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Rencontre avec l’équipe créative du court-métrage Nous, Toujours

Nous, Toujours fut diffusé pour la première fois dans les salles américaines en mars 2021, en première partie de Raya et le Dernier Dragon. Mais les spectateurs français ont dû se résigner à voir rouvrir leurs salles de cinéma et ont finalement pu découvrir cette nouvelle pépite des Studios d’Animation Walt Disney à partir du 4 juin 2021, date de mise en ligne de ce cartoon sur Disney+ en même temps que Raya et le Dernier Dragon. Disneyphile a pu rencontrer le 2 juin dernier l’équipe créative de ce petit film remarquable de moins de sept minutes, sans aucun dialogues, misant tout sur la musique, les expressions faciales et la danse de ses personnages.

Zach Parrish et son équipe parlent des inspirations pour Nous, Toujours

Lors de cette conférence de presse de l’équipe de Nous, Toujours, nous avons pu ainsi échanger avec son réalisateur Zach Parrish, son producteur Bradford Simonsen, sa compositrice Pinar Toprak et ses deux danseurs et chorégraphes Keone et Mari Madrid. L’événement fut animé par Derek Hough, chorégraphe et célèbre danseur dans l’émission Dancing with the Stars sur la chaîne ABC (du groupe Disney) entre 2007 et 2016.

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Le court-métrage Nous, Toujours raconte l’histoire d’Art et Dot, un couple de personnes âgées qui redécouvrent leur jeunesse lors d’une pluie battante dans leur ville. « Alors que je commençais à penser au personnage principal, Art, qui est un peu grincheux, nous donne l’impression que ses meilleurs jours sont derrière lui ; j’ai pensé, eh bien, ne serait-ce pas cool si le monde entier était fait de danse, où ce n’est pas quelque chose que tu vas faire, mais tout ce que tu fais ? » Le réalisateur Zach Parrish a partagé de nombreux détails sur les coulisses de la création de ce cartoon lors sa promotion avant sa sortie sur Disney+. Il a expliqué qu’il a été inspiré par ses propres sentiments sur le vieillissement par rapport aux souvenirs qui remontent à son enfance et à sa mère. « Cela nous a vraiment permis d’utiliser la danse comme un mécanisme pour exagérer le monde entier et un moyen de montrer que l’esprit lui peut rester jeune. »

L’équipe de Nous, Toujours : la danse comme outil de narration

Zach Parrish a immédiatement pensé aux danseurs et chorégraphes (et couple à la ville) Keone et Mari Madrid, qui intègrent des histoires dans leurs mouvements. C’est le producteur Bradford Simonsen qui, durant le processus créatif, s’est décidé à les contacter et voir s’ils seraient intéressés par la chorégraphie du court-métrage. « Ils ont accepté de venir discuter et nous avons tout de suite su qu’ils étaient les partenaires parfaits pour ce film. Ils avaient de bonnes idées en terme d’histoire et de personnages, et ils voyaient parfaitement clair dans notre monde dépendant totalement de la danse, et ils étaient tellement excités. »

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Le réalisateur, inspiré de chacun de ses grands parents maternels et parternels pour cette histoire, a mis beaucoup du sien dans ce film. Il a aussi ajouté une belle touche de romantisme, ayant baigné dans les grands films musicaux comme Chantons sous la Pluie ou Un Américain à Paris même si l’histoire devait faire sens et les personnages être convaincants au-delà des hommages rendus. C’était donc pour lui un pari double : réaliser un court avec certaines contraintes tout en apportant une dimension réellement cinématographique. Il a aussi clairement voulu rendre hommage au film Fantasia 2000 dont un court extrait est présent un moment donné dans le court.

La musique au cœur du processus de création

Un compositeur / une compositrice en l’occurence, ne s’implique généralement pas avant la dernière étape de la production, mais Pinar Toprak a ressenti le besoin d’écrire de la musique pendant le processus de scénarisation, une musique qui a tout de suite été utilisée par Keone et Mari. « Ce fut l’une des expériences les plus enrichissantes de ma vie parce que je n’ai jamais été impliquée dans quelque chose dès le début et à chaque étape du processus. Parfois, je suis embauchée sur des projets pour écrire des thèmes pendant le script et puis je n’ai pas de nouvelles des équipes, ils partent, tournent le film et puis je reviens vers la fin pour mettre en musique l’ensemble… Et le fait qu’on n’ait pas eu de dialogue signifiait que chaque note comptait, chaque choix comptait, chaque instrument comptait. »

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Le couple de chorégraphes était très enthousiasmé à l’idée de travailler pour le label des Studios d’Animation Walt Disney, mais plus que cela, c’était une chance pour eux de travailler avec un réalisateur qui comprend le pouvoir de narration de la danse. « Tout le monde ne voit pas la danse de cette façon », a expliqué Mari Madrid. « Même certains danseurs ne le voient pas de cette façon. C’était une très belle opportunité, et qui plus est, tout a été fait en sorte pour que la partition originale soit disponible rapidement dans une version aussi aboutie que possible avant de commencer à réaliser des mouvements et d’avoir tous les contextes de l’histoire, cela a fait en sorte que tout est devenu vraiment facile pour nous. »

Keone et Mari Madrid parlent de leur écriture chorégraphique

Les animateurs ont fait en sorte durant le processus de création de mettre en valeur autant que faire se peut la chorégraphie ; une idée forcément surréaliste pour le couple qui n’est pas habitué à travailler pour le cinéma d’animation. « Au début, il y a cette première montre du genre, oh mon Dieu, il y a des personnages de Disney qui font notre chorégraphie, dans quel monde sommes-nous ? », a plaisanté Keone Madrid. « Et puis une fois que vous avez dépassé ce stade, vous regardez comme deux de vos étudiants votre chorégraphie évoluer de manière incroyable. Et vous êtes un peu jaloux car, il faut se l’avouer, ils [les animateurs] le font mieux que nous. »

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Parmi les nombreux Easter Eggs du film, il y a un clin d’œil à une zone du parc Disney California Adventure, Paradise Pier (aujourd’hui transformée et rebaptisée Pixar Pier). « Je pense que c’était l’une des discussions précurseurs et brèves que nous ayons eues sur le film », a rappelé Zach Parrish. Quand les discussions ont démarré sur les décors et notamment le nom à trouver pour le quai de la ville, la première suggestion était « Paradise Pier » et l’équipe a rapidement accepté. « Nous ne voulions pas nécessairement recréer littéralement ce que c’est à Disneyland Resort, mais nous voulions en quelque sorte une simple lecture graphique… C’était en un jour et demi, nous avions cet élément dans le décor et ça avait l’air incroyable. C’était l’un des travaux les plus faciles du film. »

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Tout ce qu’espère l’équipe de Nous, Toujours, c’est que ce film perdure dans le temps et soit vu par un maximum d’enfants qui le diffuseront à leurs propres enfants etc. puisqu’il traite de la question du rapport de l’hommet et de la femme à la vieillesse mais aussi la famille. La conférence s’est terminée par une performance spéciale des danseurs en direct depuis leur studio, nous interprétant un extrait de la chorégraphie du film… en chair et en os cette fois-ci ! Le court-métrage Nous, Toujours est disponible sur Disney+. La rédaction remercie The Walt Disney Company France pour cette invitation.



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