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Disneyland Paris : 29 Ans de Rêves – Critique de l’Émission

Le 12 avril 2021, Disneyland Paris célébrait avec espoir et non sans une certaine forme de mélancolie son 29e anniversaire, « 29 ans de Rêves ». En effet, le Resort ne peut toujours pas annoncer de date de réouverture et sera d’ici la fin du mois d’avril la seule Destination Disney au monde à afficher portes closes dans un contexte sanitaire qui tend à s’améliorer malgré tout. Il était donc important pour les équipes du Resort de continuer à préserver le lien avec son public et d’entrenir la magie à distance.

29 Ans de Rêves, une émission qui sentait bon la nostalgie

L’événement Disneyland Paris : Célébrons 29 ans de Rêves était une émission spéciale retransmise à partir de 20h le 12 avril 2021 sur la chaîne Youtube officielle du Resort. Animée de main de maître par Giona Prevete, Ambassadeur Disneyland Paris, elle a offert aux spectateurs – même si elle s’adressait par bien des aspects surtout aux visiteurs les plus fidèles – différentes informations sur l’état actuel du Resort mais aussi une rétrospective des 29 ans d’existence du site.

29 ans de rêves

Cette émission est d’autant plus originale que Disneyland Paris a très rarement fêté réellement ses anniversaires autres que ceux se terminant par des 0 ou des 5 (dans le cadre de saisons événementielles sur plusieurs mois). Pour l’occasion, les équipes Communication ont redoublé d’efforts en proposant plusieurs contenus exclusifs aux passionnés et en créant un logo spécial pour ce 29e anniversaire, insistant davantage sur le thème des rêves et de la nostalgie. C’était aussi une manière pour Disneyland Paris de préparer habilement le terrain des célébrations de son 30e anniversaire et de démarrer le compte à rebours un an à l’avance en dévoilant un aperçu des nouvelles expériences à venir dans un futur proche (celui de sa réouverture dans l’année 2021) et plus éloigné (celui de ses 30 ans).

Giona Prevete, maître de cérémonie

Durant une heure et dix minutes, Disneyland Paris : Célébrons 29 ans de Rêves propose plusieurs surprises, comme l’annonce en introduction Giona Prevete depuis les Fantasia Gardens. Le premier temps fort de l’émission fut une visite très spéciale du Parc Disneyland en compagnie de deux Cast Members qui affichent une longévité de carrière impressionnante. Yves Benyeta, Directeur Walt Disney Imagineering Creative Paris, et Catherine Chevreux, Manager, Consumer Insight, qui ont rejoint Disneyland Paris avant 1992, étaient en effet les guides d’un jour des fans pour une rétrospective forte en souvenirs aux quatres coins d' »Euro Disneyland », le premier nom du premier parc à thème du complexe. L’idée de cette visite est de replonger les fans d’aujourd’hui dans les premières années du Resort, tant dans sa phase de conception que ses premiers exercices fiscaux.

29 ans de rêves

Catherine Chevreux travaille actuellement à un poste lié aux enquêteurs, ces Cast Members qui effectuent des sondages auprès des visiteurs afin de prendre la température jour après jour du ressenti et des besoins de chacun et de contribuer à l’amélioration de leur expérience. Catherine a été embauchée à Disneyland Paris en 1991 puis a travaillé durant plusieurs années à Walt Disney World Resort en Floride en restauration (dans un restaurant qui est un peu l’équivalent du Café Hyperion en France) avant de revenir en France. Yves Benyeta a rejoint quant à lui l’entreprise dès 1990. D’abord affecté dans des bureaux d’étude d’Euro Disney Resort à Bry-sur-Marne, ses missions se déroulent ensuite dès novembre 1990 sur le site du chantier de construction du parc. Il revient par ailleurs sur ces années de pré-ouverture en détaillant le concept du centre d’information L’Espace Euro Disney situé près de la Brocante de Serris, qui avait pour tâche de promouvoir et renseigner les futurs visiteurs et la presse sur ce qu’allait être Euro Disney deux années plus tard.

29 ans de rêves

Catherine Chevreux a souhaité, pour démarrer leur visite, se donner rendez-vous au restaurant The Lucky Nugget Saloon, qui, selon elle, reste le plus beau restaurant du Parc Disneyland à ce jour, un lieu où elle a travaillé par le passé par ailleurs. Elle se remémore son travail dans ce restaurant, qui est également une salle de spectacle et accueillait alors l’époustouflante revue Lilly’s Follies (de 1993 à 1999), jouée en moyenne cinq fois par jour pour le grand plaisir des clients mais aussi des Cast Members qui faisaient des pieds et des mains pour pouvoir travailler dans ce lieu et profiter ainsi de ses animations et son cadre immersif.

29 ans de rêves

Alors qu’ils se dirigent vers leur deuxième destination, Yves Benyeta évoque la personnalité de Pat Burke. Cet Imagineer de talent qui nous a quittés en 2014, fut chargé de récolter des dizaines d’accessoires fantastiques et authentiques pour agrémenter les rues, les boutiques, les restaurants et les attractions de Frontierland, en commençant par ceux de Big Thunder Mountain. Il a d’ailleurs travaillé sur le projet de Geyser Mountain pour le land, même si cette attraction n’a finalement jamais vu le jour. Autre anecdote, plus amusante, l’époque de la ferme des animaux Critter Corral située à Cottonwood Creek Ranch. Catherine Chevreux explique que chaque matin, avant d’aller prendre son poste au restaurant Cowboy Cookout Barbecue, elle et ses collègues, devaient vérifier si des poules ou des chèvres ne s’étaient pas échappées de leur enclos, et si ces dernières n’avaient pas ingéré de plantes potentiellement toxiques aux abords du restaurant. Yves Benyeta revient quant à lui sur le scénario qui a été pensé pour le restaurant, ancienne ferme désormais exploitée par la municipalité de Thunder Mesa comme salle des fêtes pour tous les habitants.

29 ans de rêves

En passant devant le Hakuna Matata Restaurant à Adventureland, notre duo se rappelle de l’époque où le restaurant était encore baptisé Aux Épices Enchantées et était fait de vraies structures en chaume, pour le plus grand bonheur des oiseaux qui venaient s’en servir pour créer leur nid. Yves explique les espaces verts du parc ont été créés en fonction de la météo de la Brie. Peu de plantes exotiques peuvent s’acclimater aux temps frais du site. Dès lors, il a fallu, dans le cas d’Adventureland, simuler l’exotisme végétal avec notamment des dizaines de rhododendrons, plantes poussant en terre de bruyère et non exotiques mais aux fleurs pouvant correspondre à la vision d’une jungle luxuriante. Yves Benyeta nous explique aussi comment l’univers de Peter Pan a été mis en place entre Fantasyland – avec l’attraction Peter Pan’s Flight – et Adventureland avec Skull Rock et le Galion du Capitaine Crochet.

29 ans de rêves

Du côté de Fantasyland, Catherine Chevreux revient sur sa formation « Disney Traditions » (un point fondamental du parcours d’intégration des Cast Members afin de leur inculquer les valeurs et la culture de l’entreprise), à une époque où l’Université Disney n’existait pas encore. C’est donc Au Chalet de la Marionnette et Toad Hall Restaurant que s’est déroulée cette formation pour elle, alors que le chantier extérieur était encore de la boue et des flaques d’eau. Yves se souvient des lieux de Fantasyland qui n’étaient pas encore couverts à l’ouverture du parc, et qui le seront par la suite, comme Fantasy Festival Stage (aujourd’hui connu sous le nom de Meet Mickey Mouse), une partie la terrasse du Toad Hall Restaurant ou encore la file d’attente de Dumbo the Flying Elephant. Durant cette époque où les équipes d’Euro Disney Resort ont réagi à l’échec financier de l’ouverture et se sont adaptées à la demande, fut lancé le ACP (Added Capacity Program), étalé de 1993 à 1995, et qui a vu l’ajout de plusieurs attractions dans le Parc de La Galerie de la Belle au Bois Dormant jusqu’à Space Mountain : De la Terre à la Lune.

Arrivés à la zone d’inspiration italienne du Land, Catherine évoque ses années d’employée à la Pizzeria Bella Notte et l’esthétique penchée volontairement au niveau de la façade du restaurant. Yves revient quant à lui sur un artefact du restaurant, aujourd’hui hélas disparu, une gondole installée au milieu d’un parterre de plantes, achetée par Tom Morris à Venise, l’Imagineer qui avait en charge la conception artistique du Land.

 

Le prochain point d’étape est Discoveryand. Yves nous replonge dans la version originelle de cette zone en 1992, quand ni le lagon, ni Les Mystères du Nautilus, ni Space Mountain et sa boutique photos Light Speed Photography n’existaient ! Il est forcément aujourd’hui difficile d’imaginer le land sans toutes ces attractions et son point culminant qu’est son dôme vernien, et pourtant, à l’époque, les visiteurs qui dépassaient Orbitron, Machines Volantes se retrouvaient face à un immense merlon de terre, cachant le futur chantier titanesque. Un motojet de Star Wars trônait sur le merlon. Les plans pour l’aménagement de cette zone étaient déjà plus ou moins fixés à l’époque. Discovery Mountain (nom d’origine de Space Mountain) était évidemment le centre de toutes les attentions mais, chose étonnante, devait aussi se connecter à Videopolis, au moyen de deux passages tunnels en verre. Ces promenades ne verront finalement pas le jour mais en revanche, des reliques subsistent, en témoignent les deux hublots géants sur Vidéopolis, faisant face à l’attraction. D’autres souvenirs de Discovery Mountain subsistent puisque le changement de nom de l’attraction s’est opéré très peu de temps avant son ouverture pour des raisons commerciales. Vous pourrez ainsi observer les initiales de l’attraction originale sur des médaillons tout le long du pont d’accès à l’attraction. Yves revient ensuite sur l’histoire du chantier de l’ensemble de cette zone précisant que le phare et le kiosque furent construits avant l’arrivée de l’attraction Les Mystères du Nautilus. Le soir où le phare fut allumé pour la première fois, le manager du Disneyland Hotel contacta la maintenance, car le faisceau lumineux si puissant se propageait jusque dans les chambres de l’hôtel.

29 ans de rêves

Le duo nous parle ensuite du lancement phénoménal de Space Mountain : De la Terre à la Lune, qui convoqua à la fois toutes les divisions de l’entreprise mais aussi une grande partie de la presse et beaucoup de visiteurs. Cela fut vécu comme une sorte de deuxième ouverture du parc pour les personnes qui étaient présentes. Les invitations pour cette journée du 31 mai 1995 étaient tout simplement splendides, gravées dans du laiton et décoratives.

Sur Main Street, U. S. A., Catherine et Yves reviennent sur la journée d’ouverture du parc le 12 avril 1992. Catherine parle d’un moment extraordinaire, comme l’aboutissement d’une belle aventure. Yves, en toute honnêteté, avoue qu’il dormait ce jour-là, fatigué de ses neufs mois passés à travailler de nuit sur le chantier du parc. Les deux sont d’accord sur la rigueur des équipes américaines et la concentration que demandaient leurs travaux respectifs à l’époque. Tout était inédit et il fallait donc respecter un niveau d’exigence important. Mais Yves se rappelle que le retour des Visiteurs était fondamental pour lui, car cela lui permettait de réagir en conséquence, une méthode finalement proche de celle de Walt Disney en 1955 qui écoutait attentivement les Visiteurs de son parc, et que Yves et ses équipes appliquent encore. Rien de mieux selon lui que de faire une file d’attente d’attraction en conditions réelles pour appréhender au mieux la satisfaction, les doutes ou les reproches des Visiteurs. Ce travail est complémentaire de celui mené par les équipes de Catherine, qui non seulement effectuent des enquêtes sur place auprès des Visiteurs mais aussi en ligne avant leur venue sur les Parcs. Les points positifs comme négatifs sont tout aussi importants les uns que les autres afin de faire progresser au mieux l’accueil et l’expérience.

29 ans de rêves

Chacun se remémore une anecdote particulièrement émouvante. Yves aborde la découverte de Star Tours, premier du nom, avec son fils, qui se croyait réellement dans l’espace, une vraie satisfaction pour l’Imagineer. Catherine quant à elle évoque le souvenir d’une soirée pour les Cast Members, où chaque division proposait un défilé ou un spectacle. Déguisée en papillote, elle fut reconnue malgré tout par sa fille, alors âgée de deux ans, dans les bras de sa nourrice. Elle nous présente par la suite son bureau situé au premier étage de City Hall, lui offrant une vue sur toutes les séquences d’entrée et de sortie des visiteurs ainsi que les grands moments qui rythment la journée du Parc Disneyland. Ainsi se termine cette visite emprunte de nostalgie mais pas l’émission.

29 ans de rêves

29 ans de rêves

Le deuxième temps fort de l’émission est un aperçu des nouveautés attendues au sein du Resort en 2021 et au-delà. Giona Prevete nous invite à aller découvrir le chantier de Avengers Campus, la première des trois grandes zones thématiques annoncées dans le cadre du plan de développement pluriannuel du parc. On retrouve l’Imagineer Beth Clapperton, en charge de cette extension. Néo-zélandaise d’origine, cette architecte de formation est Directrice artistique de Walt Disney Imagineering pour Disneyland Paris depuis 2010 mais a déjà travaillé pour le Resort de 1989 à 2007. Giona et Beth sont positionnés au niveau de la future entrée du land toujours en chantier. On peut ainsi apercevoir un joli panorama avec perspective. Les travaux à ce stade se concentrent principalement sur les intérieurs. La future attraction WEB SLINGERS: A Spider-Man Adventure se situe sur la droite. Lui fait face le futur restaurant Pym Test Kitchen. Au loin, on voit apparaître la structure de la future façade de l’attraction dédiée à Iron Man et certains Avengers, transformation de Rock ‘n’ Roller Coaster avec Aerosmith.

29 ans de rêves

 

Le premier point abordé est l’ouverture prochaine du Disney’s Hotel New York – The Art of Marvel. Un reportage nous est proposé. Rien de bien inédit n’est offert et il s’agit là simplement d’un rappel de tout ce qui nous attendra. Thomas Muller, Scénographe pour Walt Disney Imagineering Paris, nous présente de nouveau le concept de l’hôtel quatre étoiles, rendant hommage à la ville de New York, qui a vu naître les premiers super-héros Marvel et certains de leurs créateurs. C’est aussi pour certains de ces personnages leur lieu de prédilection pour leurs aventures tant dans les comics que sur grand écran. Thomas nous explique que l’hôtel accueillera une exposition exceptionnelle proposant pas moins de 350 œuvres d’art Marvel imaginées par 110 artistes issus de Marvel Comics et Marvel Studios. Parmi ces centaines de créations, une cinquantaine d’entre elles seront inédites, créées uniquement pour l’hôtel. Outre cet aspect artistique omniprésent, le lieu offrira un cadre contemporain, des services personnalisés et célèbrera la Grosse Pomme sous ses aspects culturels, esthétiques, architecturaux et mêmes sociaux, puisque l’énergie vibrante de la ville se retrouvera dans cet hôtel.

29 ans de rêves

 

Thomas évoque ensuite les dernières révélations officielles concernant l’hôtel en décembre 2020, et notamment le hall d’accueil. Aujourd’hui, les travaux ont considérablement avancé à ce niveau. Il souligne que les références à New York et l’univers Marvel seront omniprésentes au niveau de ce lobby : l’architecture très verticale, le design, le choix des matériaux, les couleurs sur les sols, les murs, les plafonds, les éléments décoratifs, le mobilier ou encore les luminaires. Tous les éléments ont été disposés à des places précises dans cet environnement résolument moderne et contemporain. Malheureusement, peu d’entre eux nous seront révélés, Disneyland Paris préférant encore garder la surprise, notamment les objets exposés dans les vitrines du lobby. Thomas nous présente ensuite Pilar Hamil, la directrice de l’hôtel, qui nous indique que le chantier en est au stade du peaufinement et qu’elle s’associe à l’enthousiasme de toutes ses équipes, qui se préparent à accueillir les premiers résidents. Elle insiste aussi sur le fait que les Cast Members de l’hôtel incarneront eux-mêmes l’esprit de ce qu’est l’art de Marvel. Ils ont pour cela été formés à Paris, avec l’appui des équipes Marvel aux États-Unis. Cet apprentissage a pris la forme d’un « escape game » qui leur permet de mémoriser tous les endroits de l’hôtel et d’acquérir des connaissances en histoire de l’art (pop art, street art, réalisme etc.).

Les costumes que les employés du Disney’s Hotel New York – The Art of Marvel nous sont ensuite révélés. Racés et modernes, ils présentent par petites touches des références à Marvel. Nous sont ensuite dévoilés les nametags exclusifs que porteront les Cast Members de cet hôtel. La parole est redonnée au concepteur-scénographe Thomas qui nous dévoile un infime aperçu du Sky Line Bar de l’hôtel. Il nous présente Frédéric Queinec, chef barman de l’établissement, qui nous dévoile l’un des mocktails qui sera présent à la carte, composé de nectars de kiwi et de banane et de jus de pomme, de purée de myrtilles et de spiruline alimentaire, et servi dans un verre à l’effigie des super-héros Marvel.

29 ans de rêves

De retour sur le chantier de Avengers Campus, Beth Clapperton revient sur tout ce que contiendra cette petite ville, sans forcément rentrer dans les détails. Elle souligne le sens du détail qui sera apporté au panorama mais aussi à tous les éléments pouvant être approchés par les visiteurs. Elle rappelle aussi que le land contrastera avec l’ancien, Backlot, puisqu’il sera davantage végétalisé et moins minéral, comme un design urbain moderne. Elle explique ensuite la trame générale de l’attraction WEB SLINGERS: A Spider-Man Adventure. Tony Stark a eu l’idée de créer des campus afin de recruter de jeunes ingénieurs prodiges pour créer de nouvelles technologies capables de défendre la planète. Peter Parker alias Spider-Man fait partie des recrues en herbe et développe des petites machines intelligentes et ultra-perfectionnées, les Spider-Bots. Hélas, ces robots vont présenter quelques défauts et semer un peu la zizanie. Les visiteurs de l’attraction auront pour mission d’aider Spider-Man à reprendre le contrôle sur ces petites bêtes avant qu’ils ne sèment le chaos dans la ville. Expérience familiale, l’attraction offrira une expérience très proche de celle du Tisseur de New-York, puisque le public pourra s’amuser à lancer des toiles et découvrir différentes choses dans cet univers. Beth rappelle aussi la participation de l’acteur Tom Holland, troisième interprète de l’Homme-Araignée au cinéma, pour les besoins de l’attraction (bien que celle-ci ne sera pas canon au Marvel Cinematic Universe). Beth nous révèle que la musique d’ambiance qui sera diffusée au niveau de la séquence d’entrée du land a été enregistrée à Londres par un orchestre de plus de 100 musiciens. Elle parle enfin de l’interconnection entre cette zone, celle déjà présente à Hong Kong Disneyland (sous le nom Stark Expo) et enfin celle qui s’apprête à ouvrir à Disney California Adventure. Le recrutement de futurs héros est une initiative globale et internationale de Tony Stark.

Avengers Campus at Disneyland Paris

Giona revient ensuite sur la nouvelle attraction Cars ROAD TRIP et il nous est alors confirmé que l’attraction familiale ouvrira ses portes en même temps que la réouverture du Parc Walt Disney Studios en 2021. Transformation de l’ancien parcours Studio Tram Tour : Behind the Magic, elle se base sur l’imaginaire de la Route 66 et la franchise célèbre de Pixar, Cars. Nous pouvons découvrir son enseigne ainsi qu’un nouvel aperçu de la future scène de « CARS-tastroph Canyon » avec un véhicule en mouvement. Les visiteurs seront accueillis par Sally, Cruz et d’autres personnages de la saga, qui leur feront découvrir les éléments un peu loufoques que l’on peut trouver le long de cette fameuse route 66.

La troisième partie de l’émission Disneyland Paris : Célébrons 29 Ans de Rêves se consacre au Divertissement. Nous retrouvons Giona à Fantasyland, qui s’entretient avec David Duffy, le nouveau vice-président Spectacles de la Destination, qui a travaillé durant 32 ans dans différents endroits de la compagnie, Walt Disney World ResortDisneyland ResortDisney Cruise Line et même Aulani, a Disney Resort & Spa. Il est en charge à Disneyland Paris de la production, de la création et du costuming des spectacles ainsi que des équipes opérationnelles. Giona lui présente ensuite plusieurs accessoires dénichés dans les coulisses des Parcs, chacun symbolisant un aspect de la carrière de David. La bouée tout d’abord fait évidemment référence à son travail pour Disney Cruise Line. L’objet suivant est une pioche et rappelle l’univers de Frontierland. David révèle alors avoir participé au spectacle Diamond Horseshoe Jamboree au Magic Kingdom en Floride, dans lequel il interprétait le rôle de Sam le Barman. Le troisième accessoire est une baguette et David évoque alors Cinderellabration, un spectacle joué devant le Cinderella Castle au Magic Kingdom et qu’il a dirigé. Le faux gâteau qui est présent nous ramène à l’instant présent de sa carrière, à savoir les 29 ans de Disneyland Paris. Le saxophone rappelle combien David est fan de comédies musicales et de Broadway. Il apprécie tout particulièrement le spectacle Hamilton.

29 ans de rêves

David Duffy explique ensuite que sa vision de l’Entertainment à Disneyland Paris est avant tout une abondance de richesses, de part l’héritage fort du Resort, les différentes propositions artistiques, et tous les grands lieux qui présentent des spectacles. Son but premier en tant que vice-président est de rassembler toutes les équipes et de relancer au plus vite l’activité de ce département toujours d’abord en temps de pandémie puis au-delà. Outre la relance des spectacles, il entrevoit un avenir radieux pour la Destination en terme de divertissements. Pour cela, l’ensemble des grands labels de la compagnie seront utilisés pour créer de nouvelles opportunités de divertissement : Disney, Pixar, Marvel ou encore Star Wars seront autant de licences déclinées dans différentes productions sur les cinq prochaines années. Lui et ses équipes préparent également activement la réouverture de Disneyland Paris en 2021 et David admet avoir beaucoup appris de ses équipes qui ont vécu la réouverture de 2020, ce qui n’a pas été le cas pour lui. Les rencontres transformées en Selfie Spots pour garantir es distances suffisantes entre Cast Members et Visiteurs ont été très appréciées et reviendront dès la réouverture.

De nouvelles expériences sont également annoncées pour la réouverture telles que des apparitions-surprises des personnages aux quatre coins des Parcs et de nouveaux lieux de Selfie Spots. L’un d’entre eux se situera au Videopolis Theatre et proposera d’approcher des personnages de Star Wars. D’autres concepts seront également mis en place au Parc Walt Disney Studios. En tout et pour tout, plus d’une cinquantaine de Personnages feront leur apparition dans la journée sur les Parcs. Mickey et ses Amis reprendront leurs habits du spectacle Le Rythme de la Jungle par exemple. Il est également prévu de faire ressortir Le Petit Train du Printemps de Minnie sur Main Street, U. S. A. avec Alice et ses Amis. Cruella s’offrira aussi quelques apparitions aux Studios. Les Princesses Disney feront elles aussi des sorties remarquées à Fantasyland.

Côté ambiance, d’autres moments magiques seront de retour et feront le bonheur des visiteurs du matin au soir. David Duffy a également annoncé une nouvelle chanson pour accompagner cette réouverture : si vous tendez bien l’oreille durant l’émission, vous reconnaîtrez peut-être l’air de « Brand New Day », chanson créée pour le 35e anniversaire de Tokyo Disney Resort, et reorchestrée et réécrite pour l’occasion. David Duffy nous a également révélé que d’anciens costumes et accessoires vestimentaires ont été ressortis des malles de Disneyland Paris et seront réutilisés pour des occasions spéciales et certains personnages dès la réouverture des Parcs. David conclue l’entretien en précisant à quel point il est honoré de faire partie de cette nouvelle équipe, forte d’un héritage de 29 années et que tous les Cast Members sont la clef de la réussite qu’ils soient là depuis toujours ou tout récemment.

Le reportage qui suit s’intéresse au travail des Disney VoluntEARS, ces Cast Members offrant de leur temps libre bénévolement, qui plus que jamais en 2020 et 2021, ont joué un rôle important dans l’effort de solidarité locale au niveau de la Seine-et-Marne et la région Île-de-France. Si les opérations d’animations dans les hôpitaux pédiatriques n’ont pas pu être menées ces derniers mois à cause de la pandémie, les équipes VoluntEARS emmenées par Eric Pires Augère, Chef de pôle Philanthropie, ont malgré tout apporté un peu de magie et de joie aux personnes qui en avaient besoin. Comme le rappelle Eric, cette démarche provient directement des rêves de Walt Disney, qui a créé un monde fait d’émotions et de joie où parents et enfants peuvent s’amuser ensemble. C’est justement cet esprit de générosité qui anime le pôle Philanthropie de Disneyland Paris. Les activités des VoluntEARS du Resort parisien ont démarré dès 1991 avec le programme « La Magie à l’Hôpital » basé sur des visite des Cast Members et des Personnages Disney auprès d’enfants soignés dans les hôpitaux. Des ateliers ludiques à thème apportent ainsi du bonheur à plus de 40 000 enfants dans pas moins de 500 centres hospitaliers depuis le début du programme. Au fil du temps, ces opérations se sont renforcées avec le programme « Vœux d’Enfants », qui a pour objectif de réaliser les rêves d’enfants atteints de lourdes pathologies. Les Disney VoluntEARS travaillent avec une quarantaine d’associations à travers l’Europe comme Make-A-Wish, Petit Prince, Rêve ou encore Arc-en-Ciel. A cela s’ajoutent les fameuses de journées de solidarité qui ont permis d’accueillir lors de journées ou séjours plus de 500 000 enfants depuis l’ouverture du Resort.

29 ans de rêves

Eric Pires Augère revient aussi sur le formidable effort fourni depuis 2020 par l’entreprise, à travers différentes opérations au service de la communauté et des personnes dans le besoin matériel. En douze mois, pas moins de 10 millions d’euros de produits alimentaires, d’articles de boutiques, de matériels ou de mobilier ont été redistribués. En guise de solution alternative aux visites en présentiel dans les hôpitaux, les Disney VoluntEARS réalisent depuis 2020 des vidéos pour les enfants qui proposent des tutoriels de dessin, des ateliers de gymnastique etc. Un autre projet est en gestation, à destination de l’Hôpital du Grand Est Francilien. En tout et pour tout, 1000 Disney VoluntEARs à Disneyland Paris s’impliquent à l’année sur des dizaines d’opérations. Plusieurs bénévoles témoignent face caméra sur leurs expériences récentes au sein de ce pôle. Sont citées par exemple les opérations de redistribution de denrées alimentaires à des associations, la distribution de fleurs aux communautés locales, de sacs de produits à des habitants sinistrés ou encore de gourmandises sucrées aux soignants des hôpitaux locaux.

La partie suivante de Disneyland Paris : Célébrons 29 Ans de Rêves s’intéresse aux prochaines nouveautés Merchandise de la Destination. Giona part à la rencontre d’Etienne Moisy, Chargé de Communication Merchandise. Plusieurs révélations sont faites durant son intervention. Tout d’abord, la collection de peluches Disney nuiMOs sera commercialisée dans les boutiques des Parcs. De plus, la collection « Disneyland Paris Rainbow« , très populaire auprès des visiteurs et rappelant la valeur d’inclusion qui anime Disney, va s’enrichir de plusieurs articles comme un mug ou un nouveau sweat-shirt Spirit Jersey « La Vie en Pride ».  Une nouvelle gamme de produits axés sur les snacks vendus dans les Parcs sera lancée également. Elle se composera entre autres de magnets, de vêtements et de Pin’s et mettra en avant des gourmandises incontournables de la Destination comme le cookie géant en forme de tête de Mickey, les sucettes colorées, les cupcakes à thèmes ou encore les seaux à pop-corn. Une autre collection vestimentaire créée spécialement par les designers de Disneyland Paris sera proposée bientôt. Son slogan est tout trouvé après cette période trouble : « Celebrate Every Moment ». Un sweat-shirt à l’effigie de Stitch dans un style crayonné sera vendu notamment. Enfin, pour terminer, les Cast Members pourront se procurer un sweat-shirt exclusif dans un style universitaire.

Le dernier temps fort de l’émission est un échange exceptionnel entre Natacha Rafalski, actuelle P-DG de Disneyland Paris, et Philippe Bourguignon, qui fut le deuxième patron de l’histoire de Disneyland Paris, de 1993 à 1997. La patronne du Resort introduit d’abord cet échange par un témoignage. Lors de son retour en France, Philippe Bourguignon fut l’une des personnes à avoir contacté Natacha Rafalski pour lui exprimer sa gentillesse et son soutien, suite à sa nouvelle position. Philippe souligne d’abord à quel point ses années Disney comptent encore aujourd’hui comme les meilleures de sa carrière. Natacha ajoute ensuite que Disneyland Paris bénéficie depuis plusieurs années d’un grand plan de transformation à tous les niveaux et compare cette période à celle qu’a vécu Philippe dans les années où il a dirigé l’entreprise. L’ancien président a compris à quel point le concept de nouveauté était fondamental pour que la destination puisse encore et toujours accueillir des Visiteurs, le point culminant de son programme étant Space Mountain : De la Terre à la Lune. Philippe souligne le travail réalisé durant plusieurs années pour faire vivre le patrimoine français à travers l’offre du Parc Disneyland. L’inspiration des univers de Jules Verne fut l’un des vecteurs de cette époque, une manière d’adapter le produit Disney aux populations locales. Pour parvenir à ses fins, Philippe Bourguignon et ses équipes ont surtout amélioré la perception du public et des observateurs vis-à-vis de la marque. Il s’agissait, certes, d’avoir des approches plus européennes puisque les racines de beaucoup de films d’animation Disney se trouvent sur le Vieux Continent, mais aussi de faire venir davantage de vedettes françaises, italiennes ou britanniques très populaires dans leur pays, pour promouvoir la Destination.

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Un autre point abordé est la culture gastronomique. Philippe confie alors une jolie anecdote qui se déroule avant un dîner avec Jacques Chirac (maire de Paris jusqu’en 1995 puis Président de la République en 1995) et Michael Eisner, qui était président de The Walt Disney Company. Philippe a alors soufflé l’idée à Chirac de glisser pendant le dîner qu’il faudrait du vin aux cartes des restaurants des Parcs. Et Jacques Chirac s’est exécuté : Michael Eisner a répondu positivement à ce souhait formulé par de nombreux visiteurs à l’époque. Un autre point fut la manière des Cast Members de s’adapter aux visiteurs. Si le jargon professionnel interne était assez strict, entreprise américain oblige, celui qui permettait aux Cast Members d’entrer en interaction avec les visiteurs était plus diversifié. La direction laissait plus de libertés à ses employés pour s’exprimer avec les visiteurs et mieux les comprendre. Philippe Bourguignon se rémémore ensuite ses souvenirs les plus importants au sein de l’entreprise :

  • l’arrivée des premiers bulldozers sur le site du chantier, après des années d’études du projet,
  • le jour de l’ouverture officielle le 12 avril 1992, où il était à la fois ému et très exténué,
  • le jour du premier anniversaire, où il venait de prendre ses fonctions de président,
  • l’inauguration de Space Mountain : De la Terre à la Lune en 1995,
  • le jour où Frank Wells, directeur des opérations de The Walt Disney Company à l’époque et grand mentor pour Philippe, lui a annoncé qu’il allait devenir président de la Destination.

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Philippe Bourguignon parle aussi de la création d’un petit « think tank » il y a 17 ans, une façon d’observer le monde en publiant chaque mois une note d’une page sur la situation un peu partout (le « Barometer »). Puis vient l’étape du « Summit of Minds ». Les dernières observations des économistes depuis début 2020 et donc la crise sanitaire montrent que les dix prochaines années seront signe de relance économique, à l’image des « Roaring Twenties » (les années 1920), une explosion dans le domaine culturel, du divertissement, du loisir, du travail et de l’économie.

L’émission se termine sur une déclaration de Natacha Rafalski sur Central Plaza, face au (Le)  Château de la Belle au Bois Dormant en cours de rénovation. Elle rappelle le travail formidable fourni par des ouvriers français dont le savoir-faire n’est plus à démontrer, qui comme n’importe quel monument du patrimoine français, restaurent avec engouement et rigueur l’emblème du Parc Disneyland. Natacha se félicite de la collaboration menée avec des entreprises franciliennes sur ce projet et tout ce qu’elles apportent en terme de savoir-faire basé sur le patrimoine. L’héritage du Resort parisien mais aussi l’enthousiasme de tous sont la clef du succès de la profonde mutation opérée depuis maintenant plusieurs années. Giona et elle concluent l’émission en souhaitant un joyeux anniversaire à tous les spectateurs. Entre les différentes séquences de l’émission, les Ambassadeurs des Destinations Disney dans le monde souhaitent également un merveilleux anniversaire à Disneyland Paris.

29 ans de rêves

Disneyland Paris : Célébrons 29 Ans de Rêves tient ses promesses dans son intitulé. La nostalgie est omniprésente quitte à même remuer quelquesfois le couteau dans la plaie quand on déplore l’absence aujourd’hui de certaines expériences et prestations des années 1990. Cette amertume se ressent aussi par moments dans les échanges avec Philippe Bourguignon (et notamment quand il évoque le Discoveryland d’antan), témoin vivant d’une période où beaucoup de choses étaient possibles et où il fallait aller de l’avant malgré la première crise financière subie par Euro Disney. Un point en commun entre cette époque et celle de 2021, également malmenée par la crise sanitaire, est sans aucun doute le désir des équipes du Resort à vouloir se relever et embrasser l’avenir, même si les offres restent particulièrement différentes entre presque trois décennies d’écart. Malgré cela, l’émission, réalisée globalement avec élégance par Robin Loué, est un véritable coup de boost pour les Cast Members, dont la plupart sont privés de travail depuis octobre 2020 et du vrai baume au cœur pour les visiteurs privés de leur lieu de loisirs favori depuis plusieurs mois.

29 ans de rêves

C’est donc un joli produit qui a été offert à tous en ce jour de 29e anniversaire de Disneyland Paris. Certes avare en annonces fortes pour l’avenir (mais il ne s’agit là que d’un 29e anniversaire et le contexte pandémique offre peu de visibilité sur l’avenir), à seulement une année des 30 ans dont le contenu reste très incertain à ce stade, il n’en reste pas moins un bon moment à passer devant son écran et une source de bonheur et d’espérance pour le futur. Le programme permet à travers un flots de reportages de passer en revue l’actualité présente et les grands axes du futur proche de la première destination touristique européenne. Les interventions des Imagineers, de certains Cast Members et du deuxième P-DG de la Destination sont appréciables et l’animation menée avec bonhomie et passion par Giona Prevete amène un cachet supplémentaire au programme, tant l’Ambassadeur est apprécié des fans. Au final, c’est une très belle célébration virtuelle qui fait suite à d’autres excellents contenus digitaux qui ont été produits pour des anniversaires comme On N’a Pas Tous les Jours 20 Ans ! en 2012 ou La Grande Célébration des 25 ans de Disneyland Paris en 2017.

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