Selon des informations rapportées par Puck News, The Walt Disney Company a mis fin à son programme Supplier Diversity, une initiative visant à diversifier sa chaîne d’approvisionnement en favorisant les entreprises détenues par des femmes, des minorités, des personnes LGBTQIA+, des vétérans ou des personnes handicapées. Ce changement s’inscrit dans une révision plus large des stratégies internes de l’entreprise (en proie aux critiques et boudée par une partie de son public), sous la direction de Bob Iger, qui prépare sa succession prévue pour 2026.
Un programme lancé pour promouvoir l’inclusion
Lancé il y a plusieurs années, le programme Supplier Diversity encourageait les partenariats avec des fournisseurs issus de groupes sous-représentés, dans le but d’élargir la composition ethnique, de genre et d’autres critères de sa chaîne d’approvisionnement. Des sources internes indiquent que cette décision fait partie d’un virage vers des « stratégies d’inclusion » plus générales, supervisées par une nouvelle dirigeante, Sonia Coleman, promue au poste de directrice des ressources humaines. Cette évolution reflète un contexte plus large où Disney réévalue ses efforts en matière de diversité, équité et inclusion (DEI), en remplaçant les évaluations exécutives spécifiques par des approches intégrées aux opérations quotidiennes.

Cette annonce intervient alors que le tout Hollywood fait face à des pressions externes, notamment des critiques conservatrices contre les initiatives DEI. Sans que cela ne paraisse surprenant, Disney, comme d’autres studios, s’adapte aux tendance et ajuste ses priorités pour se concentrer sur la performance financière et la satisfaction des actionnaires, tout en maintenant un engagement envers l’inclusion… mais sans quotas explicites. C’est une tendance plus large qui est constatée depuis des mois dans l’industrie du divertissement, où les programmes de diversité sont révisés pour éviter les controverses, le tout dans une Amérique marquée par la réélection de Donald Trump, fervent combattant du wokisme.
Les implications pour les partenaires et l’image de marque
Les fournisseurs auparavant ciblés par le programme pourraient voir leurs opportunités réduites, bien que Disney affirme poursuivre des efforts inclusifs. Pour l’instant, aucune réaction officielle de l’entreprise n’a été publiée. Une chose est sûre : l’image progressiste de Disney en prendra un sérieux coup. La société continue d’avancer avec prudence dans l’administration trumpiste, en témoigne la récente affaire Jimmy Kimmel.

