverte des films ultra-populaires, ce programme permet surtout de revenir sur des films qui pour beaucoup ont marqué leur temps en terme d’innovations techniques et de production. C’est l’occasion pour Dan de rassembler dans chaque épisode de nombreux objets éparpillés ayant servi pour chacune de ces œuvres et de découvrir la spécificité de chacune de ces réalisations. De la coexistence des prises de vue réelles et de l’animation dans Mary Poppins ou Qui Veut la Peau de Roger Rabbit à l’imagerie assistée par ordinateur sur Tron en passant par l’animation en volume dans L’Étrange Noël de Monsieur Jack, la série nous en apprend un peu plus sur ces chefs-d’œuvre par le biais de tous ces petits (ou gros) objets qui ont servi et accompagné chaque instant de tournage. Dee Dee Wood, chorégraphe sur Mary Poppins explique à propos de ces accessoires : « Les gens ne voient pas leur importance jusqu’à ce qu’ils ressurgissent », et bien c’est la mission de cette série documentaire que de les faire ressurgir, leur donner à nouveau la vedette pendant quelques minutes face caméra.
Une série documentaire ficelée
Les huit épisodes qui composent Souvenirs de Tournage sont tous organisés avec un enchainement qui ne doit certainement pas grand chose au hasard. Si ils ne suivent pas tous la même logique et la même progression, ils obéissent chacun à un cheminement réfléchi. Certains épisodes ont un fil conducteur à l’image de l’épisode centré sur Tron ou celui sur Chéri, J’ai Rétréci les Gosses qui commencent par la découverte d’un accessoire en mauvais état emmené à la restauration et récupéré à la fin de l’épisode. L’intérieur même des épisodes s’inscrit ensuite dans une progression qui part le plus souvent de la découverte d’un accessoire que ce soit aux archives ou dans la collection personnelle de Dan jusqu’à la rencontre de différents intervenants du film qu’ils soient acteurs, artistes, animateurs, forgerons, décorateurs, costumiers etc. et à qui le collectionneur montre la pièce ramenée pour éveiller des souvenirs tandis que les intervenants présentent les pièces qu’eux-mêmes possèdent. Les épisodes entiers répondent ainsi à un enchainement fluide qui permet de présenter un éventail d’accessoires mais également de membres techniques et artistiques des films. Il est aussi intéressant pour le spectateur de passer de moments instructifs et techniques à des souvenirs plus émouvants et anecdotes de plateau.
Les épisodes sont également rythmés par du présent avec les investigations que mène Dan en partant à la rencontre des membres de chaque film et des accessoires qu’il recherche, et du passé avec nombre d’archives vidéos, contemporaines de la production de chaque film. Une certaine forme d’intemporalité (et donc de poésie) se dégage aussi de chacun des épisodes avec des extraits des films dont il est question, venant appuyer les souvenirs les acteurs ou les artistes ou remettre en contexte l’accessoire présenté. Cette organisation des épisodes permet de servir un dessein bien précis : celui de la nostalgie. Embarqué dans une histoire, celle de la création des chefs-d’œuvre Disney, le spectateur ne peut qu’être pris dans l’émotion qui étreint les intervenants convoqués des années après les tournages à se remémorer cette expérience de leur vie. Les quelques références faites à Walt Disney lui-même, dans l’épisode de Mary Poppins notamment, participent de ce regard nostalgique. La séquence où Richard Sherman revient sur ce temps où il venait jouer « Nourrir les P’tits Oiseaux » au piano dans le bureau de Walt, émeut autant Dan, honoré d’assister à cette revivification du passé que le spectateur. On observe alors un moment un peu suspendu, où les les mains maintenant âgées de Richard Sherman font revivre cette mélodie dans cet emblématique bureau des studios de Burbank, un regard bienveillant sur la boule à neige du film posée sur le piano.
Des accessoires miraculés
Souvenirs de Tournage nous permet au fil des épisodes de retrouver différents accessoires ayant jalonné huit films appartenant à Disney. Ces accessoires peuvent être des plus prévisibles et indissociables de tous les films comme les costumes des acteurs aux plus improbables, en particulier comme les inventions imaginées pour les besoins d’une scène bien précise.
L’épisode sur Mary Poppins permet de redécouvrir des objets miraculés d’un tournage maintenant vieux de plus d’une soixantaine d’années :
- le moule de fabrication du parapluie à tête de perroquet,
- une reproduction de ce dernier,
- la célèbre boule à neige dont seulement une partie est encore vraiment d’origine,
- les chevaux du carrousel de Bert et Mary dont l’un conservé dès le départ aux Walt Disney Archives a bien mieux tenu dans le temps que le second,
- les costumes notamment celui de Jane Banks.
Dans l’épisode axé sur Tron, nous observons :
- le néon de l’enseigne de la salle d’arcade,
- le seul et unique mate painting du film représentant les bureaux dans lesquels travaille Fynn,
- le gant de jeu du personnage principal,
- des accessoires du costume.
Dans l’épisode rendant hommage à L’Étrange Noël de Monsieur Jack, c’est bien sûr une multitude de maquettes d’origine que nous pouvons admirer, comme la colline spirale en polystyrène et plâtre ou le traineau en cercueil ou encore quelques quatre cent têtes de Jack qui permettaient d’assurer de nombreuses expressions faciales en passant par différents dessins préparatoires, armatures ou prototypes.
Dans l’épisode sur Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, le mat du bateau ayant servi au tournage, les costumes de Barbossa et Jack (de la redingote au bandana), les épées des figurants et de Jack, des illustrations préparatoires comme celles du célèbre médaillon, le modèle réduit du bateau des deuxième et troisième volet (le modèle du premier film n’existant plus en l’état puisqu’il a été largement modifié pour permettre plus de choses au tournage), nous ont été présentés. Nous retrouvons également la barre du Lady Washington, et le bateau en lui même existant bien en taille réelle pour 20m de long et pas moins de 99 tonnes. Enfin nous retrouvons dans l’attraction Pirates of the Caribbean située à Disneyland Resort en Californie le coffre aztèque du film, qui est désormais intégré aux décors de celle-ci.
En ce qui concerne Chérie, J’ai Rétréci les Gosses, nous redécouvrons :
- la machine à rétrécir,
- des illustrations originales et des plans de fabrications pour les différentes machines visibles dans le film,
- des maquettes notamment celle représentant Mimi la Fourmi,
- des accessoires des personnages comme les lunettes et la montre de Wayne Szalinski et également son casque reconstitué avec plusieurs pièces d’origine.
L’épisode suivant qui traite du film Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique remet en lumière :
- les épées dont celle de Peter,
- le traineau de la Sorcière blanche,
- la tête d’Aslan réalisée par les studios KNB,
- les têtes de Minotaure qui cachaient en réalité de vrais figurants,
- les perruques et prothèses qui servirent notamment pour le visage de Monsieur Tumulus,
- le célèbre lampadaire,
- la non moins célèbre armoire, véritable relique du film,
- les costumes des quatre héros.
Dans l’épisode sur Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?, nous sont présentés :
- la paire de menotte,
- des croquis préliminaires,
- des maquettes notamment une à l’effigie de Jessica Rabbit,
- des photos et des cellulos d’animation,
- le véhicule qui servait sous l’animation de la voiture de Eddie et Roger,
- le fameux store vénitien qui servit au gag de Roger laissant un trou avec ses contours dans le store,
- et une doublure en mousse de Roger qui servait aux acteurs à se repérer pendant les répétitions.
Enfin l’épisode consacré à Muppets, Le Film permet de retrouver cette fois-ci :
- une multitude de marionnettes comme celles de Kermit ou de Gonzo,
- mais également l’affiche originale du film inspirée d’Autant en Emporte le Vent,
- les robes de style renaissance et victorien portées par Peggy,
- la Studebaker de Fozzie conservée dans un musée à South Bend,
- l’enseigne du café El Sleezo,
- le décor de la camionnette de Gonzo.
Ce sont donc une multitude d’accessoires tous très variés que nous pouvons observer au fil des huit épisodes. Répartis dans des lieux très divers et dans des états de conservation très variables, c’est une véritable chasse au trésor qu’entreprend notre guide Dan pour retrouver ces pièces emblématiques des films mis en lumière dans cette première saison de la série.
Des réalisateurs aux métiers de l’ombre
« Salut vieil ami », c’est par cette phrase que la plupart des membres des équipes des films saluent les accessoires qu’ils revoient parfois plus de cinquante ans plus tard. Souvenirs de Tournage, ce n’est ainsi pas seulement des objets dépoussiérés devant la caméra mais des connections avec ceux qui les ont fabriqués, les ont tenus, ou ont simplement interagi avec pour les besoins des films. La série permet ainsi de mettre en lumière des métiers variés et parfois inconnus du grand public bien qu’important dans une production cinématographique. De manière évidente, les acteurs d’abord sont presque toujours convoqués, notamment pour revoir leurs anciens costumes de tournage à l’image de Karen Dotrice pour Jane Banks (Mary Poppins), Bruce Boxleitner pour Fynn (Tron), Rick Moranis pour Wayne Szalinski (Chérie, J’ai Rétréci les Gosses), Georgie Henley pour Lucy Pevensie, Anna Popplewell pour Suzan Pevensie et William Moseley pour Peter Pevensie (Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique), Christopher Lloyd pour le Juge Demort (Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?) et bien d’autres…
Les réalisateurs sont également sollicités comme Steven Lisberger (Tron), Henry Selick (L’Étrange Noël de Monsieur Jack), Andrew Adamson (Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique)… Mais ce qui est le plus intéressant, ce sont bien-sûr tous ces artistes qui comme nous l’avons dit sont habituellement moins mis en avant. Dans l’épisode sur Mary Poppins, c’est par exemple la chorégraphe Dee Dee Wood, le directeur artistique responsable des costumes et décors du film, Tony Walton et la Disney Legend Richard Sherman, compositeur de la musique. Pour Tron, ce sont cette fois-ci les ingénieurs qui sont mis en avant avec entre autres Syd Mead, designer du film, Kenny Mirman, le superviseur du design ou Jeff Kleiser, concepteur numérique… Avec L’Étrange Noël de Monsieur Jack nous faisons la connaissance de quelques petites mains du film, les maquettistes et experts en armatures ou en miniatures comme Tom St Amand ou Fon Davis mais aussi la scénariste Caroline Thompson et la voix chantée originale de Jack, Danny Elfman. L’épisode sur Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl s’intéresse pour sa part aux figurants comme François Touchereaux ou Jane Russel mais également à Penny Rose, la costumière, Tony Swatton, forgeron pour les épées et Crash McCreery et Jim Byrkit à qui l’on doit la plupart des dessins et modèles pour le film. Pour Chérie, J’ai Rétréci les Gosses, ce sont notamment David Sossala, maquettiste pour le film ou Phil Tippet, spécialiste de l’animation « stop motion » que nous rencontrons. Pour Le Monde de Narnia – Chapitre 1 : Le Lion, la Sorcière Blanche et l’Armoire Magique, Dan s’entretient avec Richard Taylor, directeur artistique de la Weta (société de post-production), Beth Hathaway spécialiste maquilleuse pour les effets spéciaux, ou encore Howard Berger, spécialiste effet spéciaux. Dans l’épisode sur Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?, nous rendons visite entre autres à Chris Buck et Michael Gaiaimo qui ont travaillé sur le design des personnages, l’animateur Andreas Deja, le cascadeur et comédien de doublage Charles Croughwell et le superviseur des effets spéciaux Geroges Gibbs. Enfin, pour Les Muppets, Le Film, Dan rencontre le marionnettiste Dave Goelz, le parolier Paul Williams, le dessinateur Drew Struzan, les costumières Carlista Hendrickson et Amy Van Gilder et le spécialiste des effets spéciaux Brian Knott.
Souvenirs et anecdotes
Toutes ces rencontres entre acteurs, artistes et objets iconiques permet de raviver une multitude d’anecdotes et de souvenirs de tournage. Dans chaque épisode, les intervenants nous éclairent sur les secrets de fabrication de certains accessoires les plus emblématiques, les réalisateurs nous en apprennent plus sur les enjeux à l’époque de la production des films, les envies de chacun – dont des acteurs – à travers des souvenirs parfois drôles ou émouvants de la vie sur le plateau. Dans l’épisode sur Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl, la costumière Penny Rose raconte comment Geoffrey Rush (Barbossa) a d’abord refusé complètement l’idée de porter un chapeau pendant le film, tandis que cet accessoire est maintenant indissociable de son personnage. On réalise également que lors de tous les plans large où on voit le bateau dans son intégralité, il s’agit d’une maquette. En visite dans l’attraction du même nom à Anaheim, on apprend également que le coffre aztèque rempli d’or qui s’y trouve n’est autre que l’original ayant servi au film. Dans l’épisode consacré à Narnia, on nous explique d’une part que le forgeron qui s’est chargé des épées du film est le même que celui qui s’est occupé de celles de la saga Pirates des Caraibes. On apprend également par la voix d’Andrew Adamson que la séquence où Lucie découvre Monsieur Tumulus statufié fut extrêmement difficile à tourner pour la jeune actrice ou encore que la séquence qui fait se juxtaposer l’intérieur de l’armoire à la forêt enneigée n’est absolument pas un trucage de post production. L’armoire fut bel et bien installée contre un décor forestier fait sur mesure de manière à ce que les enfants vivent de manière authentique la surprise et l’émerveillement de cet enchainement.
En ce qui concerne l’épisode sur Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?, on prend conscience avec Charles Crougwhell du trucage qui a permis la création du véhicule animé qu’utilise Eddie Valiant et Roger : une véritable petite voiture motorisée conçue pour les besoins du film roulait dans les rues, elle fut recouverte par l’animation en post production. On apprend également que Charles Fleisher, la voix originale de Roger, était présent sur le tournage (ce qui est rarement le cas pour les comédiens de doublage) et faisait parfois en tant réel les dialogues avec les autres acteurs en se cachant dans un coin du plateau. Selon Bob Hoskins (Eddie), si c’était perturbant de répondre à une voix qui n’était pas placée au même endroit que le personnage auquel il donnait la réplique, l’énergie de Charles Fleisher était particulièrement communicative.
En somme, pour chaque épisode, une multitude d’anecdotes, de souvenirs et d’informations sont délivrés au spectateur pour le faire entrer au cœur des coulisses des films, à l’instar d’un Studio Tram Tour : Behind the Magic, mais cette fois-ci depuis son canapé. La variété des intervenants dans chaque épisode amène véritablement du cachet et une richesse d’informations précieuses, permettant de nous faire une idée globale de chaque projet du point de vue des accessoires. Ces derniers ne sont pas seulement présentés pour leur qualité de conservation mais aussi pour tous les souvenirs qu’ils éveillent et qui permettent avec eux de faire revivre les films qui les ont accueillis.
À la découverte de lieux mythiques
Nous avons parlé plus tôt d’une véritable chasse au trésor qu’entreprend le collectionneur et présentateur de la série Dan, mais au vu de la diversité des lieux parcourus pour trouver les accessoires, l’image de chasse au trésor ne pourrait pas être plus parlante. Si les huit épisodes de la série nous permettent de découvrir autant d’accessoires que de personnalités indissociables de chaque film, les lieux que nous traversons plus ou moins brièvement durant leur recherches n’en demeurent pas moins tout aussi intéressants.
Tout d’abord, et au centre de la majorité des épisodes, les Walt Disney Archives sont évidemment un lieu privilégié quand il est question de se reconnecter avec de vieilles pièces de tournage. Situées au rez-de-chaussée du Frank Wells Building dans le complexe des studios Burbank, Dan commence souvent ses recherches dans cet endroit, et à défaut, les termine très souvent aussi dans ce lieu. C’est ici que l’on retrouve entre autre les chevaux du caroussel de Mary Poppins, le néon de la salle d’arcade de Tron, le traineau de la sorcière blanche dans l’univers de Narnia, le store de Qui Veut la Peau de Roger Rabbit ?… Mais comme l’explique Dan au début de la série : à l’époque du tournage de la plupart de ces films, les accessoires n’avaient pas la valeur qu’on leur confère aujourd’hui, ils n’étaient pas conservés et la plupart finissaient par se perdre et disparaître. Beaucoup sont également passés de main en main, les membres artistiques et techniques de chaque film gardaient souvent un petit souvenir ; d’autres accessoires finissaient quant à eux le plus souvent dans des ventes aux enchères ou étaient récupérés par des collectionneurs. De cette manière, les investigations de Dan peuvent prendre diverses formes : il peut se rendre chez les anciens contributeurs des films qu’ils soient acteurs, illustrateurs ou costumiers pour découvrir ce qu’ils ont éventuellement conservé des tournages mais également chez ses propres relations personnelles dans ce monde de collectionneurs. C’est le cas quand il nous fait découvrir les pièces des costumes des quatre héros de Narnia. Son périple le guide ensuite dans des endroits plus reculés ou privés comme l’île de Saint-Vincent en mer des Caraïbes qui a servi de lieu de tournage pour Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl ou bien le Studio 4 à Burbank ayant servi notamment pour tourner Tron.
Cette quête permet à la série d’offrir un véritable voyage, dépaysant et enrichissant, altrenant entre lieux extérieurs et endroits bien plus intimistes et secrets. L’omniprésence des Walt Disney Archives témoigne, de manière presque institutionnelle et promotionnelle, des efforts prodigieux accomplis par The Walt Disney Company pour préserver son patrimoine et celui des filiales qu’elle a acquises au fil du temps. Peut-être ce département aurait-il mérité une courte présentation dans le premier épisode pour expliquer son importance dans la conservation des pièces des films et la manière dont elle organise son inventaire.
L’accessoire sous le feu des projecteurs
Les huit épisodes de Souvenirs de Tournage disponibles exclusivement sur Disney+ remplisent largement leur mission : mettre en lumière les accessoires des films qui ont parfois, comme le dit très justement Anna Popplewell, tendance à passer inaperçu à l’écran, ou en tout cas à ne pas pouvoir révéler toute leur finesse, leurs détails et disons-le leur singularité. À travers une diversité de lieux explorés et d’échanges avec des personnalités fascinantes, Dan nous permet de redécouvrir avec nostalgie, passion et parfois même humour tous ces objets sans lesquels les films ne seraient pas ce qu’ils sont et qui ont participé ainsi à créer la magie et l’univers visuel de chaque histoire sur grand écran.


















1 commentaire
Faire une voix originale n’est absolument pas du doublage, c’est une création.
Le doublage c’est justement passer après que les voix originales ont été enregistré, c’est essayer de copier le jeu des acteurs originaux dans une autre langue , c’est une démarche purement commerciale au dépriment de l’intégrité de l’œuvre originale.
Il faut arrêter de confondre les 2, c’est une erreur que quasiment tout les sites spécialisés font , dommage que votre article par ailleurs très détaillé fasse la même erreur.
On a tellement la culture du doublage que les acteurs français sont étonnés quand on leur demande de faire une voix originale, car ils n’ont qu’un dessin de leur personnage devant les yeux et pas un passage déjà animé, c’est sur cet enregistrement que l’animation sera faite.
Au Japon c’est un peu différent car les méthodes de productions sont aussi différents.