Dans un peu plus un mois et demi, la bande de Toy Story sera de retour au cinéma. Plus de 30 ans après le film original, la première saga de Pixar revient pour un cinquième volet très attendu où la bande de Woody et Buzz l’Éclair va se confronter aux jeux modernes. Pour le numéro spécial « Summer Preview 2026 » d’Entertainment Weekly, l’équipe de Toy Story 5 décrypte ce qui nous attend au cinéma dès le 17 juin.
They’re not playing around! The #ToyStory5 posse squares off against tech age foes for EW’s Summer Movie Preview, celebrating 30 years of the beloved #ToyStory franchise with Tom Hanks, Tim Allen, and Pixar legend Andrew Stanton.
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Toy Story 5, un film symbolique pour Andrew Stanton
Toy Story 5 est réalisé par Andrew Stanton, artiste de la première heure de Pixar qui a réalisé Le Monde de Nemo, Le Monde de Dory, WALL·E et a co-réalisé 1 001 Pattes (a bug’s life) aux côtés de John Lasseter. Il a été présent pour tous les films Toy Story en tant que scénariste ou animateur.
« Il est là depuis le début. Difficile de trouver plus passionné par son travail qu’Andrew Stanton », confie Joan Cusack, voix originale de Jessie.
Tom Hanks qui prête sa voix à Woody, confirme que l’équipe de Toy Story est devenue une vraie famille.

« Je me souviens que sur le premier film, dans le générique de fin, ils mentionnaient les « bébés de la production ». C’est tellement long de faire ces films. Certains se marient, ont des enfants, et au moment de la sortie du film, les bébés ont trois ans et demi. Je comprends donc que ça prenne beaucoup de temps… pas seulement en termes de vie, mais aussi en termes d’énergie créative, car il faut tout gérer en profondeur. »
Malgré les années, faire ces films n’est jamais lassant mais cela demande une nouvelle préparation physique et vocale.
« Au fil des cinq films, nous sommes revenus dans le même espace, avec la même configuration. Le micro est ici, le pied de micro est là, l’équipe est là. Il y a peut-être quelques accessoires, mais si vous m’aviez emmené à n’importe quel moment de l’enregistrement de tous ces films, j’aurais ressenti la même anxiété, la même pression, les mêmes exigences physiques. Il y a donc, en réalité, une certaine uniformité familière. »
Andrew Stanton doit toute sa carrière à Toy Story et à Pixar (il a fait ses débuts à 24 ans, il en a 60 aujourd’hui). Ce cinquième opus est d’autant particulier car il pourrait s’agir de son tout dernier film. Attention, il ne prend pas sa retraite et continuera de travailler pour d’autres films Pixar en tant que consultant ; d’ailleurs, il est vice-directeur créatif du studio mais il ne mettra plus en scène.
« Quatre ans passent tellement plus vite avec l’âge, et je veux que mes quatre années durent une éternité. Je ne veux pas tourner un seul film de plus et me retrouver à presque 70 ans. Alors, pour moi, personnellement, il s’agit simplement de profiter au maximum de chaque jour, de chaque semaine, de chaque mois. J’ai besoin de revenir au temps réel, et non à ce que j’appelle le « temps figé », où le temps est figé, où les villes poussent et s’effondrent, les forêts sont abattues et repoussent. On vit au rythme figé quand on travaille dans l’animation. J’ai vécu au rythme figé pendant la majeure partie de ma carrière. »
Une armée de Buzz pour le début de Toy Story 5
Avant même de savoir qu’il voulait réaliser Toy Story 5, Andrew Stanton avait des idées sur la direction que devait prendre la saga. C’est vers l’été 2022 qu’il a commencé à écrire un nouveau scénario, s’ouvrant sur une séquence de cinq minutes avec une cinquantaine de figurines Buzz l’Éclair high-tech se réveillant dans leur emballage plastique sur une île déserte après que leur caisse de transport soit tombée d’un bateau.

« Je savais que je voulais qu’elles soient là pour une raison plus importante mais je ne savais pas laquelle. »
Au début du film, nous verrons effectivement 51 Buzz l’Éclair à l’écran tous interprétés par Tim Allen avec différentes variations. Bien que le défi fut difficile vocalement pour le comédien, il l’a trouvé challengeant. « Je me suis dit : ‘Enfin, j’ai plus de temps à l’écran que Woody !’ » – Pour Andrew Stanton, ce qu’a fait Tim Allen est comparable à Robin Williams pour le Génie d’Aladdin en terme d’énergie et d’improvisation.
« Je me suis demandé si ça allait le rendre fou… Il enchaînait les dialogues comme Robin Williams, passant d’un personnage à l’autre. Il a commencé à avoir des conversations avec lui-même et n’arrêtait pas. »
Jessie retrouve un endroit familier dans Toy Story 5
Toy Story 5 est surtout le film de Jessie en tant que personnage principal. En lisant le scénario, Joan Cusack a été emballée par le fait que ce film traite d’un sujet d’actualité important. Les enfants et leur rapport avec la technologie.

« Je sais que tous les parents américains s’inquiètent pour leurs enfants. À quel âge les initier aux nouvelles technologies ? Quel impact cela a-t-il sur leur cerveau. C’est précisément le sujet de ce film. Il parle d’humanité, de jeu et de loyauté – Je dois reconnaître qu’il il m’a fait pleurer. »
Durant le film, Jessie va renouer avec son passé. Avec Pile-Poil, elle va se retrouver dans un endroit qu’elle n’avait pas revu depuis des années, la maison d’Emily, son ancienne propriétaire qui l’a abandonnée. La maison d’Emily est devenue une ferme où vit Blaze, une jeune cavalière qui est pleine de vie et qui aime collectionner les jouets.

LilyPad, le jouet électronique qui vous veut (ou pas) du bien
Dans Toy Story 5, Bonnie est la dernière enfant de son quartier à jouer encore avec des jouets traditionnels, et elle a du mal à se faire des amis. Ses parents pensent avoir trouvé la solution : LilyPad, un appareil intelligent conçu pour l’aider à se connecter avec d’autres enfants de son âge dans un univers virtuel plutôt que physique.

LilyPad est interprétée par Greta Lee qui retrouve Disney quelques mois après Tron : Ares. Habituée aux rôles très sérieux, Toy Story 5 est son premier projet animé et interpréter un jeu électronique a été cathartique comme elle le confie d’autant qu’elle est mère de deux jeunes enfants.
« L’interpréter a été extrêmement cathartique. Elle représente une figure qui a exercé une influence considérable dans ma maison et qui a été une source de réflexion très complexe. »
L’actrice nommée aux Oscars est très fière de rejoindre la saga Toy Story qui l’accompagne depuis ses 13 ans.
« J’ai grandi avec ces personnages. Je n’arrive pas à croire que j’en fais partie, et maintenant j’ai des enfants et je partage ça avec eux. Je n’arrive pas à réaliser. Ça n’a aucun sens pour moi. »
Outre LilyPad, le film regorgera de nouveaux personnages technologiques comme Smarty Pants (Conan O’Brien), un vieux gadget d’apprentissage de la propreté doté de seulement deux boutons. Comme ses camarades — un traceur GPS désuet en forme de tête d’hippopotame nommé Atlas (Craig Robinson) et un appareil photo numérique pour enfants nommé Snappy (Shelby Rabara) — il est hors service depuis un bon moment.

Le retour de Woody
Jessie va avoir besoin de l’aide de Woody pour ramener Bonnie hors des écrans. À la fin du film précédent, Woody avait choisi de rester aux côtés de Bo Peep et devenir un jouet vagabond. Malgré cette séparation, le cow-boy n’a pas rompu le lien avec ses anciens camarades et ont gardé contact à l’aide d’un talkie-walkie. Dans les différentes bande-annonces, nous avons pu voir Woody changé physiquement avec une calvitie. Tom Hanks s’en explique.
« On a trop joué avec lui. Si vous mettez un chapeau en caoutchouc sur une tête en caoutchouc encore et encore, ça finit par frotter. Alors oui, il a… disons une zone usée à l’arrière de la tête. Il n’est pas en plastique moulé. Il est fait de rembourrage et de tissu, et tout ça se tasse avec le temps. »
Vers un Toy Story 7 pour conclure la saga ?
Chaque film Toy Story est pensé comme une histoire unique avec une fin bouclée mais depuis le troisième film en particulier, la saga s’est construite plus ou moins en deux phases. L’arc Andy avec les trois premiers volets et l’arc Bonnie depuis le quatrième. Tom Hanks pensait que Toy Story 4 serait l’ultime opus surtout avec le départ de Woody mais Andrew Stanton voulait ramener l’esprit aventurier des premiers films avec ce cinquième volet.

Commepour les précédents opus, la fin de Toy Story 5 ne ferme pas la porte à une suite. Au contraire selon Andrew Stanton, il y aurait potentiellement encore deux films à faire avant de clore définitivement la saga avec ou sans Bonnie au centre. Il rêve même de voir un jeune talent de la nouvelle génération Pixar reprendre le flambeau tout en restant impliqué.
« C’est pourquoi je pense que la saga peut continuer. Et j’aurai toujours un avis bien tranché sur la question. Pour moi, c’est sans doute la meilleure façon de laisser ma marque chez Pixar : montrer aux autres comment faire. »
