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Démarrage faible pour Raya et le Dernier Dragon au cinéma aux États-Unis

Pour la première fois depuis maintenant un an, les cinémas new-yorkais (deuxième plus gros marché des cinémas du pays) ont pu rouvrir leurs portes cette semaine, contrairement à ceux de l’État de Californie qui affichent toujours portes closes, si bien que cela s’est fortement ressenti sur le démarrage du film Raya et le Dernier Dragon exploité sur Disney+ mais aussi en salles. En effet, réouverture des cinémas dans plusieurs États américains ne signifie pas pour autant dynamisation du box-office. Si certaines nouveautés arrivent à tirer un peu leur épingle du jeu, d’autres connaissent un succès plus mitigé et c’est le cas du dernier long-métrage des Studios d’Animation Walt Disney.

Seulement 8,6 millions de dollars pour son premier week-end aux États-Unis

Le 59e Grand Classique de l’animation Disney qui offre une aventure fantastique dans le royaume fictif de Kumandra s’est offert un démarrage estimé à 8,6 millions de dollars de recettes, pour une combinaison de 2 045 écrans américains. Ce chiffre est évidemment à mettre en parallèle de l’impressionnant (pour une pandémie) lancement du film Tom & Jerry, qui a rapporté 14,1 millions de dollars le week-end dernier, offrant une lueur d’espoir à toute l’industrie des exploitants qui souffre depuis longtemps. Plusieurs raisons peuvent expliquer ce démarrage plus faible de Raya. Tout d’abord, il s’agit d’une nouvelle franchise de Disney alors que Tom & Jerry bénéficie de son aura de plusieurs décennies. De plus, le film est également lancé sur Disney+, certes avec un surcoût mais équivalent finalement à à peu près deux places de cinéma, un gros bénéfice pour une famille de quatre personnes par exemple. Disney+ a fidélisé beaucoup plus de monde que HBO Max, ce qui expliquerait (mais nous en serons sûrs quand nous aurons les résultats streaming) peut-être que des familles se soient dirigés vers les salles pour Tom & Jerry et Disney+ pour Raya.

Il faut aussi noter que Tom & Jerry a été proposé sur 450 écrans de plus que Raya. Certes, cela ne veut pas dire pour autant que Raya et le Dernier Dragon aurait atteint les 14,1 millions de son concurrent mais c’est un détail à ne pas omettre pour autant. Malgré cela, et dans un contexte où les salles rouvertes accueillent leur public avec des jauges limitées, Raya et le Dernier Dragon engrange suffisamment de dollars pour occuper la première place du palmarès américain ce week-end au box-office. À l’échelle mondiale, le film a gagné 26 millions de dollars, la Chine et la Russie ayant été les plus gros boosters de ces premiers jours (avec respectivement 8,4 millions et 2,8 millions de dollars). Des films Disney de cette trempe coûtent à peu près 100 millions de dollars en terme de production. Il y a donc de quoi s’étonner clairement des premiers résultats du film, qui pour être rentable devrait au moins réaliser le double de son budget de production. Ses premiers chiffres dérisoires montrent à quel point le contexte de 2021 est bien différent de l’avant-COVID-19. Un film Disney qui ne parvient pas à dépasser les 10 millions de dollars de recettes pour son week-end de lancement nous prouve que les enjeux de la distribution en salles sont désormais biaisés. Peut-être pour toujours ?

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