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Disney+ : la plateforme de streaming Disney à la Netflix

« Streaming« , vous avez dit « streaming » ? Disney+, c’est le nom officiel de la future plateforme de vidéo à la demande multi-supports que prépare The Walt Disney Company, et qui y met un point d’honneur comme le projet le plus important de son année d’exercice fiscal 2019-2020. Alors qu’il y a encore quelques temps, l’amoureux du cinéma et de la télévision était obligé de respecter la grille de programmes de télévision, d’acheter sa place de cinéma ou de n’avoir qu’autre choix que le support physique VHS ou DVD pour profiter librement et sans contraintes de sa passion, tout a changé aujourd’hui. A l’heure où les modes de consommations de films et séries TV ont profondément été bouleversé par l’arrivée notamment du géant Netflix sur le marché mondial, comment Disney peut-il prétendre à faire concurrence à tous ces services déjà en place et qui continuent inlassablement d’amasser de nouveaux abonnés et des dollars supplémentaires ?

Disney Play Streaming Disney Netflix
Disney Play est le nom de projet du futur service de streaming vidéo de The Walt Disney Company.

Disney+ : Disney déclare la guerre à Netflix

Si le Service de Vidéo à la Demande fait désormais légion, la bataille du streaming commence à peine à faire rage car pour le moment, l’impérial Netflix, créé en 1997, spécialisé depuis dans cette offre vidéo à distance qui forge son ADN, fort de 130 millions d’adhérents, a emboîté le pas numérique à tous ses concurrents que sont Amazon Prime Vidéo, Hulu ou encore OCS. C’est bien simple, l’avènement de Netflix en a fait un modèle du genre que ses rivaux issus des différentes majors hollywoodiennes tentent de copier avec plus ou moins de succès ; si bien qu’en France, les grands groupes audiovisuels se mettent au diapason avec leurs propres modalités et spécificités, que ce soit SFR Play, 6play, Canal Play ou France.tv. Enfin, certaines plateformes ciblées sur des contenus bien précis ont également émergé, comme dans l’animation ou le « drama » (ces séries japonaises ou sud-coréennes, sortes de telenovelas asiatiques) : citons entre autres le français Wakanim mais aussi Crunchyroll ou Anime Digital Network.

Disney+
Disney+

On pourra également aborder le cas de l’univers des super-héros DC Comics (Batman, Superman, Wonder Woman…) qui bénéficieront, grâce aux apports de Warner Media Group (détenteur de la licence) d’un service de streaming vidéo dédié, qui devrait voir le jour le 15 septembre 2018 sous le petit nom de DC Universe. Et ce nouveau filon lucratif semble se propager à toutes les multinationales, qui n’ont qu’une seule idée en tête : rivaliser d’ingéniosité pour contrer Netflix et Amazon dans cette bataille. Ainsi, le réseau social de Mark Zuckerberg Facebook a créé en août 2017 aux Etats-Unis Facebook Watch, proposant l’accès gratuit à de nombreux contenus vidéos, faisant par la même occasion directement concurrence à YouTube. Ce média mêlant subtilement vidéo (sport et séries TV) et échange social, est d’ores et déjà prévu sur le sol européen pour le 21 septembre 2018 sur tous supports. Vous l’aurez compris, les géants du divertissement planétaire se livrent en ce moment-même publiquement ou en coulisses pour certains une guerre sans merci concernant le développement de ces nouveaux outils de consommation qui synthétisent à eux seuls l’avenir de la télévision et du marché vidéo (DVD, Blu-Ray…).

Les défis qui s’imposent à Disney+

Quant à Disney, tout reste à faire et prouver pour que sa stratégie économique fonctionne en supprimant les intermédiaires pour vendre son contenu et ses marques en ligne. La Maison de Mickey reste assez vague sur la date précise de lancement de sa plateforme « homemade » mais pour l’instant, les indicateurs sont au vert pour l’automne 2019 outre-Atlantique et le printemps 2020 pour l’Europe et l’Asie. L’annonce de ce chantier pharaonique s’est faite en 2017. En effet, Disney a rompu le 8 août 2017 ses relations avec Netflix pour lancer en 2019 ce service de vidéos en flux continu avec son catalogue, amené à le concurrencer ! La firme aux grandes oreilles annonçait alors ne pas vouloir renouveller son contrat avec le géant du streaming, qui s’achèvera fin 2018. C’est d’ailleurs Ant-Man et la Guêpe qui devrait être l’ultime film des studios Disney à être mis en ligne sur Netflix. Ce revirement de situation a donc amorcé la préparation de sa propre plateforme et le retrait progressif de ses contenus de la concurrence. Parallèlement, Disney tente de sauver du naufrage sa division sportive ESPN, qui souffre de ses audiences sur sa chaîne câblée en berne, de la baisse significative du nombre d’abonnés et de la forte concurrence. Ironie quand on sait qu’ESPN fut pendant longtemps la poule aux oeufs d’or de Disney mais ce modèle ne fonctionne plus désormais.

Ant Man et la Guepe
Ant-Man et la Guêpe

Pour accompagner la montée en puissance du streaming, Disney a pris le contrôle de BAMTech, société qui fournit l’infrastructure technologique de plusieurs services, comme HBO Now. Le créateur de Mickey détient déjà 33% des parts, acquises en 2016 pour un milliard de dollars. Il a dépensé 1,6 milliard de dollars supplémentaires pour monter à 75% du capital. A l’époque, certains spécialistes penchaient également pour un rachat de Netflix par Disney ni plus ni moins. Une opération à plus de 100 milliards de dollars. L’Histoire a prouvé le contraire finalement. Quelles sont les conséquences de cette nouvelle posture de Disney pour Netflix ? La nature de l’impact pour le géant aux 100 millions d’abonnés n’est pas clair encore. Certes, il perdra une partie de son contenu repris par Disney (Netflix proposait en exclusivité les derniers films des labels de Disney) mais son activité propre en tant que producteur et auto-distributeur ne subira pas d’effets négatifs à priori. Depuis 2013, Netflix ne cesse de croître médiatiquement grâce à cette stratégie de productions originales qui font sa renommée. Par ailleurs, le contrat entre lui, Disney et les filiales Marvel Television et ABC Studios devrait lui aussi se prolonger et les séries sur les Defenders (Daredevil, Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist, The Punisher) ne seront pas arrêtées. Si la donne change, ces licences ne débarqueraient de toute façon certainement pas sur le « Disneyflix » beaucoup trop axé sur un public familial et Hulu (dont la part de capital détenue par Disney s’élève à 60 %) serait probablement le garant de ces séries adultes. Netflix a plus d’un tour dans son sac et semble avoir anticipé ce revirement de la part de Disney : elle a officialisé la première acquisition de son histoire, rachetant l’éditeur de comics Millarworld, créé par le scénariste britannique Mark Millar, un ancien de Marvel. Netflix prévoit d’utiliser le catalogue de personnages pour créer des films, des séries et des programmes pour enfants. Avec l’espoir de bâtir de nouvelles franchises à succès, capables de rivaliser avec les super-héros de Marvel. Netflix négocie d’ailleurs en coulisses pour également tenter de préserver son contrat de diffusion de ses contenus Star Wars.

Defenders Affiche

Concernant la future plateforme Disney+, l’atout premier mis en avant par les exécutifs de Disney pour taper fort médiatiquement des mois en amont de son ouverture est son prix : la plateforme se voudra attractive, moins chère que Netflix et c’est l’argument de poids qui ressort fréquemment dans les interviews menées par Bob Iger, leader de la compagnie aux grandes oreilles. Certains spécialistes évoquent la possibilité d’un service à 6 dollars mensuels seulement.

Mais si la quantité de contenu vient à augmenter, le PDG de Disney est très clair, le prix d’abonnement en subira les conséquences.

Une équipe spécialisée est dévouée au développement de la plateforme de streaming de Disney. Kevin Swint, qui a travaillé chez Apple, Samsung et Walmart, a été engagé pour tenir barre du grand projet de service streaming vidéo voulu par la maison de Mickey. Kevin Swint a été nommé Senior Vice President & General Manager de la filiale BAMTech du groupe. De son côté, Michael Paull, ancien exécutif chez Amazon, a pris directement les commandes de BAMTech pour piloter le projet de Disney, en qualité de CEO.

BamTech Logo

 

Quel contenu proposera Disney+ ?

Est-ce assez suffisant pour préparer le terrain du succès ? Pas certain ; voilà pourquoi Disney sème petit à petit les graines de son nouveau bébé en présentant au compte-goutte et de manière très consciencieuse les différents contenus exclusifs qui seront amenés à composer ce Disney+. Le positionnement de ce nouveau service premium dans le marché concurrentiel est très clair : si les publics de fans Disney ou les familles sont, on le présume, plutôt acquis à la cause de Disney+, qu’en est-il de ceux pour qui tout reste à faire comme les trentenaires fidèles à Netflix ? Qu »offrira Disney+ en ce sens pour aller grappiller du terrain sur ses rivaux proposant des contenus plus adultes ? Pour ses passionnés et ses familles, cette plateforme proposera la majorité de son catalogue de films et séries TV mais misera sur la qualité plutôt que la quantité dans un premier temps. Il sera possible de « consommer » du Disney n’importe où : pour ce faire, le patrimoine audiovisuel des Studios d’Animation Walt Disney ou des Studios d’Animation Pixar sera le socle de base. Viendront s’adjoindre des productions familiales comme des séries ou des téléfilms du label Disney Channel. Les grands films des Walt Disney Studios auront également une place de choix dans ce « Disneyflix » : ainsi, les prochains hits comme l’adaptation en prises de vue réelles du grand classique Dumbo par Tim Burton (mars 2019 sur grand écran) ou l’adaptation du premier tome de la saga littéraire Artemis Fowl par Kenneth Branagh (août 2019) y trouveront facilement leur place.

Dumbo Burton
Dumbo de Tim Burton (2019)

 

Disney+ : Disney, Pixar, Disney Channel, Marvel et Star Wars au programme

Outre cet imposant programme, Disney+ sera le réceptacle et la vitrine immatérielle des différentes marques acquises par le temps par l’empire de Walt. Et c’est sur ce point que le catalogue de la plateforme risque fortement de perturber le train-train et la « success story » de Netflix et Amazon Prime Video. Car il y aura bien-sûr tous les derniers films issus des dernières filiales de Disney. On pense aux Marvel Studios avec Avengers Infinity War, Black Panther ou encore le futur Captain Marvel, pour ce citer qu’eux. Lucasfilm Ltd. ne sera pas en reste avec sa poule aux oeufs d’or Star Wars. Il faut d’ailleurs prendre le temps de s’attarder quelques instants sur ce cas. Les six premiers films de la saga intergalactique ne seront pas forcément disponibles immédiatement sur ce « Disneyflix » ; en effet, les droits de diffusion sont entre les mains de Turner Broadcasting, propriété de AT&T, jusqu’en 2024. Mais tous les autres long-métrages et séries seront proposés en exclusivité sur la plate-forme, à commencer par l’Episode IX et les nouvelles séries de films que préparent David Benioff and D.B. Weiss, les créateurs de la série Game of Thrones, et Rian Johnson (réalisateur de Star Wars : Les Derniers Jedi). En tout et pour tout, ce ne seront pas moins de 500 films et 7000 épisodes de séries qui viendront alimenter au départ le service, a annoncé Bob Iger.

Star Wars La Menace Fantome
Star Wars : La Menace Fantôme (2001)

Le contenu exclusif de Disney+

Mais pour réellement se démarquer et se développer, la plateforme de streaming Disney a besoin inévitablement d’un certain nombre de programmes inédits et exclusifs. Une moyenne de six contenus originaux par an est planifiée pour le moment. Il est évident qu’en fonction de l’essor plus ou moins important de la plateforme, ce chiffre sera amené à évoluer. Débutons tout d’abord notre tour d’horizon par des productions Disney en cours de développement. Et la carte des remakes qui sert admirablement l’économie des Walt Disney Studios au cinéma sera sollicitée pour Disney+. Tout d’abord, c’est l’histoire de La Belle et le Clochard qui va bénéficier d’une nouvelle version en chair et en os par le réalisateur Charlie Bean (Lego Ninjago, Le Film) bien que les animaux vont être créés en images de synthèse photoréalistes. Côté casting, on retrouvera Tessa Thompson (Lady), Justin Theroux (Clochard), Kiersey Clemons (Darling), Thomas Mann (Jim), Sam Eliott (César), Ashley Jansen (Jock), Benedict Wong (Bull) et Yvette Nicole Brown (Tante Sarah). Les films Merlin l’Enchanteur et Peter Pan sont également amenés à s’offrir des réadaptations en prises de vue réelles (dits « live-action »).

La Belle et le Clochard live-action
La Belle et le Clochard s’offre un remake en live-action pour Disney+

Le cas de Merlin l’Enchanteur sur la plateforme s’explique assez aisément par le fait qu’une saga arthurienne en projet chez Disney, confiée à Ridley Scott, est dévouée au cinéma parallèlement. Pour éviter la confusion des genres, Disney préfère ainsi séparer les deux adaptations sur deux supports différents. Le film Merlin l’Enchanteur s’est d’ailleurs doté d’une tête pensante en la personne de Juan Carlos Fresnadillo, à qui l’on doit 28 Semaines Plus Tard, pour guider la main d’un jeune Arthur formé par le magicien à barbe blanche vers l’épée légendaire et le trône de Bretagne. En revanche, moins d’informations nous sont parvenues pour le moment concernant Peter Pan officialisé le 13 avril 2016. On sait néanmoins que cette relecture sera confiée au réalisateur David Lowery (Peter et Elliott le Dragon) et au scénariste Toby Halbrooks.

Merlin Enchanteur
Merlin l’Enchanteur fait partie de la longue liste de réadaptations de Disney
Nicole Noelle
Anna Kendrick

D’autres films sont d’ores et déjà prévus : citons le conte de fin d’année Noelle sur la fille du Père Noël incarnée par Anna Kendrick. Le film, un temps prévu pour le cinéma, a été imaginé et écrit par Marc Lawrence et racontera comment le personnage d’Anna Kendrick se débrouille pour reprendre les rennes de l’affaire familiale quand son père décide de prendre sa retraite. Autre film, autre genre, Magic Camp est réalisé par Mark Waters et écrit par Dan Gregor et Doug Mand. Comme pour Noelle, il était destiné au départ pour le grand écran mais a bifurqué vers la future plateforme. Il relatera le périple du banquier et magicien Andy (joué par Adam DeVine) retournant, suite à la demande de son ancien mentor Roy Preston (Jeffrey Tambor), au Magic Camp, le lieu où il a appris à maîtriser l’ensemble de ses pouvoirs. Dans l’espoir de relancer sa carrière, Andy participera à un concours de magiciens et aidera un groupe de nouveaux sorciers à comprendre leurs pouvoirs. Ces deux films ont bouclé leur tournage depuis plusieurs mois.

Dans un tout autre genre, le mythique Don Quichotte de Cervantes va avoir droit à une nouvelle adaptation, Don Quixote, elle aussi spécialement dévolue au service streaming Disney+. Le projet annoncé en 2016, est produit par Billy Ray et Gordon Gray, à qui l’on doit déjà le Disney McFarland USA, et écrit par Billy Ray (Hunger Games). Les studios Disney cherchent avec ce film à offrir une épopée à la Pirates des Caraïbes. Au menu : du fantastique, de l’aventure et une pointe d’originalité pour offrir une vision rajeunie du personnage culte et satyrique créé en 1605, un aventurier qui se prend pour un chevalier. Il faut savoir que Disney a songé maintes et maintes fois à offrir des aventures sur grand écran à ce personnages, mais s’est heurté à des échecs successifs de production, que ce soit au début des années 1940 où l’artiste Bob Carr a imaginé plusieurs versions de cette histoire, en 1946 où les équipes de Jesse Marsh ont sorti des esquisses à partir du poème symphonique Don Quichotte de Richard Strauss ou encore dans les années 1990 où le dessinateur britannique John Watkiss s’est essayé sans succès à adapter l’histoire du personnage.

Don Quixote
Don Quichote et Sancho Panza dans l’attraction « it’s a small world » au Magic Kingdom (Walt Disney World Resort)

Timmy Failure est un autre projet de film Disney prévu sur la future plateforme de streaming de Mickey. Et c’est le réalisateur américain Tom McCarthy dont le dernier film Spotlight a été oscarisé en 2016, qui envisagerait de mettre en scène pour le compte Timmy Failure, un livre populaire aux États-Unis qui suit les aventures d’un garçon de onze ans persuadé d’être le meilleur détective de la ville. Il dirige l’agence Total Failure Inc., avec l’aide d’un gros ours polaire imaginaire et de son meilleur ami Rollo Tookus, capable de repérer les indices manqués par le héros. Non seulement Tom McCarthy réaliserait ce film mais il se chargerait de son adaptation en scénario, avec l’aide de l’auteur du livre Stephan Pastis. Ce n’est pas la première fois que le réalisateur s’oriente vers un univers dédié au jeune public. Scénariste de Là-Haut des studios Pixar, il a récemment collaboré à l’écriture du film Jean-Christophe & Winnie, une version live des aventures de Winnie l’Ourson avec Ewan McGregor au cinéma. Quant à la production de Timmy Failure, elle est confiée à Jim Whitaker (Peter et Elliott le Dragon, Un Raccourci dans le Temps).

Timmy Failure
Timmy Failure

Les films mettant en scène des chiens comme héros sont un filon inépuisable de Disney. Le film Togo, lui aussi spécialement produit pour la plateforme de streaming de Disney, se penchera sur l’histoire d’amitié entre un homme et un chien de traîneau, d’après l’histoire vraie de Leonhard Seppala et de son meilleur ami à quatre pattes. Le film, porté par Willem Dafoe (Spider-Man, Le Patient Anglais, Platoon) dans la peau du héros, sera réalisé par Ericson Core (Invincible et le remake de Point Break), écrit par Tom Flynn (Mary, Watch It) et produit par Kim Zubick (La Femme du gardien de zoo, Permis de mariage). Ce médecin et son chien de traîneau auront pour mission d’aller chercher un médicament contre une épidémie ayant sévi dans une petite ville d’Alaska, Nome. L’histoire du professeur Seppala avait été déjà adaptée par le passé au cinéma grâce au film d’animation Balto (1995) des studios Amblimation et du réalisateur Simon Wells.

Togo Disney
Les chiens de Seppala

Disney développe aussi pour sa future plateforme de vidéo à la demande, une adaptation cinématographique du livre Stargirl, de l’écrivain Jerry Spinelli. On peut désormais mettre un visage sur les deux protagonistes principaux du film, à savoir Grace VanderWaal qui incarnera le rôle-titre, Stargirl, et Graham Verchere (aperçu dans Fargo) qui jouera Leo Borlock. Maximiliano Hernández joue M. Rabineau ; Karan Brar est Kevin Quinlant ; et Darby Stanchfield est Gloria Borlock. Enfin, le comédien Giancarlo Esposito, connu pour son rôle de Gus Fring dans les séries Breaking Bad et Better Call Saul (et chez Disney dans Le Livre de la Jungle (2016) et la série Once Upon a Time – Il Etait une Fois), rejoint le casting dans le rôle d’Archie Brubaker, un ami de Stargirl, paléontologiste de profession.

Grace VanderWaal
Grace VanderWaal jouera Stargirl pour Disney

Publié en 2000, Stargirl raconte l’histoire d’une nouvelle élève d’un lycée, qui fait sensation et impressionne le jeune Léo, seize ans. Non seulement elle a un prénom bizarre, mais cette jeune fille ne fait rien comme les autres : elle se moque de son apparence, elle joue du ukulélé à la cantine. Pourtant tout le monde semble l’apprécier au lycée et son action généreuse déborde sur toute la ville. Stargirl cherche à faire plaisir, elle envoie des cartes pour les fêtes, elle offre des cadeaux, elle intègre l’équipe de pom-pom girls. Mais un jour, cette jeune fille fantaisiste se met à encourager non seulement l’équipe locale de basket mais également l’équipe adverse. Stargirl est alors mis au banc de la vie de lycée et un jour elle disparaît. « Une étoile était passée ». Ce roman aborde l’acceptation de soi, la différence, mais également les difficultés qu’ont parfois les adolescents à assumer leur choix et leur préférence. Le roman se lit très facilement. Julia Hart (Miss Stevens) réalisera le film et la production et le scénario sont confiés à Kristin Hahn. Le tournage devrait débuter le 24 septembre prochain dans l’Arizona et au Nouveau Mexique.

« Une étoile était passée. »

D’autres films seraient sur les planches :

  • The Paper Magician, la trilogie littéraire signée Charlie N. Holmberg et créée en 2014 : Disney a acquis les droits de celle-ci en avril 2016. Cette fresque d’inspiration « potterienne » racontera le parcours de Ceony Twill, une jeune étudiante en magie qui finit parmi les meilleurs de sa promotion de l’école Tagis Praff. Dans un monde où les magiciens animent des matériaux créés par l’homme, Ceony pense pouvoir se consacrer au métal, son rêve. Elle est finalement rétrogradée à l’apprentissage du papier. La vie de la jeune fille s’annonce morose, jusqu’à ce que son mentor se fasse attaquer par un méchant magicien. Un évènement qui va la propulser dans une aventure incroyable. Allison Shearlur, qui a déjà travaillé pour Disney sur le film Cendrillon, se voit confier le projet d’adaptation.
  • Trois Hommes et un Bébé, co-produit par Touchstone Pictures et sorti en 1987 (lui-même remake du film français Trois Hommes et un Couffin) devrait bénéficier d’une nouvelle version pour la plateforme streaming.
  • Chéri, J’ai Rétréci les Gosses, film culte de 1989, réalisé par Joe Johnston (co-réalisateur de Casse-Noisette et les Quatre Royaumes), devrait lui aussi bénéficier d’un remake totalement inédit. La famille Szalinski fera donc son grand retour sur la plateforme Disney, après avoir enchanté plusieurs générations de fans dans les années 1990 avec une trilogie cinématographique, une série télévisée et des attractions dédiées dans les Parcs Disney.
Cheri j'ai retreci les gosses
Chéri, J’ai Rétréci les Gosses (1989)
  • Le Père de la Mariée, va avoir droit à son second remake : en effet, il existe un film original, réalisé par Vincente Minnelli et que la MGM a sorti en 1950. Mais Disney s’est emparé de cette histoire en mettant en scène Diane Keaton et Steve Martin en 1991 via son label Touchstone Pictures. Cette histoire racontant l’histoire de George Banks acceptant bien malgré lui le mariage de sa fille Annie avec un certain Bryan MacKenzie, américain rencontré en Italie, sera revisitée avec la plateforme streaming de Disney.
  • Le film Disney A Nous Quatre (1998) de Nancy Meyers, septième adaptation du roman de 1949 Deux pour une d’Erich Kästner et d’un remake du film La Fiancée de Papa réalisé par David Swift en 1961 également pour le compte des studios Disney, sera une énième fois remodernisé pour la plateforme de streaming Disney.
  • Disney va adapter prochainement le livre pour enfants Les Lumineuses Aventures de Flora & Ulysse de Kate DiCamillo. Le film sera lui aussi diffusé sur la plateforme de streaming de Disney en 2019 ou plus tardivement. Les Lumineuses Aventures de Flora & Ulysse raconte l’histoire de la jeune Flora Buckman qui va se lier d’amitié avec un écureuil du nom d’Ulysse qui possède des pouvoirs surprenants.

Pere Mariee
Le Père de la Mariée (1991)

Un contenu de séries TV varié

Dans le domaine des séries TV, la plateforme proposera plusieurs belles créations. Partons tout d’abord à la découverte des futures séries d’animation. Tout d’abord, la célèbre franchise Monstres & Compagnie des studios Pixar se verra bénéficier d’une série dérivée, officialisée le 9 novembre 2017. Ce projet reste pour le moment très mystérieux. Aucun nom, aucun synopsis n’ont été dévoilés pour le moment. Si les studios Pixar planchent sur le projet, devrons-nous nous attendre à une animation 3D ?

Monstres Compagnie
Monstres & Compagnie en série d’animation pour 2019

On continue avec l’ultime saison (la septième) de Star Wars : The Clone Wars. Le producteur exécutif Dave Filoni et Lucasfilm Ltd. ont en effet annoncé le 19 juillet 2018 au Comic-Con International lors du panel des 10 ans de la série, que de nouveaux épisodes seraient diffusés dans le futur sur la plateforme de Disney. Au moins 12 nouveaux épisodes sont prévus sur le « Netflix » de Disney en 2019. Une première bande-annonce a d’ailleurs été révélée à cette occasion ainsi qu’un poster exclusif. Cette saison finale de Star Wars : The Clone Wars abordera notamment le siège de Mandalore mais aucune autre information n’est sortie pour le moment mais les fans trépignent d’impatience, frustrés de n’avoir pu dire au revoir dans les formes à leurs personnages préférés lors de l’arrêt brutal de la série en 2013 (diffusée aux Etats-Unis à l’époque sur Cartoon Network). A noter que l’intégralité des six saisons et des trois téléfilms associés est disponible en DVD et sur Netflix (depuis 2014).

Disney+ joue son va-tout avec Star Wars : The Mandalorian

Côté séries en prises de vue réelles, la première ayant été officialisée est une série Star Wars de grande envergure. C’est probablement avec ce type de programme que le « Disneyflix » espère concurrencer Netflix et autres HBO qui ont trouvé leur public grâce à des séries ambitieuses comme le sont par exemple Game of Thrones, Stranger Things ou encore prochainement l’univers de la Terre du Milieu de Tolkien avant les événements du (Le) Seigneur des Anneaux sur Amazon. Pour chapeauter cette série Star Wars en live-action, première du nom, Disney choisit une valeur sûre, qui a prouvé plusieurs fois sa fiabilité sur de gros projets : Jon Favreau (Iron Man 1 & 2, Le Livre de la Jungle, Le Roi Lion) se voit confier les commandes de cette série qui se voudra qualitative avec la dotation potentielle de 10 millions de dollars par épisode (au nombre de 10 en tout pour la première saison), de quoi faire pâlir la concurrence.

Jon Favreau
Jon Favreau se voit confier une première série Star Wars en live-action

Cette série trouve son cadre narratif trois ans après Star Wars : Le Retour du Jedi et se concentre sur le devenir de la planète Mandalore qui serait dans la tourmente après la chute de l’Empire Galactique. C’est donc la restauration de cette planète qui devrait occuper les scénaristes de la série et les conséquences du (Le) Retour du Jedi sur sa position dans cette galaxie lointaine. Jon Favreau a d’ailleurs révélé sur les réseaux sociaux ce 3 octobre 2018 le titre et le synopsis de la série. « The Mandalorian : Après les histoires de Jango et Boba Fett, un autre guerrier émerge dans l’univers Star Wars. The Mandalorian se déroule après la chute de l’Empire et avant l’émergence du Premier Ordre. Nous suivons les péripéties d’un tireur solitaire dans les confins extérieurs de la galaxie, loin de l’autorité de la Nouvelle République. »

The Mandalorian Synopsis

Afin d’optimiser la production de la série et d’avancer à un rythme rapide sans trop de contraintes financières, le laboratoire de recherche ILMxLAB de Lucasfilm Ltd. aurait développé une technologie permettant aux équipes de tournage de voir de manière instantanée sur leur moniteur le rendu des effets spéciaux, de quoi avancer plus rapidement dans la production de la série.

La future plateforme de streaming espère également séduire la jeunesse avec une nouvelle série musicale basée sur sa célèbre saga Disney Channel High School Musical. Là aussi, le programme intitulé High School Musical : The Musical comptera 10 épisodes. Le principe du scénario est légèrement tiré par les cheveux : il s’agira d’une vraie-fausse docu-série focalisée sur des lycéens du East High School qui décident de monter sur la scène de leur bahut leur propre adaptation de la saga High School Musical… La série sera produite par Tim Federle (Ferdinand) et Oliver Goldstick (Pretty Little Liars). On sait également que chaque épisode de la série proposera une « nouvelle interprétation » d’une chanson classique de High School Musical, ainsi qu’une chanson originale, écrite spécifiquement pour le show.

High School Musical 2
High School Musical 2 (2007)

Un bref aperçu de l’histoire est disponible : Ricky, sera un jeune homme un peu déjanté, élève moyen, qui cherche désespérément à reconquérir son ex-petite amie Nini. Il auditionnera donc à ses côtés dans la comédie musicale. Nini, elle, a trouvé sa voie, sa voix et un nouveau petit copain lors des vacances d’été et laisse Ricky dans le but de se concentrer sur des choses plus importantes. Nini est un papillon coriace, farouchement loyale envers ses deux mamans, même si son entourage ne voit pas à quel point elle est forte. Il y aura aussi E.J., le fils de deux avocats de haut rang, très protecteur, le nouveau petit ami de Nini. Ashlyn sera cousine d’EJ, une fille un peu coincée. Big Red sera le meilleur ami de Ricky. Gina sera une semi-pro, qui ne comprendra pas pourquoi elle n’est pas la tête d’affiche. Enfin, Miss Jenn sera la nouvelle professeur de théâtre d’East High School, qui n’aura pas nécessaire pour faire son travail correctement…

Marvel ne sera pas en reste car au moins deux séries sont dans les cartons pour cette plateforme. Disney compte rivaliser dans tous les genres avec Netflix. C’est pourquoi la firme a laissé entendre dans la presse qu’elle pourrait consacrer des séries entièrement dédiées à des personnages phares du Marvel Cinematic Universe, à commencer par Loki et Scarlet Witch (la Sorcière Rouge), incarnés respectivement par Tom Hiddleston et Elisabeth Olsen au cinéma. C’est Marvel Studios et son patron Kevin Feige qui s’occuperont directement de la production de ces programmes qui devraient compter pour chacun d’entre entre six et huit épisodes.

Loki Scarlet Witch Disney Play

D’autres séries vous attendent sur cette plateforme Disney+. ABC Signature Studios développe en effet une nouvelle série sur Les Petits Champions, la fameuse saga cinématographique des années 1990 sur l’équipe de jeunes hockeyeurs (les Ducks) entraînés par Gordon Bombay. Le scénariste original de la série Steven Brill mais aussi le producteur Jordan Kerner planchent actuellement sur cette nouvelle version TV.

Les Petits Champions
Les Petits Champions (1990)

Disney adaptera également en série TV pour sa plateforme streaming le roman High Fidelity publié en 1995 et qui a été transposé au cinéma en 2000 par le réalisateur britannique Stephen FrearsHigh Fidelity raconte l’histoire de Rob Gordon un fou de musique qui essaye de reprendre contact avec ses ex afin de comprendre pourquoi toutes ses relations amoureuses ont été des échecs. Pour cette série, Disney serait même intéressé pour avoir l’actrice Zoé Kravitz (Les Animaux Fantastiques) pour jouer l’un des rôles principaux. Ce serait un clin d’œil puisque sa maman la comédienne Lisa Bonet avait joué dans la version cinématographique aux côtés de John Cusack, Jack Black et Catherine Zeta-Jones. Le tournage devrait débuter très rapidement.

High Fidelity
High Fidelity (2000)

D’autres séries seraient sur les planches. Par exemple, une nouvelle série The Muppets serait en préparation pour le service de streaming vidéo de Disney. Un « reboot » après l’échec de la dernière en date sur la chaîne américaine ABC.

Le rachat de la 21st Century Fox par Disney est particulier en ce sens qu’il permettra, certes, de pouvoir travailler de nouvelles licences Marvel, précédemment détenues par la Fox (X-Men, Deadpool, les Quatre Fantastiques) ou de proposer des documentaires de National Geographic, mais n’offrira pas la possibilité de mélanger tous les contenus propres à la Fox, comme ceux de Fox Searchlight Pictures, beaucoup trop pointus. Pour ce cas, c’est la plateforme Hulu, détenue à 60 % par Disney grâce au rachat de la Fox, qui devrait servir de support de diffusion aux films Fox Searchlight Pictures. Quant aux films du studio 20th Century Fox, rien n’est décidé pour le moment.

Fox Disney
Les contenus de la Fox ne sont pas concernés pour le moment par Disney+ mais nul doute qu’Avatar y trouvera sa place dans quelques années

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