Dans le cadre des festivités entourant Destination D23, l’événement biennal dédié aux fans de Disney, un hommage particulier a été rendu au film d’animation Dingo et Max pour marquer son trentième anniversaire. Ce jeudi 28 août 2025, au AMC Disney Springs 24 en Floride, D23 – le club officiel des fans Disney – a organisé une « première rétro » qui a replongé les participants dans l’atmosphère des années 1990. Cet événement, qui s’inscrit dans une tournée nationale « D23 On the Road », a réuni voix originales, réalisateur et aficionados pour une soirée mêlant nostalgie, interactions et projection du classique de 1995.
Un retour aux sources pour un classique inattendu
Sorti le 7 avril 1995, A Goofy Movie – connu en France sous le titre Dingo et Max – suit les aventures chaotiques de Dingo et de son fils adolescent Max lors d’un road trip improvisé. Réalisé par Kevin Lima, ce long-métrage musical met en scène des thèmes comme la relation père-fils, l’identité adolescente et l’amitié, sur fond de chansons entraînantes telles que « I 2 I » et « Stand Out » interprétées par le personnage fictif Powerline. Bien que modeste au box-office initial (environ 35 millions de dollars de recettes), le film a gagné en popularité via les VHS, DVD et désormais le streaming sur Disney+, touchant des générations successives.


La tournée « D23 On the Road : A Goofy Movie » a visité plus de 20 villes américaines cet été, avec des projections et des animations thématiques. L’étape d’Orlando, choisie pour clore la série, revêtait une signification particulière : c’est dans ce même cinéma AMC de Disney Springs (alors Downtown Disney) que s’était tenue la première floridienne du film en 1995. Pour l’occasion, un panneau commémoratif a été installé, rappelant cet héritage, et une bannière originale a été recréée à l’identique pour orner l’entrée du cinéma.
L’accueil des fans : un tapis rouge revisité
L’événement a débuté par un enregistrement à Stargazers Bar, au Planet Hollywood Observatory adjacent au cinéma. Les membres D23, munis de leurs billets (environ 65 dollars, incluant pop-corn, boisson, un badge commémoratif et un pin exclusif), ont pu poser devant un fond photo thématique avant de traverser un « tapis rouge » improvisé évoquant les premières hollywoodiennes des années 90. L’ambiance, imprégnée de nostalgie, était renforcée par des tenues d’époque portées par de nombreux participants – chemises à motifs, jeans baggy et accessoires fluo – transformant l’espace en une capsule temporelle vivante.


À l’intérieur du cinéma, les couloirs étaient agrémentés de silhouettes grandeur nature des personnages phares : Lester le possum, Powerline, Dingo et Max. Ces installations ont servi de points photo populaires, où les fans ont immortalisé leur présence, souvent en compagnie des mascottes Dingo et Max costumés dans leurs tenues iconiques du film – short hawaïen pour Dingo, look rock pour Max. Joie collective d’une communauté unie par un attachement partagé !
Rencontres avec les voix et le visionnaire
Le clou de la soirée fut sans doute la session de questions et réponses précédant la projection, animée en présence de figures emblématiques du film. Bill Farmer, voix originale de Dingo depuis 1987 et habillé d’une veste et d’une cravate offertes par ses pairs chez Disney, a partagé des anecdotes sur le doublage et l’évolution du personnage. Jason Marsden, qui prêta sa voix à Max adolescent, a exprimé sa gratitude pour cette « première » qu’il avait manquée en 1995, soulignant comment le film a influencé sa carrière. Le réalisateur Kevin Lima a complété le panel, discutant des défis de production et de l’impact inattendu du film sur la culture pop.


Farmer s’est évidemment mis à reprendre le rire signature de Dingo, Marsden a chantonné un extrait de « After Today », et Lima a évoqué les inspirations musicales du projet. Ces échanges, courts mais sincères, ont permis aux fans d’interagir directement, posant des questions sur les coulisses ou les suites potentielles – bien que aucune annonce officielle n’ait été faite.
La projection : un moment de communion collective
La soirée s’est achevée par la projection du film sur grand écran, dans une salle comble où les rires et les applaudissements ont ponctué les scènes cultes. Des spectateurs ont rapporté une atmosphère électrique, avec des chants collectifs lors des numéros musicaux et des ovations pour les moments émouvants comme la réconciliation père-fils. Cette expérience immersive, renforcée par la qualité sonore et visuelle du cinéma AMC, a rappelé pourquoi Dingo et Max reste un favori : son mélange d’humour slapstick, de cœur et de leçons de vie.
Bien que l’événement n’ait pas inclus de marchandise exclusive au-delà du pin et du badge, des produits dérivés liés au film – t-shirts, posters et figurines – étaient disponibles dans les boutiques environnantes de Disney Springs, prolongeant l’immersion pour les participants.
Échos d’une tournée nationale et perspectives futures
Cette première rétro à Orlando clôturait une tournée estivale qui a porté Dingo et Max dans des villes comme New York, Los Angeles et Chicago, avec des projections similaires et des apparitions variables. Organisée par D23 pour renforcer les liens avec sa communauté, elle s’inscrit dans un calendrier chargé pour 2025, incluant les 70 ans de Disneyland Resort et d’autres anniversaires Disney comme celui des 75 ans de Cendrillon.



Pour les absents, le film est accessible sur Disney+, et des extraits de l’événement circulent, offrant un aperçu de cette célébration. Cet hommage discret mais affectueux confirme le statut vétéran de Dingo et Max dans l’univers Disney, invitant à redécouvrir ses charmes intemporels.


