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Disneyland Paris

Dans les coulisses du Festival du Roi Lion & de la Jungle

Vous n’êtes pas sans savoir que l’été 2019 réserve des surprises aux visiteurs de Disneyland Paris. Les univers iconiques des films d’animation Le Roi Lion et Le Livre de la Jungle prennent vie du 30 juin au 22 septembre 2019 au Parc Disneyland. Lors du premier anniversaire du programme InsidEars, Disneyland Paris nous a offert un premier aperçu du travail des équipes de cette nouvelle saison. A compter du 25 mai prochain, un documentaire dans les coulisses du Festival du Roi Lion & de la Jungle – en plusieurs parties  -dévoilera les préparatifs de ce grand événement estival.

Immersion dans la jungle de Simba et Baloo

Des premiers préparatifs des spectacles aux ultimes répétitions en passant par la conception des décors et des chars, la création musicale et scénaristique, le travail de mise en scène, l’élaboration des différentes spécialités culinaires en lien avec la saison, le développement des produits dérivés… Les médias sociaux de Disneyland Paris proposent plusieurs pastilles dévoilant quelques secrets derrière la magie Disney. C’est un véritable making-of qui nous attend en amont du Festival du Roi Lion & de la Jungle.

Coulisses Festival du Roi Lion

Making-of du Festival du Roi Lion & de la Jungle

Documentaire

Explorez le Festival du Roi Lion et de la Jungle avec un documentaire inédit de 45 min dans les coulisses des festivités : de la création des spectacles, l’enregistrement de la musique jusqu’à l’ouverture de la saison, en passant par les répétitions des artistes, la création de décors et bien plus encore… Disponible le 26 juillet à partir de 20h.

Mufasa

À quelques jours du lancement du spectacle Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre, Disneyland Paris dévoile en exclusivité le costume de Mufasa ! La conception des 400 costumes a débuté il y a 2 ans, ils seront portés par une troupe totale de 70 personnes.

Mufasa Concept-Art

Interview avec Steve Sidwell, Arrangeur des Musiques du spectacle Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre

[InsidEars] Comment avez-vous abordé Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre ?

[Steve Sidwell] Pour ce spectacle, nous avons essayé de développer de nouvelles idées, ce qui est toujours difficile quand vous travaillez sur une histoire aussi célèbre. Elle a été traitée avec succès sous des formes très variées, ce qui rend les choses plus compliquées. Mais Disney sait très bien faire collaborer des créatifs pour donner un nouveau souffle à ses histoires. Et, de fait, les concepts et les maquettes de ce spectacle ont énormément inspiré la musique.

[InsidEars] Avec une bande originale aussi célèbre, comment avez-vous trouvé l’équilibre entre le respect de cet héritage musical et le fait d’apporter un regard neuf ?

[Steve Sidwell] Ce fut un véritable défi. Il est toujours très délicat de changer quelque chose sur une œuvre aussi emblématique. L’équilibre est difficile à trouver. Cela fait 25 ans maintenant que Le Roi Lion est sorti sur les écrans. C’est devenu un classique intemporel, mais en même temps, nous avions envie de l’envisager avec un regard nouveau. Le décor de notre spectacle étant basé sur des instruments de musique, ce fut un élément-clef de notre approche. Nous avons pris quelques risques, mais toujours avec un immense respect de l’œuvre originale. De plus, notre spectacle ne dure qu’une demi-heure et se joue dans un contexte très particulier : nos spectateurs sont en même temps les visiteurs d’un parc à thème avec ses multiples attractions, et ils essaient de faire un maximum de choses durant leur journée dans le Parc. Il fallait donc leur proposer une expérience particulièrement enthousiasmante. Pour ce faire, j’ai fait en sorte de conserver une grande énergie tout le long du spectacle, tout en ménageant des moments plus calmes avec les balades, de sorte qu’enfants et adultes puissent chacun y prendre plaisir.

[InsidEars] Comment la musique s’intègre-t-elle dans ce spectacle ?

[Steve Sidwell] D’un point de vue général, la musique est un art basé sur la collaboration. Dans une production live, il y a toujours l’aspect visuel, et en plus de la technologie, il y a la danse, la mise en scène, le chant et les costumes, qui créent tous ensemble une atmosphère. Je m’inspire beaucoup de tous ces éléments. Dans Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre, la musique joue un rôle essentiel. Quand vous écrivez pour un spectacle comme celui-ci, vous devez avoir conscience que la musique accompagne une performance : les chanteurs, les acrobates et les danseurs, avec cette chorégraphie aérienne superbe. Tout a permis de créer une musique vraiment unique, dont l’originalité a été saluée par les équipes de Disneyland Paris. C’est le plus beau compliment qu’on pouvait me faire.

[InsidEars] A partir de quel matériel avez-vous travaillé ?

[Steve Sidwell] Nous avons utilisé des éléments du classique de l’animation ainsi que de la comédie musicale, que ce soit l’éblouissante partition instrumentale de Hans Zimmer, notamment pour la scène du combat final, ou les chansons d’Elton John et de Lebo M. Pour l’attaque des gnous et le combat final, j’ai eu accès aux partitions d’orchestre du film. Cela m’a permis d’étudier très précisément ce qui avait été fait pour le film, et j’ai essayé de recréer la même atmosphère, tout en ajoutant quelques nouveautés. Et pour les chansons, dans la mesure où elles ont dû être coupées afin de rentrer dans notre format, je suis plutôt parti de zéro. Cela m’a permis de développer un concept différent, unique. J’ai essayé de les rendre exaltantes, modernes et originales, tout en préservant leurs influences africaines.

Steve Sidwell
Steve Sidwell

[InsidEars] A quel type d’orchestre avez-vous fait appel ?

[Steve Sidwell] A un orchestre traditionnel, sauf pour ce qui est des percussions. J’ai eu la chance d’avoir à ma disposition un grand orchestre symphonique, un big band et une énorme section rythmique. Nous avions des djembés, des tamas ou « tambours parlants » originaires d’Afrique de l’Ouest, des kalimbas ou « pianos à pouces » originaires de l’Afrique subsaharienne, une kora, un instrument du Mali, des congas et des bongos. Nous avons utilisé autant d’instruments africains que possible. C’était impressionnant de voir tous ces instruments réunis lors de l’enregistrement aux fameux Angel Recording Studios de Londres. Extraordinaire ! J’ai beaucoup appris à cette occasion. Travaillant entre Paris et Londres, j’ai eu l’occasion de rencontrer bon nombre d’experts car les percussions africaines sont vraiment une affaire de spécialiste. Pour les scènes de combat et des gnous, nous avions aussi un grand chœur typique de Hollywood qui chantait en latin, et un chœur Gospel qui chantait en Swahili. Nous avions même un spécialiste de cette langue avec nous pour nous assurer de la prononciation. Les meilleures conditions étaient réunies.

[InsidEars] Comment avez-vous pris en compte la dimension “live” du spectacle?

[Steve Sidwell] C’est quelque chose que j’ai fait à de nombreuses reprises. Bien sûr, le spectacle dispose d’une bande-son, mais je ne voulais pas que les spectateurs en aient conscience. Je voulais que tous les éléments musicaux se fondent les uns dans les autres. La musique enregistrée a été conçue de telle sorte qu’elle laisse un espace aux chanteurs live. Nous avons également pris en compte le système audio unique de notre théâtre, qui a grandement influencé la manière dont nous avons enregistré et mixé la musique. De fait, chaque personne du public pourra profiter d’une stéréo parfaite. Où que vous soyez assis, vous serez entouré de toutes parts par la musique.

Dans ce spectacle, ce sont les chansons qui racontent l’histoire, et non pas les dialogues. Beaucoup de choses ont dû être retravaillées pour s’adapter au format du spectacle. C’est une des raisons pour lesquelles il n’y a pas de dialogues. C’est à la musique de remplir ce rôle. C’est une façon de faire que je connais bien. D’autant plus agréable que le scénario est écrit avec talent et précision.

[InsidEars] A vous entendre, Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre fut une expérience aussi artistique qu’émotionnelle.

[Steve Sidwell] C’est ma raison d’être : faire de la musique pour partager des émotions. Et sur Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre, ce ne fut pas difficile car c’est un spectacle tellement magnifique, tant du point de vue de l’écriture que de la mise en scène. Les émotions sont venues naturellement. J’ai juste eu à gérer les tensions et les détentes. Les équipes de Disneyland Paris sont tellement talentueuses ; c’est une joie de travailler avec elles. Elles m’ont guidé très facilement dans la bonne direction. Je n’en suis que plus impatient de découvrir les réactions du public !

Interview avec Christophe Leclercq, Metteur en Scène sur le spectacle Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre

[InsidEars] A quand remontent les origines du projet ?

[Christophe Leclercq] La décision de lancer la production d’un tout nouveau spectacle autour du Roi Lion remonte à novembre 2016. A partir de là, tout s’est mis en place très rapidement et j’ai été désigné pour mettre en scène cette nouvelle production.

Comment avez-vous élaboré le concept du spectacle ?

[C. L.] Les premières consignes qui m’ont été données étaient de faire quelque chose de complètement différent de La Légende du Roi Lionqui fut représenté à Videopolis entre 2004 et 2009, ainsi que The Festival of the Lion King, le spectacle de Disney’s Animal Kingdom et Hong Kong Disneyland. A partir de là, je me suis posé beaucoup de questions. Cette histoire mythique va bien au-delà d’un récit animalier dans la savane africaine. Tout le monde peut s’y retrouver car c’est avant tout l’histoire d’une famille et le parcours initiatique d’un adolescent vers l’âge adulte. Partant de là, je me suis dit qu’il était possible de transposer cette aventure animale dans le monde des humains. Je me suis alors mis à faire des recherches dans ce sens sur le net, et j’ai trouvé des « fan-arts » qui imaginaient justement les personnages du Roi Lion sous forme humaine. Cela nous a beaucoup inspiré. Au final, Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre est un spectacle inédit basé sur l’histoire du Roi Lion, comme si une tribu avait décidé de mettre cette légende en scène et en musique.

[InsidEars] Et cette histoire se raconte en chansons.

[C. L.] Tout à fait. En raison du caractère multiculturel de notre public, nous avons préféré ne pas utiliser de dialogues. Ce sont les chansons qui racontent l’histoire. Pour des raisons de durée, elles sont plus courtes que dans le film, mais nous avons respecté scrupuleusement l’ordre du dessin-animé. Nous avons également eu la chance de pouvoir ajouter plusieurs titres emblématiques de la comédie musicale : d’une part « Shadowland », la chanson de Nala, et d’autre part « Endless Night » et « He Lives In You », que nous avons décidé de fondre en un seul titre, comme un « mash-up ». Il nous a semblé naturel de les rapprocher dans la mesure où la chanson de Rafiki répond directement au questionnement de Simba sur son père.

[InsidEars] Ce spectacle s’intitule Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre. Comment avez-vous traité cette dimension rythmique ?

[C. L.] Notre spectacle est vraiment basé sur l’aspect rythmique. Avec notre arrangeur Steve Sidwell, nous avons souhaité mettre les traditions africaines à l’honneur, tout en leur apportant une touche de modernité à travers de nouveaux rythmes et de nouveaux tempos, mais toujours dans le plus grand respect. Nous avons aussi quatre percussionnistes live sur scène, qui apportent vraiment une dimension supplémentaire à la musique. La partition écrite pour eux est particulièrement précise et élaborée au niveau rythmique. Leurs instruments ont été adaptés spécialement pour s’intégrer dans notre décor et par moments, les musiciens pourront quitter leur piédestal pour rejoindre chanteurs et danseurs. Ils s’intègrent totalement dans le spectacle.

Cette dimension a non seulement inspiré la musique du spectacle, mais également notre décor, qui se compose de djembés sur lesquels les personnages vont évoluer. Tout est dans la démesure : imaginez que les tambours les plus grands font 2,50 mètres de haut sur 8 mètres de circonférence ! Tous ces instruments de percussions imbriqués les uns dans les autres créent un espace scénique incroyable sur plusieurs niveaux, ce qui offre beaucoup de possibilités sur le plan de la mise en scène.

[InsidEars] Comment avez-vous exploité ces différentes zones en fonction de chaque chanson ?

[C. L.] Avec Frontierland Theater, nous avons la chance d’avoir un vrai théâtre, avec une vraie boîte noire, c’est-à-dire un espace de représentation fermé, avec tout ce que cela permet en termes d’immersion et de traitement de la lumière. Grâce à nos nouveaux équipements, je peux concentrer la lumière sur différentes zones de la scène et faire de chaque numéro une sorte de vignette, comme dans un storyboard, que je répartis à travers tout l’espace, côté cour, côté jardin, fond de scène… On allume une plateforme et on en éteint une autre pour lancer un nouveau numéro. Rien à voir avec ce qu’il était possible de faire à The Chaparral Theater, où la scène n’était qu’à demi couverte. Cela permet de ménager bon nombre de surprises.  Un tel dispositif demande beaucoup d’organisation, mais avec la grandeur du décor et la largeur de la scène, j’ai pu vraiment me faire plaisir !

[InsidEars] Vous exploitez vraiment tout l’espace !

[C. L.] En effet. Il y a certes des artistes sur scène à des hauteurs différentes, mais le décor évolue également au cours du spectacle : il tourne, il bascule et vous réserve quelques surprises ! Et puis, il y a toute la dimension aérienne. Beaucoup de choses se passent en l’air. Il faut dire que nous avons installé dans les cintres pas moins de 7 machines de vol pour les acrobates, ce qui veut dire que durant les 30 minutes que dure le spectacle, ils touchent très peu le sol !

[InsidEars] Pouvez-vous nous présenter votre équipe créative ?

[C. L.] J’avais déjà travaillé avec Bradley Kaye, Principal Art Director pour Walt Disney Parks and Resorts, sur la Jedi Training Academy, et nous nous sommes dits que ce serait la bonne personne pour créer le décor notre nouveau spectacle. Pour les costumes, nous nous sommes tournés vers Mirena Rada, une designer bien connue dans le milieu des comédies musicales et des Parcs Disney, notamment Tokyo Disneyland, et qui a déjà collaboré avec nous sur l’événement Disney FanDaze. Pour les arrangements musicaux, nous avons fait appel à Steve Sidwell, qui avait déjà signé ceux de La Parade des Rêves Disney, et pour les chorégraphies, Cathy Ematchoua nous a apporté son style inimitable. Pour les lumières, nous avons sollicité Pierre Leprou pour apporter un regard neuf. Quant au son, on le doit à John Moine de Russi, dit « Papa John ». Il a proposé un tout nouveau système de diffusion audio pour le Frontierland Theater offrant une expérience totalement immersive. Il n’existe que trois autres salles dans le monde qui en bénéficient, une à New York, une à Singapour et une à Sydney. C’est un système très imposant, qui correspond à 3 fois celui d’un IMAX. Nous avons également des trackers pour les chanteurs, ce qui veut dire que le son de leur voix va se déplacer sur scène en fonction de leurs placements. Et tout cela peut fonctionner de pair avec la lumière, ce qui veut dire que si un chanteur se déplace de cour à jardin, le son et la lumière vont le suivre en temps réel. Avec tout cela, le public ne va faire plus qu’un avec la musique et se sentir totalement imprégné par les rythmes de la terre.

Christophe Leclercq

[InsidEars] Comment avez-vous constitué votre « tribu », le cast du spectacle ?

[C. L.] En ce qui concerne les chanteurs, les castings ont commencé il y a plus d’un an. Nous avons auditionné à Londres et à Paris, comme nous le faisons souvent. Un peu plus de 230 chanteurs ont postulé pour ce spectacle, car Le Roi Lion est un thème qui plaît beaucoup, et nous en avons gardés 22. Nous avons reçu des gens qui ont travaillé sur The Lion King dans le West End, d’autres sur la version de Mogador ou encore sur d’autres comédies musicales comme Motown. Nous avons donc un panel d’artistes éblouissants et expérimentés, des gens avec du métier et beaucoup de talent. Pour les acrobates, nous avons auditionné dans un gymnase tout près de Disneyland Paris en nous focalisant sur des profils issus du monde de la gymnastique. Une centaine de gymnastes se sont présentés et nous en avons gardé 18. Parmi eux certains viennent de grandes maisons comme Cirque du Soleil, du spectacle The House of Dancing Waterà Macao ou encore de spectacles aériens sur Paris. Les danseurs ont été les derniers à être auditionnés. C’était en novembre dernier, et là, nous sommes restés bouche bée : 530 danseurs se sont présentés ! Et là aussi pour 18 places. Certains d’entre eux avaient également fait Mogador et se retrouvent aujourd’hui avec d’autres artistes qu’ils ont connus il y a des années sur d’autres productions liées au Roi Lion. Ce sont de belles retrouvailles autour de cette histoire, et toutes ces auditions se sont passées dans une ambiance magnifique. En tout, notre Cast regroupe pas moins de 9 nationalités !

[InsidEars] Pouvez-vous nous parler de la conception des costumes ?

[C. L.] Les costumes sont très importants dans notre spectacle. Ils sont là pour évoquer les personnages du film à travers toutes sortes de références, notamment au niveau des codes couleurs des animaux.  Prenez Rafiki. C’est un mandrill, reconnaissable à son museau très coloré, bleu, rouge, blanc, et l’on retrouve les mêmes couleurs dans son costume. Pour la crinière de Simba, nous avons utilisé une « gabrielle ». C’est un élément de costume que l’on place sur les épaules, avec un arceau sur lequel on a accroché des poils colorés dans la teinte d’une crinière de lion. Et pour ce faire, nous avons opté pour des matières nobles : cuir, alcantara, etc.

Leur conception a commencé il y a maintenant deux ans et la première proposition a été la bonne. Rien n’a changé pratiquement depuis. J’ai beaucoup discuté avec Mirena de ce que je voulais et elle a immédiatement compris mes attentes. Au final, ce sont 400 costumes qui ont été fabriqués pour un cast de 70 personnes.

[InsidEars] Suivant les différentes mises en scène du Roi Lion à travers le monde, le personnage qui change le plus est sans doute Rafiki. Comment l’avez-vous abordé ?

[C. L.] Dans le dessin-animé, c’est un singe mâle, ce qui fait que la personne qui chante « Circle of Life » est une sorte de voix off indépendante. Pour la comédie musicale, ils se sont basés sur la voix de cette chanson pour faire de Rafiki un personnage féminin. Quitte à faire quelque chose de différent, je me suis dit que notre Rafiki pourrait être un chanteur. Au final, cela donne une autre dimension au personnage. Il devient une sorte de chamane, qui conduit le spectacle et assure les transitions entre les numéros. 

[InsidEars] Timon et Pumbaa sont aussi difficiles à représenter sur le plan scénique. Comment les avez-vous envisagés ?

[C. L.] Pour rentrer dans le concept du spectacle, il fallait également les humaniser. Je me suis donc replongé dans le dessin-animé et en voyant ce freluquet de suricate et ce phacochère bedonnant, j’ai tout de suite pensé à Laurel et Hardy. C’est ainsi que le costume du personnage qui joue Timon est une sorte de queue de pie mais qui se termine en forme de queue de suricate. Il a également de grandes chaussures de clown qui rappellent les pattes des suricates. Et pour ce qui est du casting, nous nous sommes tournés vers des comédiens aux allures totalement opposées. Je pense que cela va en surprendre plus d’un !

[InsidEars] C’est aussi cette originalité qui fait la richesse des spectacles de Disneyland Paris. On se souvient encore de La Forêt de l’Enchantement : Une Aventure Musicale Disney, que vous avez aussi mis en scène, avec son concept totalement inédit.

[C. L.] C’est à chaque fois un véritable défi ! Mais je crois que c’est aussi notre rôle de proposer au public des concepts originaux et de l’ouvrir à d’autres formes de spectacle. En se basant toujours sur des histoires Disney.

[InsidEars] Au final, l’émotion est toujours là et bien là !

[C. L.] La musique est primordiale dans ce spectacle. Quand j’ai entendu pour la première fois cette version de « Circle of Life », j’ai fondu en larmes. Il y a bien sûr la richesse du matériel original, mais également la force de cette nouvelle version. Il y a aussi ce décor saisissant. Quand on le découvre, on se dit simplement « Wow ! ». Et puis, tout le côté « live » du spectacle : les chants, les chorégraphies, les acrobaties aériennes. Tout ce côté humain qui touche en plein cœur. C’est mon rôle de mettre tous ces artistes en harmonie pour créer des émotions. D’autant plus que nous inaugurons un nouveau théâtre, et pour le faire, je ne pouvais rêver de meilleure histoire que Le Roi Lion, avec sa puissance et sa spiritualité. Nous sommes les premiers à habiter ce lieu. C’est à nous de le faire résonner de nos voix et de lui donner son âme !

Partie 2

Découvrez le travail réalisé sur les costumes du spectacle Le Rythme de la Jungle avec Isabelle Antoine, Costumière Designer à Disneyland Paris.

Timon et son nouveau costume

Disneyland Paris a révélé le costume luxuriant de Timon pour la nouvelle animation Timon’s « MataDance ». Les créateurs de la saison nous ont révélé que la tenue de MataDanseur de Timon est composée de 1200 perles de bois et d’une cinquantaine de mètres de ruban tissus.

TIMON

Les musiques du Roi Lion et les Rythmes de la Terre

Découvrez la liste des séquences musicales du spectacle dont certaines chansons sont issues du spectacle de Broadway :

  • The Circle of Life
  • I Just Can’t Wait To Be King
  • Be Prepared
  • Hakuna Matata
  • Shadowland
  • Can You Feel the Love Tonight
  • He Lives in You
  • Endless Night
  • Busa / King of Pride Rock

Partie 1

Le 25 mai 2019 est dévoilée sur la chaîne Youtube de Disneyland Paris la première partie de ce documentaire. Le metteur en scène Christophe Leclercq nous propose une immersion dans les préparatifs du spectacle phare de la saison, Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre. On y apprend entre autres que :

  • le spectacle s’étendra sur une scène de 40 mètres de large à Frontierland Theater, une version modernisée de l’ancienne salle de spectacle The Chaparral Theater ;
  • contrairement à la version de Broadway qui tourne à travers le monde, ce nouveau spectacle proposera pour la première fois un artiste masculin dans la peau de Rafiki. Ce dernier sera interprété, entre autres, par Tony K Irving. Simba sera incarné par Thierry Picaut et Mélina Mariale a été choisie pour jouer Nala.

  • 70 performeurs ont été recrutés dans toute l’Europe par les équipes de Disneyland Paris : chanteurs mais aussi acrobates et danseurs ! Des choeurs chanteront sur scène pour accompagner les personnages principaux.
  • les costumes sont inspirés du show new-yorkais mais s’en distinguent également avec de nouvelles idées.
  • la musique du spectacle est à la fois inspirée du film d’animation et de la comédie musicale mais a aussi bénéficiée d’une modernisation dans ses sonorités et ses sections de rythme par les équipes musicales de Disneyland Paris ainsi que le producteur Steve Sidwell, talentueux arrangeur et réorchestrateur, qui a été récompensé d’un Grammy Award dans la catégorie Meilleur Album de Musical pour le spectacle Beautiful: The Carole King Musical.

  • les enregistrements du spectacle Le Roi Lion & les Rythmes de la Terre se sont déroulés aux Angel Recording Studios en février 2019 avec les meilleurs musiciens de Londres dirigés par Steve Sidwell. De nombreux instruments traditionnels ont été utilisés pour les besoins de la bande-originale qui se veut plus moderne.

Concernant l’autre grand spectacle, Le Rythme de la Jungle :

  • il se déroulera chaque jour à 360 degrés sur Central Plaza face au Château de la Belle au Bois Dormant ;
  • il s’inspirera directement du Grand classique animé Le Livre de la Jungle mais aussi des rites et coutumes des Indes ; les chansons du film ont été retravaillées pour l’occasion comme « Trust in Me » dont un extrait exclusif est disponible ci-dessous…

  • Il mettera en scène Mickey, Minnie, Donald et Daisy en tenues d’explorateurs aventuriers ; ils seront accompagnés de Baloo et du Roi Louie.

  • pour ce faire, les créateurs du spectacle, Matthieu Robin, Metteur en Scène et Christine Mellet, Metteur en Scène Associé, ont voyagé en Inde en 2018 pour recruter des joueurs de dhol (des percussions indiennes) ;
  • cinq animaux haut en couleurs et surdimensionnés, rendant hommage aux traditions de divers pays asiatiques, ont été créés pour accompagner le spectacle Le Rythme de la Jungle : ils servent à la fois de décors, de personnages mais aussi d’instruments de musique. Aux couleurs et aux motifs traditionnels des Indes ont été associées des couleurs plus éclatantes comme le violet de l’Elephant, à l’image du courant pictural impressionniste qui pouvait transformer une couleur en une autre.
  • Différents matériaux ont été utilisés pour orner ces chars et renforcer leur préciosité et les rendre plus bruts.

  • C’est l’artiste Yves Ollier qui a supervisé la Conception Scénographique de ces chars. Pas moins de 22 versions ont été réalisées tout au long du processus créatif.
  • Ce show sera très dynamique et proposera un festival de couleurs et de musiques tout l’été.

Bande-annonce

Découvrez-en un premier aperçu via cette bande-annonce… On peut déjà apercevoir les séances d’enregistrement des musiques des différentes célébrations attendues toute l’été, des dessins préparatoires, des costumes et des essais esthétiques sur des artistes du spectacle Le Roi Lion et les Rythmes de la Terre (The Lion King: Rythms of the Pride Lands), la figurine de Simba imaginée par l’artiste contemporain Richard Orlinski, quelques produits vestimentaires, des gourmandises sucrées à l’effigie du Roi Lion, la création des chars du défilé Le Rythme de la Jungle (The Jungle Book Jive) et même des premières images des répétitions.

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